Une pause BD, ça vous tente ?

J’ai parfois des titres en tête et parfois je cherche un peu au hasard, je suis donc repartie de la BM avec plusieurs bande-dessinées et un roman graphique sous le bras.

  1. Anarchie et biactol, mes années lycée de Leslie Plée

anarchie-et-biactol-mes-annees-lyceeIl s’agit de ma troisième rencontre avec Leslie Plée. Aussi en voyant cette bande-dessinée qui raconte son adolescence, je n’ai pas trop hésité. Leslie se penche sur son adolescence, les premiers émois amoureux, les questionnements sur l’avenir. Chacun peut se reconnaître : on a tous connu cette période incertaine de notre vie. Ici son personnage se trouve une sorte de mentor, une fille qui sèche les cours, bois et teste pas mal de drogues. Elle la suit dans son délire avant que ses vrais amis ne lui demandent ce qui lui arrive. Elle rêve d’être la fille « cool » du lycée et fantasme sur un garçon qui s’en fiche.

Je dois avouer que j’ai presque totalement oublié cette lecture. Avais-je l’esprit ailleurs ? Sans doute et j’avoue que je n’ai pas trouvé ça très passionnant. L’humour n’était pas non plus au rendez-vous. J’ai chez moi ‘ »Vivre gros et vieux : les clés du succès » que j’aime beaucoup et j’ai bien aimé ma dernière lecture, « L’effet kiss pas cool » sur les angoisses.

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Mon avis :

Éditions Tapas BD Delcourt, 80 pages, 2014

       2. J’aurais adoré être ethnologue de Margaux Motin

jaurais-adore-etre-ethnologue-motinUne découverte que cette dessinatrice et un bon moment passé en sa compagnie. Comme Leslie, elle y raconte sa vie et son parcours : la création d’un blog puis un première édition et sa vie de femme, de jeune maman. J’ai aimé son côté foutoir, la mère pas trop angoissée, qui hurle de joie en partant en week-end sans sa fille, qui fantasme d’être Pocahontas ou Catwoman (mes deux préférées !), qui s’habille comme un sac un jour et une Parisienne ultra branchée le lendemain. Bref, une fille de son temps. J’aime aussi son coup de crayon, très différent. J’aime la simplicité de ses planches, peu de dessin – elle va droit à l’essentiel.

Une bande-dessinée sans surprise, de son temps mais au final très agréable à lire avec quelques moments de franche rigolade.

Depuis, elle a publié de nombreux ouvrages que je vais guetter !

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Mon avis :

Éditions Marabout, 135 pages, 2009

      3. Jérusalem : portrait de famille de Boaz Yakin

jerusalem-portrait-de-familleChangement total de sujet avec ce roman graphique très sombre. J’avoue que je me sentis seule puis j’ai lu les critiques sur Babelio et j’ai été rassurée de voir que cette lecture avait déçu bon nombre de lecteurs, pourtant habitués à mieux avec les éditions Casterman.

J’avais envie d’en apprendre plus sur la naissance d’Israël à travers ce roman graphique inspiré des souvenirs familiaux de Boaz Yakin, sous le coup de crayon de Nick Bertozzi.  L’histoire se déroule entre 1945 et 1948, à cette époque, la Palestine est sous mandat anglais. Depuis l’effondrement de l’empire Ottoman, les nations européennes se sont réparties les pays de cette région (la France a la Syrie et le Liban).

La Palestine est alors un pays déjà divisé : les Juifs (du Moyen-Orient, d’Europe et de Russie) et la population arabe se disputent violemment ce petit bout de terre qui abrite la ville sacrée de Jérusalem. C’est là que vit la famille Halaby. Une famille juive elle-même divisée : la mère couve ses fils et en particulier l’un d’eux, ignorant que celui-ci fait partie d’un mouvement radical à l’origine de plusieurs attentats contre les Anglais, un autre de ses fils est parti combattre en Europe et a eu le malheur de ramener dans ses bagages une épouse italienne au grand dam de sa mère. L’autre frère (ils sont 4) fait partie du mouvement communiste qui regroupe à l’époque juifs et arabes mais les attentats contre les Anglais se multiplient comme les mouvements sionistes qui prennent de l’ampleur et exigent la création d’Israël. La population arabe voit ainsi des villages pris d’assaut pour y installer les premières colonies juives. La tension monte … Le dernier frère, le plus jeune, voit sa famille éclater de toutes parts.

jerusalem-planche-aMon souci ? Boaz Yakin a cru que tout lecteur européen connaissait parfaitement le Moyen-Orient et l’histoire du protectorat britannique, or c’est faux. Ainsi, le scénariste nous plonge dans l’histoire sans nous fournir de repères historiques ou géographiques, à part une courte introduction. En second lieu, les personnages sont nombreux et si l’on finit par reconnaître chaque frère, on met du temps à saisir pour quels groupuscules ils agissent.

Pour en revenir au roman, la plupart des personnages sont détestables et trop caricaturés (la mère) et je ne me suis attachée à aucun.  Le récit reste aussi confus. Moi qui aime découvrir l’histoire d’un pays à travers un roman graphique, celui-ci aura été une déception. Abandon au 3/4.

Mon avis :

Éditions Casterman, environ 400 pages, 2013

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