Ils me font de l’oeil …

La rentrée littéraire de janvier est arrivée !

Je me joins à vous pour vous communiquer la liste de mes envies. Elle grossit à chaque fois que je reviens toucher à ce billet ! Halte me crie mon porte-monnaie 😉 Je remercie mes deux partenaires qui m’ont gâtés récemment et qui font que je vais pouvoir participer à cette rentrée sans faire rougir mon banquier ….

◊  Les livres que j’achèterais les yeux fermés pour leurs auteurs 

Les trois premiers à égalité ! Mon chouchou Kem Nunn, dont je vous bassine à chaque questionnaire depuis l’ouverture de mon blog revient enfin par chez nous !  Et si vous avez encore des doutes, Jim Harrison le résume très bien : « Kem Nunn est le digne héritier de James M. Cain et de Raymond Chandler. Je ne pense pas qu’il puisse exister un autre écrivain avec le sens du mal aussi chevillé au corps. » – Parution le 12 janvier aux éditions Sonatine.

Et puis le plaisir, non l’excitation à son comble de retrouver une nouvelle fois l’écriture sans faille d’Arnaldur Indriðason – mais attention : pas d’Erlendur cette fois-ci. Mais une trilogie à la place qui se passe à l’été 1941 dans une petite ville islandais qui grouille de soldats. On retrouve ici l’auteur islandais et son obsession sur l’occupation de son pays 😉 Trop trop hâte de le lire et de partager ma chronique ici ! Et les éditions Métailié assurent puisqu’il paraitra le 2 février !

Ceux et celles qui lisent mon blog savent que j’aime Joan Didion même si ses romans autobiographiques abordent des sujets graves, je ne peux que me réjouir en apprenant que les éditions Grasset ont décidé de publier à nouveau ce roman qui met en scène deux femmes aux proies avec la vie et la mort, près de quarante ans après sa publication. Parution le 1er mars.

Enfin, Louise ErdrichLe Livre de Poche publie ici son deuxième recueil de nouvelles et comme j’aime beaucoup ce genre et à ce petit prix …. Allez-vous résister ? Moi probablement pas.

◊  Les découvertes qui me tentent fortement

Je n’ai jamais lu ces auteurs et pourtant leurs romans me tentent fortement 😉

Le roman de Michael Collins, Des souvenirs américains, dont j’ai lu l’interview dans Transfuge, publié chez Christian Bourgois. Dans l’Amérique en crise sociale, morale et économique de 2008, Michael Collins tisse avec empathie et virtuosité les liens qui unissent Norman Price, à Chicago, et Nate Feldman, au Canada. Deux familles qui apprendront à se connaître intimement sans jamais n’avoir rien su de leur passé commun.

Une bobine de fil bleu  d’Anne Tyler chez Phébus : Ils se croyaient uniques : c’était peut-être la preuve supplémentaire que les Whitshank étaient une famille comme les autres. Portrait des Whitshank, et de leur si jolie maison de Baltimore, Une bobine de fil bleu détricote sur plusieurs générations l’histoire d’une famille bien trop heureuse pour être vraie. Et qu’il s’agisse de débusquer les politesses, de chasser les faux-semblants ou de dire l’amour, la plume drôle et méticuleuse d’Anne Tyler ne laisse rien au hasard.

Et Nick Hornby d’ajouter : « mon auteure préférée et la romancière la plus juste et la plus adroite du monde« .

Et encore plein d’autres à découvrir chez leurs éditeurs : Les Bienheureux chez Fleuve Éditions, un roman allemand très prometteur.

Volia Volnaïa  de Victor Remizov aux éditions Belfond, parution le 12 janvier. Bon, je ne peux pas m’empêcher de vous copier coller ça : Un roman russe fulgurant, une plongée dans l’immensité sibérienne, qui conte l’éternel affrontement entre désir de liberté et asservissement au pouvoir. Porté par une seule devise, Volia volnaïa, « Libre liberté », une très forte quête identitaire, avec, en toile de fond, le tableau contrasté de la Russie d’aujourd’hui, tiraillée entre tradition et modernité.

L’affaire Rosenblatt  de Joël Haroche, publié chez Grasset : Début des années soixante : les Rosenblatt ont posé leurs valises au Texas. Juifs au milieu de la plus importante population évangélique du pays ; russes d’origine à une époque où l’on se prépare à vitrifier les « ruskoffs » ; gauchistes dix ans après que les époux Rosenberg ont grillé sur la chaise. Début 1963, les Rosenblatt se lient à un jeune couple encore plus paria qu’eux : lui est un Marines dyslexique en rupture de ban, elle une fragile exilée d’URSS.
Comment imaginer, à suivre leurs innocentes parties de campagne, que bientôt va se produire une déflagration promettant enfin la célébrité à ce petit monde de paumés ? Parution le 15 février.

 

 

◊    Polars, thrillers … pour ne pas fermer les yeux trop vite !

Métailié m’a fortement intrigué avec le personnage de Nathan Lucius et puis un romancier sud-africain, je n’en lis pas souvent ! J’ai donc hâte de me plonger dans ce roman dont la parution est prévue le 26 janvier et voir qui se cache devant cet homme à qui on fait une drôle de proposition.

Nathan Lucius est un jeune homme ordinaire. Il dort avec la lumière allumée. Il collectionne les vieilles photos anonymes. Il vend des encarts publicitaires dans un journal. Il s’entend plutôt bien avec sa chef. Parfois ils vont boire des bières. Il a une amie plus âgée, Madge, une antiquaire un peu fantasque. Il aime que chaque jour ressemble exactement à la veille. Il déteste les souvenirs. Un type banal. Parfois, il ne se souvient plus de rien. Il est un peu confus.

Les éditions Sonatine frappent fort en cette rentrée littéraire, avec mon chouchou Kem Nunn mais en publiant deux autres romans très alléchants : Je vous aimais terriblement de Jeremy Gavron, n’est pas un polar à proprement parler mais l’enquête d’un fils pour découvrir qui se cachait derrière cette mère dont il apprend tardivement qu’elle s’est suicidée brutalement à l’âge de 29 ans en laissant derrière elle ce mot « Dites aux enfants que je les aimais, terriblement ».  Je suis très tentée et puis l’avis d’Ali Smith pèse aussi dans la balance : « J’ai été envoûtée par les mémoires extraordinaires que Jeremy Gavron a écrites sur sa mère… » Parution le 16 février.

Et  Cet été-là  de Lee Martin – sélectionné pour le Prix Pulitzer, l’éditeur m’a eu « avec ce magnifique roman polyphonique, littéralement habité par le désir et la perte, Lee Martin nous entraîne dans la résolution d’un crime à travers une exploration profonde et déchirante de la nature humaine« . Le crime, c’est la disparition inexpliquée de la petite Katie, âgée de 9 ans, partie à la bibliothèque mais jamais revenue. La petite ville d’Indiana en a été bouleversée – trente ans ont passé lorsque les langues commencent à se délier ….   Oh trop envie de le lire aussi 😉  Il parait le 9 février.

Le 2 février sort Un ange brûle aux éditions Belfond. Tawni O’Dell – je ne connais pas, mais l’histoire elle m’intrigue : alors qu’un homme sort de prison après 35 ans, une adolescente promise à un brillant avenir est brutalement assassinée. Le shérif de cette petite ville minière de Pennsylvanie est bouleversé par la mort de cette jeune femme promise à un avenir brillant. « Un roman sombre et tendre, qui brosse le portrait d’une certaine Amérique figée dans le temps et la rouille, où derrière le calme de façade bout une violence née de la misère. »

 

Le 12 janvier sort aux éditions Seuil le polar Duel de faussaires.

Cela commence brutalement : « On ne retrouva jamais ses mains. »Adam Diehl, collectionneur de livres rares, a été agressé et mutilé dans sa maison de bord de plage à Long Island. Il mourra des suites de ses blessures sans avoir repris connaissance.On est en droit de se demander : pourquoi les mains ? Le narrateur, son ami et beau-frère, est conscient du symbole : faussaire de grand talent, il s’est fait pincer il y a quelques mois. Les mains, c’est tout pour qui veut imiter à la perfection l’écriture de William Faulkner. Ou reconstituer à partir de quelques faits avérés une correspondance de Conan Doyle inexistante…

Et enfin, un roman vu sur un blog (celui d’Eva ? de Tasha ?) de Mechtild Borrman, Rompre le silence, qui parait en Livre de Poche le 4 janvier.

En 1997, Robert Lubisch vide la villa familiale à la suite du décès de son père, un riche industriel qui a fait fortune dans les années d’après-guerre. Parmi ses papiers, il trouve une carte d’identité SS au nom d’un inconnu et la photographie d’une très belle femme. Quel est le rapport avec son père ? Lui, l’homme si parfait, si lisse, avait-il des secrets à cacher ?
Sans clichés ni leçons d’histoire, un polar passionnant sur l’influence et les dégâts du national-socialisme sur un groupe de jeunes adultes pris dans la tourmente de l’Histoire.

Voilà, 15 romans  de plus qui viennent titiller mon petit cœur !

18 thoughts on “Ils me font de l’oeil …

  1. Ouhlà! Sur ce coup là, à part un SP déjà lu, pas de SP(soit pas envie, soit pas de propositions) donc j’attends les arrivages de la bibli (c’est galère, les librairies, par chez moi), avec Tanguy Viel, Pennac par curiosité (les Malaussène, le retour) , bref on verra. Je deviens très prudente! ^_^

    1. Prudente ? tu as peur de quoi ?
      pour la bibli, je repère beaucoup de nouveautés et je réserve ou pas (genre là je suis en dixième position…) donc parfois je préfère « oublier » le livre !

  2. Moi aussi je vais lire le nouvel Arnaldur (en espérant ne pas être une nouvelle fois déçue!) et « Cet été-là »
    Je ne connais pas du tout Kem Nunn, mais cette nouvelle sortie chez Sonatine pourrait être l’occasion de découvrir cet auteur… merci d’attirer mon attention sur l’autre Sonatine « Je vous aimais terriblement » ainsi que sur « L’affaire Rosenblatt » deux romans dont je n’avais pas entendu parler, et qui du coup me tentent beaucoup.
    et je pense que tu avais vu « Rompre le silence » sur mon blog (à moins que Tasha ne l’ait chroniqué aussi?) j’avais bien aimé mais beaucoup moins que « Le violoniste » à mes yeux le meilleur de l’auteur!

    1. Déçue ? je ne le suis jamais avec mon chouchou islandais 😉
      Pour Kem Nunn, j’ai lu tous ses romans – mon préféré est Tijuana Straits mais ma sœur préfère Surf Kid. J’adore son style – il commence à se faire vieux et n’a pas publié depuis longtemps aussi j’espère ne pas être déçue !
      Pour les deux autres que tu as découvert, oui je suis très tentée ! je passe trop de temps sur le site des éditeurs !
      sinon, oui c’est bien chez toi que j’ai vu l’article sur Rompre le silence, je me souviens que tu disais avoir préféré « le violoniste ». Donc, je commence par l’autre ? merci de la découverte !

  3. J’ai super envie de lire « Cet été-là » chez Sonatine, et Rompre le Silence pourrait être pas mal je pense !
    Jolie sélection encore, je découvre plein de titres que je n’avais vu nulle part !

  4. Je te trouve bien sage… Aucun Gallmeister? Aucun Albin Michel? Dis donc…
    Bien évidemment, le Louise Erdrich et le Joan Didion et le Anne Tyler me feront assurément de l’oeil.
    Déjà noté « Cet été-là » de Lee Martin. Le Tawni O’Dell me tente. À moins de le recevoir en sp, je vais d’abord lire les deux romans de ma pal. Enfin, une rentrée peinarde (si on compare à celle d’août).
    Je crains cependant que la lecture de certains de tes billets me fera craquer. Ce ne sera pas la première fois, hein!

    1. Gallmeister si mais j’avais déjà prévu d’acheter Le Glenn Swarthout depuis longtemps et un Neonoir. Et j’en ai 3 dans ma PAL.
      Pour Albin Michel après cinq mails j’abandonne. Aucune réponse même pour répondre poliment non. Pourtant j’adore la collection Terres d’Amérique. Donc résolution 2017 : j’arrête de rêver et je me suis désabonnée de leurs site et réseaux sociaux. Un sevrage difficile mais nécessaire ! Je les trouve en occasion à 3,50€ de temps en temps.
      Sinon je vais aller voir ton billet ! Mais d’abord boulot il fait hyper froid ici depuis déjà dix jours !

  5. Non mais c’est pas un peu fini d’allonger ma « Liste à lire » ?? LOL que d’inspiration et d’envies dans tous ces bouquins !! J’avais évidemment noté Indridason mais aussi « Cet été-là »…

  6. Mr K a lu « Chance » (la chronique arrive tout bientôt) et il l’a aimé, sans plus. De mon côté, je n’ai jamais lu cet auteur et je ne veux pas casser ton enthousiasme ^^ J’espère qu’il te plaira !

  7. Ah et je rajoute aussi après avoir lu les commentaires précédents que chez Albin Michel, ils ont (encore) changé de chargée de relation presse et la dernière est beaucoup moins réactive c’est clair… Je peux comprendre la lassitude. Mais note quand même « Les Animaux » de Christian Kiefer qui vient de sortir dans la collec’ Terres d’Amérique. Une pure lecture que tu aimeras ! La chro a été mise en ligne chez nous hier, il est sorti lundi. Si tu tombes dessus…

    1. J’ai écrit directement à l’ancienne chargée de relation de presse puis sur leur page FB et il y a fort longtemps à une autre adresse et jamais reçu une seule réponse, même négative .. je suis déçue car j’achète presque tous leurs romans de la collection Terre d’Amérique – je serais une très bonne PR !!!!
      Pour les animaux, je l’avais repéré avant et j’ai passé commande du livre mais la version originale américaine 😉 je viens de voir le billet de Mr K : très bon signe !
      bonne rentrée littéraire !

  8. Bon alors je note les romans allemands, le russe, l’islandais, un Sonatine… Stop ! Mais quelle idée j’ai eu de passer faire un rattrapage dans le pire blog à tentations qui soit ! 🙂

    1. désolée …. mais cette rentrée a été particulièrement bonne cette année ! et puis je suis contente de trouver quelqu’un qui a les mêmes goûts que moi !

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