Ils me font de l’oeil …..

Janvier approche, et la rentrée littéraire également .. Vous aurez noté, qu’au final, j’ai du lire moins de dix livres de la rentrée de septembre (ma PàL l’atteste, je compte bien les lire, mais à mon rythme..) mais comment résister à de nouveaux romans ?

Donc, entre les repérages de Marie-Claude et les premiers blogueurs annonçant l’arrivée de certains livres (chanceux) dans leur boite à lettres, j’ai eu envie de faire un tour chez mes éditeurs préférés pour repérer les livres qui pourraient venir faire encore un peu plus déborder ma PàL.  Il y a comme chez vous tous, les livres de nos auteurs chouchous, auxquels, avouons-le, il nous sera impossible de résister et puis d’autres que l’on a envie de découvrir. J’en ai trouvé 12 😉

Les livres que j’achèterais les yeux fermés pour leurs auteurs :

Kamp Knox, titre islandais est le dernier volet des aventures d’Erlendur, le héros d’Arnaldur Indriðason. Le livre est paru cet été aux États-Unis (sous le titre d’Oblivion et en Allemagne). Erlendur vient d’être promu détective. Une écolière a disparu et la plupart de ses enquêtes tournent autour du trafic de drogue. Sur la base navale américaine au sud-ouest du pays, Camp Knox, se dresse un immense hangar à avions, dont la façade est recouverte d’échafaudages où des ouvriers travaillent. Le silence de la nuit est rompu lorsque le bruit d’un corps tombe au sol. A plusieurs kilomètres de là, une femme nage dans un lagon créé artificiellement par une station géothermique électrique. L’endroit est presque magique, isolé dont les eaux sont connues pour leurs propriétés apaisantes. La vapeur enveloppe le lagon, lorsque la lumière fantomatique révèle une chaussure flottant à la surface de l’eau, suivie bientôt d’un corps humain. Sortie en février 2016 (normalement) chez Métailié.

Pour Ron Rash et Louise Erdrich, Marie-Claude offre la présentation !

Les découvertes qui me tentent fortement :

City on Fire Hallberg Plon

31 décembre 1976. New York se prépare pour le réveillon. Chez les Hamilton-Sweeney, Felicia accueille financiers et mondains tandis qu’à l’autre bout de la ville, dans le Lower East Side, Charlie attend Samantha pour assister à un concert punk. À quelques encablures de là, dans Hell’s Kitchen, Mercer Goodman tourne et retourne un délicat carton d’invitation. Et s’il se rendait à la réception des Hamilton-Sweeney pour retrouver Regan, cette soeur que William, son amant, lui a toujours cachée ?  Bientôt, des coups de feu retentissent dans Central Park. Une ombre s’écroule dans la neige. Alors que rien ne les prédestinait à se rencontrer, leurs histoires ne vont cesser de se croiser et de s’entremêler jusqu’au blackout du 13 juillet 1977. Une immense coupure de courant plonge alors New York dans le noir. Leurs vies en seront bouleversées à jamais..
City on Fire est une ode à New York, un roman flamboyant et inoubliable sur l’amour, la trahison et le pardon, sur l’art, la vérité et le rock, et sur cette interrogation : qu’est-ce qui rend la vie digne d’être vécue ? Éditions Plon.  Sortie le 14 janvier 2016.

couv rivireUn petit tour par Gallmeister avec 2 romans :

La petite ville d’Oakpine, au cœur des magnifiques paysages du Wyoming, offre une vie paisible à ses habitants. Et c’est à cela qu’aspire Jimmy, 50 ans, atteint du sida. Devenu un écrivain renommé à New York, il souhaite désormais retrouver sa ville natale pour y passer les derniers mois de sa vie, et renouer avec ses parents. Il découvre que le destin vient de réunir à Oakpine ses trois meilleurs amis d’enfance : Craig, Frank et Mason. Chacun a fait son chemin, construit une vie, mais tous se trouvent aujourd’hui à un tournant de leur existence. Petit à petit, au gré de ces retrouvailles, les quatre hommes vont se rendre compte que leur amitié est la meilleure arme pour effacer les fantômes du passé et affronter les obstacles du présent.

Allez-vous résister ?

Corrosion John Bassoff

Dans la collection Néonoir, Corrosion de John Bassof.

Un vétéran d’Irak au visage mutilé tombe en panne au milieu de nulle part et se dirige droit vers le premier bar. Peu après, un homme entre avec une femme, puis la passe à tabac. L’ancien soldat défiguré s’interpose, et ils repartent ensemble, elle et lui. C’était son idée, à elle. Comme de confier ensuite au vétéran le montant de l’assurance-vie de son mari qui la bat. Ce qu’elle n’avait pas réalisé, c’était qu’à partir de là, elle était déjà morte.

Imaginez du Chuck Palahniuk dilué dans le langage de Tarantino, puis mélangé à l’acidité de Jim Thompson, dans un livre fait pour être adapté par David Lynch, vous obtiendrez alors un aperçu de l’atmosphère de Corrosion. Le premier roman de l’inimitable Jon Bassoff inaugure un nouveau genre : le noir corrosif.

Incendie Orwell Andrew ErvinCe roman a l’air de partir en vrille, comme chez Christopher Moore …serait-ce bon signe ?

Ray a fait fortune à Chicago en adaptant les théories de George Orwell – en particulier celles exposées dans 1984 – au marketing. Obsédé par Orwell, pour lui un visionnaire, Ray est persuadé que le monde d’aujourd’hui est pire encore que celui décrit dans le fameux roman : grâce aux nouvelles technologies, chacun d’entre nous est pour les autres un Big Brother en puissance. Tout va donc pour le mieux jusqu’au jour où sa femme, persuadée (à tort) qu’il a une liaison avec l’une de ses collaboratrices, demande le divorce. Plongeant peu à peu dans une crise morale et existentielle, Ray décide de s’exiler sur l’île écossaise de Jura, où il loue la maison dans laquelle Orwell a écrit 1984. Accompagné d’une impressionnante réserve de whisky, personnage à part entière de cette comédie, il se plonge dans les œuvres complètes de l’auteur. Mais c’est sans compter sur les habitants de l’île, en particulier Pitcairn, un nationaliste furieux et vaguement psychopathe, sa fille Molly, qui cherche à quitter les lieux, et Farkas, un voisin amical à ceci près qu’il se dit loup-garou… Éditions Gallimard – Sortie le 14 janvier.

EtrangemémoiredeRosaMasurPour son 750e anniversaire, la petite ville de Gigricht en Allemagne décide de favoriser l’intégration des étrangers : 5000 marks sont offerts à ceux qui auraient quelque chose d’intéressant à raconter. Rosa Masur, vieille Juive russe à qui on ne la fait pas et dotée d’un sens de l’humour à toute épreuve, se porte candidate. Elle a l’anecdote du siècle. Un siècle qu’elle a vécu de bout en bout, avec ses révolutions, ses guerres mondiales, ses soubresauts. Petite Juive dans un village biélorusse où les pogroms ne sont jamais loin, jeune fille émancipée dans la Leningrad des années 20, ouvrière dans une usine textile, puis traductrice de l’allemand (….) Sorcières, apparatchiks, soldats, cannibales, passeurs, commères défilent dans une épopée menée tambour battant par une femme extraordinaire, drôle, intelligente, et qui n’a pas froid aux yeux. Même face à Staline.
Vladimir Vertlib écrit là un grand roman russe, énergique, fascinant, qui vous emporte à sa suite aussi sûrement que le cours de l’Histoire.  Éditions Métailié – Sortie le 18 février.

Tous les vivants Jayne Anne PhilippsEn 1931, à Park Ridge (Illinois), un certain Cornelius O. Pierson assassina une jeune veuve, Asta Eicher, et ses trois enfants. En enquêtant sur leur disparition, la police découvrit que Pierson n’était autre que Harry Powers, un serial killer qui recrutait ses victimes par le biais d’annonces matrimoniales. Cette affaire qui bouleversa l’Amérique inspira à Charles Laughton son admirable film, La Nuit du chasseur.
Tous les vivants est le « roman vrai » de cette histoire. Jayne Anne Phillips reconstitue avec minutie le déroulement de la tragédie, la traque du meurtrier et son arrestation. Mais c’est d’abord son extraordinaire imagination romanesque qui frappe à la lecture de ce livre. La voix de la petite Annabel, assassinée par Powers, se mêle à celle des vivants, qu’ils soient réels ou inventés de toutes pièces, comme Emily Thornhill, la journaliste qui mène les investigations.
Porté par un souffle puissant, Tous les vivants explore un territoire où se mêlent le réel et le surnaturel, l’innocence et la perversité, la beauté et l’horreur. C’est aussi une radiographie de l’Amérique profonde des années 30, de ses peurs et de ses espoirs, au lendemain de la « Grande Dépression » qui l’a dévastée. Éditions de l’Olivier – Sortie le 7 janvier 2016

Parmiles10millierschosesPierpontDans la famille Shanley : Jack, charmeur impénitent, est un artiste reconnu ; Deb a renoncé quant à elle, avec une certaine allégresse, à une carrière de danseuse de ballet pour élever leurs deux enfants. Un appartement à Manhattan, une famille presque heureuse tant Deb s’applique à fermer les yeux sur les infidélités de son mari.Jusqu’au jour où un paquet anonyme ébranle le foyer : une simple boîte en carton, remplie d’e-mails chroniquant sans pudeur la vie secrète de Jack. Le paquet, adressé à Deb, tombe malencontreusement entre les mains des enfants. Rien ne sera plus comme avant…
Roman d’une famille en déconstruction, Parmi les dix milliers de choses est une comédie humaine à quatre voix, saisissante d’audace et de justesse.  Éditions Stock – Sortie le  13 janvier 2016.

L'étoile d'argent

1970, dans une petite ville perdue de Californie. « Bean » Holladay a douze ans et sa sœur, Liz, quinze, quand leur artiste de mère, Charlotte, prend sa voiture et disparaît : elle a besoin de temps, d’espace, pour « chercher la magie en toute chose » et pour se trouver elle-même. Ce n’est pas la première fois qu’elle s’en va – mais « elle revient toujours », se disent les deux gamines. Seulement, l’argent vient bientôt à manquer et, alertés par quelque voisin, des agents des services sociaux se mettent à rôder autour de la maison. Bean et Liz n’ont guère le choix : il leur faut prendre un bus pour Byler, Virginie, aller trouver refuge chez cet oncle Tinsley dont elles ont un vague et lointain souvenir… Mais l’histoire ne s’arrête pas là !

La faute à Marie-Claude et ses repérages ! Éditions Laffont – Sortie le 21 janvier 2016.

Magic time cover1965. Alors que le mouvement des droits civiques porté par Martin Luther King s’étend dans tous les États-Unis, le pays a les yeux fixés sur Troy, une petite localité du Mississippi où quatre jeunes activistes ont péri dans l’incendie d’une église. Deux membres du Ku Klux Klan sont arrêtés et condamnés à perpétuité. 1990. L’un des condamnés libère sa conscience en désignant le vrai responsable du crime. Un nouveau procès se prépare donc à Troy. De retour dans sa ville natale, Carter Ransom, ancien sympathisant dans la lutte pour les droits civiques et journaliste au New York Examiner, est aux avant-postes. Son premier amour, Sarah Solomon, faisait partie des victimes et son père, le tout-puissant juge Mitchell Ransom avait conduit le premier procès. Carter veut faire toute la lumière sur cette période qui l’a marqué à jamais. Et c’est dans le passé qu’il va devoir fouiller pour mettre au jour une vérité aussi terrible qu’inattendue. 

Doug Marlette retrace ici toute une époque, trouble, pleine de non-dits, de soupçons et de positions ambiguës, mais aussi de courage, de droiture et de passion. Celle de la lutte pour les droits civiques. Avec une intrigue haletante et des personnages d’une rare humanité, Doug Marlette signe un chef-d’oeuvre, à classer entre les romans de John Grisham et de Tom Wolfe.
Comment résister à une telle histoire ? Les critiques ont encensé ce livre à sa sortie en 2006. Malheureusement, l’auteur est décédé dans un accident de voiture l’année suivante. Il avait obtenu le Prix Pulitzer pour ses dessins de presse.
Editions Le Cherche Midi – Sortie le 7 janvier 2016.

Alors, tentés par certains ?

13 thoughts on “Ils me font de l’oeil …..

  1. Ouf! Quel soulagement! J’ai eu peur.
    Beaucoup de romans en commun…
    Trois romans qui m’ont échappée! J’ajoute à ma liste le dernier Indriðason, bien évidemment. « Magic Time » aussi. Selon mes antennes, « City of Fire » sera le roman américain de la rentrée. De mon côté, je vais craquer, mais ses 900 et quelques pages vont patienter jusqu’à l’été!
    12 romans pour une rentrée d’hiver… Tu n’es pas très sage!

    1. ravie de t’avoir fait peur !
      tu as des antennes ?? Oui Arnaladur est incontournable et City of Fire ..et Magic Time ..
      attends je ne vais pas acheter les 12, je pense à 3 en janvier et 2 en février après le reste ça sera grâce à la bibli !

  2. Rash et Carlson, of course, je les lis systématiquement. (j’ai déjà lu Magic Time, un SP, vraiment chouette lecture, qu’on ne lâche pas) J’ignorais pour le nouvel Indridason, mais avec mon retard en Indridason, rien ne presse. le Erdrich, c’est la bibli qui doit faire le job j’espère!
    Je compte sur toi et tes lectures US pour me mettre au courant (et me tenter)

    1. Oh la chance pour Magic Time ! Ron et Carlson .. J’achète tous les Indridason depuis 11 ans .. donc ça me tarde et puis j’adore quand il plonge dans l’histoire et ici la base américaine ..bref, hâte !
      Merci si ça j’arrive à te tenter car c’est souvent l’inverse !

  3. Je te suis sur les 3 premiers (Indridason, Rash, Erdrich) 🙂
    J’avais déjà repéré le Pierpont, et ton billet me donne bien envie de lire le Vertlib, dont je n’avais pas encore entendu parler!

    1. Super ! Ils ont de la chance d’avoir autant de fidèles !
      Le Pierpont me tente beaucoup également et pareil pour l’histoire de cette femme juive qui a traversé les époques, ça me tente énormément ! La faute à Métailié …

  4. Ah ravie que l’un des livres te tente ! J’ai passé pas mal de temps sur les sites des éditeurs et oui celui-ci me tente aussi énormément !
    De rien 😉 ça nous fera une lecture commune 😉

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