Une pause BD, ça vous tente ?

Coucou ! et hop me voilà de retour cette semaine avec deux bande-dessinées 😉

  1. Canoë Bay de Patrick Prugne et Tiburce Oger

Canoe bay 01Jack, un jeune orphelin acadien, se retrouve enrôlé de force par la marine marchande britannique. Il est, parmi des milliers, une victime du « Grand dérangement », épisode douloureux de l’histoire américaine, au cours duquel les anglais déportèrent les habitants de l’Acadie vers leurs colonies de la côte Atlantique. Canoë Bay retrace l’histoire de cet enfant soumis aux terribles conditions de la vie sur le « Virginia », dont l’équipage, composé d’anciens bagnards emmenés par le bien nommé « Lucky Roberts », se mutine bientôt. Devenus pirates, Jack et les siens devront apprendre à se méfier des Anglais, des Français, et de quelques « faux » frères de la côte…

C’est donc sur fond de lutte entre Français et Britanniques, pour le contrôle de la région, que Patrick Prugne et Tiburce Oger ont donné vie à Canoë Bay. Un récit romanesque où les faits et les lieux historiques servent de décor aux aventures d’une confrérie de pirates et d’un jeune orphelin, devenu héros malgré lui.

Une belle découverte que cette bande-dessinée, j’ai beaucoup aimé le dessin de Patrick Prugne – certains le trouvent « un peu daté » mais pour moi, il a accompli un très bon boulot et reste fidèle à cette période historique qui nous fait penser à Fenimore Cooper et Le Dernier des Mohicans – à la fin de l’ouvrage, le dessinateur partage avec nous son travail sur les dessins et plus particulièrement ceux des Indiens, c’est très intéressant.

Tiburce Oger a voulu ici aborder une période spécifique de l’histoire américaine, méconnue par chez nous, la guerre de 7 ans dans les colonies américaines qui opposaient les Britanniques, les Français, les Indiens et les « Premiers américains », tout cela sur fond de commerce triangulaire, expansion coloniale, piraterie et j’ai beaucoup aimé.

Il m’a cependant manqué un « je-ne-sais-quoi » pour en faire un vrai coup de cœur – peut-être l’ai-je lu trop vite, il ne m’en reste pas grand chose après une dizaine de jours. Mais j’espère recroiser les deux compères à nouveau.

Éditions Daniel Maghen, 78 pages, 2011

Mon avis : ♥♥(♥)

 

2. Journal intime d’un lémurien de Fabrice Tarrin

Lémurien TarrinC’est en fouillant dans les boites de la bibliothèque que j’ai déniché cette bande-dessinée dont le dessin m’a tout de suite plu. Je ne lis pas beaucoup de bande-dessinées humoristiques, mais j’ai décidé de tenter le coup. Ici l’auteur nous raconte une tranche de sa vie : son départ de Paris pour s’installer à Montpellier, ses péripéties de déménagement (excellent), le retour au pays de son ami d’enfance, Cyril, canard noir schizophrénique à ses heures et son aventure amoureuse avec Lolita, la fille de Renaud, la renarde.

J’ai passé un bon moment en compagnie de ce lémurien. La simplicité du dessin ne m’a pas dérangé – style sans doute emprunté à son blog, régulièrement cité dans l’ouvrage. Tous ses personnages sont dessinés sous forme d’animaux et on s’habitue très vite. Bon, j’avoue que je craque pour le lémurien, parce que j’adore les singes ! Et j’adore le travail autour de son regard. J’ai eu quelques fous rires en lisant les mésaventures de notre héros, le déménagement entre autre, et les tentatives de manoeuvre du camion de location.

Et je me suis reconnue avec l’invasion de fourmis, ayant connu cela alors que j’étais chez ma mère pendant quelques jours en avril dernier. Oui, à la fin, on se gratte – c’est psychosomatique.

N’étant pas fan de bande-dessinée, je ne ne connaissais ni son blog, ni sa carrière chez Spirou.  Il a depuis sorti plusieurs bande-dessinées depuis, souvent autobiographiques comme les tomes 1 et 2 de Maki racontant ses souvenirs de colonie, d’autres sur sa vie sexuelle (ou son absence de vie sexuelle) et une bande-dessinée intitulée Charlotte Gainsbourg mon amour. J’espère que je vais trouver ses autres oeuvres à la bibliothèque !

lémurien planche

Editions Delcourt, Collection Shampooing, 128 pages, 2008 

Mon avis : ♥♥♥