Miscellanées

  1. Sorties littéraires bédéthèques

C’est vraiment grâce à ce blog et en découvrant les vôtres que j’ai retrouvé le chemin vers les bande-dessinées (et romans graphiques). Je ne suis toujours pas une lectrice assidue mais je me fais plaisir avec une moyenne de 6-8 BD par mois.

Et me voilà à regarder les sorties ! Une première mais je ne pouvais reste indifférentes à ces bande-dessinées, maintenant qu’elles sont toutes sorties, je n’ai plus qu’à les attendre sagement. Je n’achète pas de BD vu déjà que je n’ai pas de place pour tous mes livres 😉

  • Pénélope Bagieu  qui signe ici (tome 1) un hommage à toutes les femmes qui ont à une époque, oser braver les interdits et mener leur vie comme elles l’entendaient. Dans ce tome, on retrouve la première femme, une nageuse australienne, ayant invité le maillot de bain (1907) !
  • Riad Sattouf  nous retrouve une troisième fois, en ciblant cette fois-ci les années 1985 à 1987. Je n’irai pas acheter la bande-dessinée, mais les deux premiers tomes m’avaient interpellé et j’envie de lire la suite et voir si le dessinateur a évolué dans son regard ou s’il maintient le même cap.
  • Guy Delisle  est un auteur que j’adore. Je l’ai découvert avec Les chroniques birmanes et Pyongyang et j’ai hâte de découvrir ici son talent mis à l’honneur pour raconter l’histoire vraie de Christophe André, un responsable d’une ONG enlevé en 1997 et détenu pendant 111 jours.

 

2.  Réouverture de la médiathèque La Manufacture à Nantes

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Parfois il en faut peu pour être heureux. La Manufacture était la bibliothèque de mon quartier où j’ai grandi enfant. Puis j’ai fréquenté une médiathèque plus grande quand je suis devenue lycéenne (et où je continue d’aller régulièrement). Je n’étais donc pas allée là depuis des années.

Mais lorsqu’il y a deux ans, j’ai commencé à fréquenter de manière régulière le réseau BM que j’ai réalisé que des ouvrages que je cherchais reposaient à la Manufacture. Reposaient, car celle-ci en travaux – avait décidé de garder ses ouvrages au chaud. Impossible de les emprunter. Je les savais là. Prisonniers.

thumb_img_6363_1024Puis j’ai vu avec plaisir qu’elle allait enfin ouvrir ses portes à la rentrée. La date était notée au rouge dans mon agenda. Le 2 septembre. C’est finalement le 3 septembre, à l’heure d’ouverture que je me suis présentée à l’entrée. J’ai d’abord été rendre d’autres emprunts (on peut rendre ses livres dans n’importe quelle bibliothèque ou médiathèque ou école du réseau) et j’ai adoré voir le sourire géant qui se dessinait sur le visage de la jeune bibliothécaire, ravie de retrouver son job.

Je suis partie à la découverte des lieux et j’ai pris plusieurs photos. Je ne connais pas toutes les bibliothèques du réseau, mais je pense qu’il s’agit ici d’une des plus petites. Il n’empêche que j’ai trouvé des pépites en bandes-annonces et même si leurs rayons romans m’ont paru pauvres au premier regard (ils occupent la moitié d’une seule pièce), les étagère sont remplies de très très bons livres ! Je n’ai cessé de repérer des livres que je cherchais depuis longtemps ou des auteurs que je croyais être seule à connaître. Bref, encore un lieu plein de tentations……

Enfin, sachez qu’à l’étage, la ville de Nantes a soutenu le projet d’ouvrir un espace entièrement dédié à la bande-dessinée. Je n’avais pas le temps de le visiter (il y a un droit d’entrée) ce jour-là, mais je compte bien y faire un tour et si possible vous faire un mini reportage (en novembre, pendant mes vacances).

      4. Abandons …

Je parle rarement d’abandons sur le blog, car cela m’arrive tout simplement assez rarement. Mais après avoir enchainé plusieurs déceptions, il était temps d’en parler un peu.

tango-parano-le-correEn premier lieu, un des polars sélectionnés pour le challenge Points – Tango Parano d’Hervé Le Corre. j’avoue que leur sélection m’a, pour l’instant déçue – ma seule bonne surprise fut le roman Loups blessés. Je n’ai pas du tout accroché aux autres polars. Dans leur cas, c’était l’histoire que je trouvais prévisible ou les personnages trop caricaturaux. Mais je les ai tous lus, en entier. Consciencieusement. Sauf pour celui-ci. Impossible de passer la page 30.

Je n’accroche absolument pas au style, « Une écriture minutieuse et flamboyante. » selon le Magazine littéraire.

Soit, j’aime bien quand un personnage a de la gouaille mais là,  c’en est de trop et surtout c’est tout le roman qui est écrit ainsi. C’est long et long et toujours la même figure de style qui alourdit la lecture. L’auteur pourrait décrire les autres personnages ou les autres évènements plus simplement, mais non. Un style meringué qui enveloppe tout le roman . Moi, je n’aime pas la meringue, ni la barbe à papa (bref le sucre). Je fais une overdose de ces figures de style, soi-disant sympathiques. Je ne suis absolument pas sensible à cette prose. La preuve, j’aime Kent Haruf et Arnaldur Indridason !

En regardant sur le net, je découvre que c’est justement cela que les lecteurs aiment. Zut. En lisant, je me suis dit que ça devait ressembler un peu à du San Antonio et bingo ! Sur un site, un internaute, D.Grimaldi-Guerrini décrit ainsi le style de l’auteur : « La langue et le style de Tango Parano sont impayables ; il faut imaginer un compromis entre San Antonio et le Grand Siècle : registre plus que soigné, style fleuri, périphrases à gogo, syntaxe qui aligne sans broncher incises et subordonnées à rallonges. Une vraie performance. Bref on s’amuse beaucoup à lire les propos de Vallès cet ex policier bien mal en point «mannequin chez crashtest» et «sa tchatche de marquis de mes deux» comme dit la belle Edmonde dont le physique affriolant contraste avec le langage de charretier. »

Comme quoi, il faut de tout ! Je déteste et lui adore. Tant mieux pour l’auteur qui a donc ses aficionados.

Je me rends compte à quel point le style m’importe – ajoutons que je n’accroche pas du tout au personnage principal, Vallès, et encore moins à ses idées ou ses problèmes de trique occasionnels. Je suis totalement indifférente à ces soucis – l’homme a perdu de manière violente sa femme et son enfant et depuis enchaine les séjours en hôpital psy – ajoutez-y un développement anormal de la libido. Et vu que je me fiche comme de l’An II de savoir si cette mission secrète est une mission suicide, je décide de m’arrêter là.

Une amie prodigieuseAutre abandon de taille : L’amie prodigieuse  d’Elena Ferrante. Je l’avais emporté avec moi au Québec. Et Marie-Claude m’a vu souffrir pendant cinq jours avant de crier stop ! Attention, ici – aucun problème avec l’écriture ou le style de la romancière italienne. Elle écrit très bien. Je n’ai tout simplement pas du tout aimé les sentiments qui animent les deux jeunes amies, en particulier l’une d’entre elle, dont j’ai très rapidement oublié le prénom. Celle qui est méchante. J’entendais tant parler de l’amitié entre ces deux filles que ma surprise fut de taille en découvrant toutes les crasses inimaginables qu’elles se font pendant toutes ces années, la jalousie, l’envie qui les dévorent. Ainsi lorsque l’un réussit mieux à l’école, sa supposée « meilleure amie » (qui au passage ne lui pas adressé la parole pendant toute l’année scolaire) est incapable de la féliciter et lui lâche une petite phrase assassine.

Suis-je bête, mais est-ce la définition de l’amitié ? Les filles se jalousent, se comparent sans cesse. Leur relation est toxique. D’ailleurs, l’autre est perpétuellement malheureuse de cette situation. Une amitié prodigieuse qui vous laisse dans cet état continuel de frustration ? Quel est le but ? J’ai lu à voix haute des extraits à Marie-Claude qui illustraient mes propos, car je rageais. J’aimais pourtant découvrir l’Italie de ces années-là mais le côté « drama » des Italiens m’a très vite saoulé – comme l’histoire de cette veuve avec ces 5 enfants qui met la main sur un voisin marié qui l’a aidé – les deux épouses se crêpent le chignon dans cette cour où tout se sait, tout s’entend. Un côté comedia del arte qui chez moi me refroidissent.

Constat amer : je ne suis pas du tout attirée par les pays latins, je rêve de pays scandinaves et je comprends mieux pourquoi je ne suis jamais allée en Italie. Ces scènes de rupture grandiloquentes me fatiguent, les cris, les pleurs .. Ils aiment se faire mal et souffrir. Comme l’héroïne qui continue de chercher l’approbation de sa supposée amie. D’ailleurs, leur première rencontre illustre parfaitement tout le reste de leur relation : elle jette la poupée de l’autre dans le caniveau. J’ai laissé le livre au Québec.

Avant, j’avais de véritables scrupules à abandonner une lecture. Maintenant, j’ai appris à ne plus me forcer. Ces livres ont au final beaucoup de succès et n’ont donc pas besoin de mon aval pour faire leur petit bonhomme de chemin. J’ai aussi beaucoup de livres dans ma PàL (si l’un de vous ne le sait pas encore…) qui m’attendent et mon temps est imparti 😉

22 thoughts on “Miscellanées

  1. Ouah, un nouveau Delisle!
    J’ai aussi des abandons… Pour L’amie prodigieuse, je l’ai emprunté, démarré deux trois pages, et préféré attendre un autre moment. On en a trop parlé? Je ne sais pas. Bref je n’avais pas envie de découvrir cette amitié (et savoir que deux tomes après…). Alors merci merci chaudement! ^_^

    1. De rien ! Moi j’ai pas compris ou alors elles deviennent super amies en grandissant et puis je ne suis pas très « mama » et les cris, les hurlements. Mais par contre, très belle écriture ! Je me sens moins seule….

  2. D’Hervé le Corre il faut absolument lire les derniers romans : L’homme aux lèvres de saphir, Les coeurs déchiquetés et le dernier Après la guerre.
    C’est à partir de L’homme aux lèvres de saphir (à mon humble avis) qu’il a passé un cap.

    1. Par « un cap » tu veux dire en moins bon ? Là rien ne me plaisait, le sujet, les personnages et enfin le style trop meringué ! Il en fait des tonnes et ça nuit à l’histoire J’irai feuilleter quelques pages à la BM des livres que tu cites pour voir si j’accroche mieux !

      1. Un cap en beaucoup mieux !
        Sauf erreur de ma part, Tango parano est la reprise d’un vieux texte, les trois derniers parus chez Rivages, et en particulier Après la guerre (avec un fond historique) ou Les cœurs déchiquetés plus actuel, sont très très bons.

  3. Argh, je me suis offert « Une amie prodigieuse » il y a quelques temps maintenant et pas encore pris le temps de l’ouvrir. Bon on verra!

    Je dis OUI pour le choix des bds! Ce sont trois bds que je n’attendrais pas à la bibliothèque ;-), je les veux!
    ( Dans celui de Pénélope, il y a aussi le portrait de Sonita Alizadeh, une rappeuse afghane qui se bat contre le mariage forcé!)

    1. Tu sais, je fais partie des 0,00001% qui n’ont pas accroché à l’Amie Prodigieuse donc tu as encore toutes tes chances 🙂

      Pour les BD, c’est vrai que c’est difficile de résister à l’attente .. enfin si pour la deuxième, par contre Delisle j’adore et Bagieu aussi ! je vais peut-être les demander au Père Noël ?

  4. Wow! Tu me mets l’eau à la bouche avec ces bd…
    J’adore quand tu parles de tes abandons! Et j’avais très hâte que tu parles enfin de « L’amie prodigieuse ». Je me demandais si tu en aurais le courage!!! J’ai ma réponse!

    1. Il m’a fallu du temps faisant partie de la minuscule minorité – le roman est tellement encensé ! je me suis libérée d’un poids ! mais par contre, je veux que tu le gardes – j’ai la suite, on ne sait jamais 😉
      pour les BD, oui – craquant, non ?
      je me relis – je me suis bien lâchée tiens ! ça fait du bien ! oh il reste un seul Paul à lire .. snif snif

  5. ah moi aussi j’attends le Pénélope Bagieu, et l’Arabe du Futur 3 avec impatience!
    J’avais découvert Guy Delisle avec ses Chroniques de Jérusalem qui m’avaient beaucoup plu
    whaaaaat? Tu as abandonné « L’Amie Prodigieuse »?? nooooooon?!?
    oui, si tu pensais lire l’histoire d’une belle amitié je comprends que tu sois perplexe, en fait c’est une histoire d’amour/haine et de rivalité entre les deux filles pendant 50 ans…mais si tu n’es pas attirée par l’Italie, cela ne m’étonne finalement pas que tu n’aies pas accroché au livre, car là on est dans un quartier populaire de Naples où tout est exacerbé !

    1. Ah j’attendais une réaction pour mon abandon. Et ça dure 50 ans ? Ahhh pas pour moi ! et le côté dramatique italien me rebute c’est vrai. Pour les BD je te conseille tous les livres de DeLisle

  6. OH CHOUETTE ! Tout le monde me vantait L’amie prodigieuse et moi, impossible de rentrer dedans tellement les personnages me saoulaient ! Je suis rassurée finalement, je ne comprends pas l’engouement qu’il y a lu autour de ce livre (à part qu’il est très bien écrit)…

    1. Oh Merciiii ! Oui très bien écrit mais que de drama chez des enfants. Déjà que je n’aime pas ça chez les adultes mais là voir des enfants se déchirer et trouver ça normal

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