Craquage de slip

Je sais .. je sais … ce n’est pas sérieux tout ça. Mais que voulez-vous ? Certains collectionnent les boîtes d’allumettes, moi ce sont les livres. Et puis je m’en fiche ! Allez à votre tour d’avouer, vous l’attendiez avec impatience mon craquage de slip 😉

Dans mon dernier billet Miscellanées, je vous parlais de la fameuse Braderie de livres à laquelle j’ai vaillamment bataillé et survécu.  Voici donc les sept achats (tous brochés sauf le premier) :

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Le massacre du Maine  de J. Van de Wetering chez Rivages Noirs – je me suis remise à lire des polars et j’aime bien la collection Rivages.
« Quand un policier hollandais quitte son paisible pays et débarque en Amérique, c’est pour découvrir une contrée où la violence et les larmes parlent quotidiennement. Une série de meurtres, une population locale qui pratique la loi du silence et une femme, aussi belle que mystérieuse, sont au coeur de ce massacre » Voici ce qui est dit sur ce roman qui a reçu les éloges de la presse et le Grand Prix de la littérature policière 1984.

La maison de mes pères  (volume 3 La fête du premier de tout) de Jørn Riel – chez Gaïa Éditions. Impossible de résister à Riel même si au final, il me manque les 2 autres tomes 😉

Moon  de Tony Hillerman qui quitte l’univers Navajo pour une quête familiale tout aussi passionnante.

Les clowns sacrés  du même auteur où on retrouve cette fois-ci Leaphorn et Chee. Les deux chez Rivages.

Tea Bag  d’Henning Mankell  (Seuil ) – impossible de résister suite à son décès prématuré. De plus, ce roman traite d’un sujet d’actualité : la situation des migrants africains coincés aux portes de l’Europe et ce qu’ils sont prêts à accepter pour changer de vie.

Les femmes de mon père  de José Eduardo Agualusa  (Métailié). C’est un pari pour moi car si les lieux du roman (les anciennes colonies portugaises en Afrique) m’attirent, j’ai peur du côté très poétique mais il faut bien élargir son horizon.
A sa mort, le célèbre compositeur angolais Faustino Manso a laissé derrière lui sept veuves et dix-huit enfants. Sa plus jeune fille, Laurentina essaie de reconstituer la vie agitée du musicien. Sur les terres que parcourt Agualusa, la réalité est presque toujours plus invraisemblable que la fiction. L’auteur et les quatre personnages de son roman voyagent ensemble de Luanda, capitale de l’Angola, aux étendues désertiques de Namibie, semées de villages fantômes, jusqu’au Cap, en Afrique du Sud (…) Agualusa écrit un roman sur les femmes, la musique et la magie, dont les pages annoncent la renaissance de ce continent africain, détruit par les guerres mais béni par la musique, la force toujours renouvelée de ses femmes et le pouvoir secret de très anciens dieux.

La maison du bout du monde  de Michael Cunningham (Belfond). Un roman phare de cette époque, adapté au cinéma en 2004. L’auteur de The Hours (autre phénomène) nous propose ici une autre histoire dramatique.
Issus de la génération Woodstock, Bobby et Jonathan sont inséparables depuis l’enfance. Désormais adultes, les voici réunis à New York, autour de Clare, l’amie, l’amante et la mère, avec laquelle ils vont tenter d’inventer la famille des années 80. Mais l’insouciance laissera vite place aux désillusions, et la fin d’un monde devient pour le trio une évidence. « Il y a dans ces pages qu’on tourne à toute allure, avec enthousiasme, un souffle, une lumière, une grâce inouïs. Arrêtez tout. Ces jours-ci, la seule chose importante consiste à pousser la porte de cette maison. Le bout du monde – miracle – est à portée de la main. » Éric Neuhoff, Figaro.

♣ ♣ ♣

Et la rentrée littéraire  est arrivée…  Mon seul achat de la rentrée était Intérieur nuit  de Marissa Pessl (gros coup de ♥)

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Je me suis rattrapée depuis :  j’ai craqué pour le roman de Laird Hunt, Never Home, que j’avais repéré dès cet été et puis le dernier livre d’Anne Berest – j’ai lu tous ses romans, comme pour Justine Lévy, j’achète sans trop regarder – confiance totale comme Quai des Proses quand elle cite Beigbeder ou Dicker. Dans Recherche femme parfaite, la romancière aborde cette idée que la femme parfaite peut tout gérer : vie professionnelle et personnelle, enfants, boulot, famille, etc.

Je voulais aussi me procurer quelques classiques de la littérature comme Agnes Grey  (en anglais) et Far from the madding crowd de Thomas Hardy (en anglais) et avouons-le, les éditions Penguin classics sont trop belles.  Je connais le second pour avoir vu sa récente adaptation cinématographique et même si les histoires d’amour ne sont pas mon fort, j’aime cette époque de l’histoire anglaise.

IMG_1030 - copieMon coup de cœur va cependant pour l’édition Harper Fiction du roman de John Irving, A prayer for Owen Meaning, la couverture et le livre sont superbes ! J’ai revu avec grand plaisir Le monde selon Garp, diffusé l’autre jour sur Arte (avec le regretté Robin Williams) et j’ai eu envie de relire cet auteur.

Sinon, j’ai acheté à la nouvelle librairie La vie devant soi  (j’avais déjà le livre en main quand le libraire m’a conforté dans mon choix) le recueil de nouvelles complètement dingue de D.R Pollock Knockemstiff dont l’action se situe dans une petite bourgade de l’Ouest et dont tous les personnages ont un lien entre eux. Le libraire était ravi de me voir avec ! J’ai également commandé le premier roman policier d’Arni Thorarinsson Le temps de la sorcière et j’ai reçu un mail deux jours après m’annonçant qu’ils l’avaient reçu. J’adore cette librairie – mais mon porte-monnaie la déteste déjà !

J’y suis retournée ce midi (ma pause déjeuner va me coûter cher en livres…) pour y récupérer mon livre et j’en ai profité pour craquer pour Promenons-nous dans les bois de Bill Bryson.

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Et il y a quelques jours, dans une autre librairie, j’ai craqué pour quelques livres de Poche : le roman de Philipp Meyer Un arrière goût de rouille car j’ai eu le coup de foudre pour le romancier américain après avoir lu son sublime roman, Le fils. 

et Enon de Paul Harding dont la couverture ne cessait de me faire de l’œil depuis quelque temps. Enon est une bourgade de Nouvelle-Angleterre. Brisé par la mort accidentelle de sa fille unique, Charlie Crosby entame une longue descente aux enfers. Dans le chaos de ses souvenirs et de la drogue, une foule de fantômes l’assaillent : celui de Kate, mais aussi celui des autres morts d’Enon, couchés dans le cimetière paroissial où Charlie erre nuit et jour, en quête de délivrance. Après les Foudroyés (prix Pulitzer 2010), Paul Harding signe un roman incandescent à l’écriture somptueuse : un chant d’amour halluciné, vibrant, féroce.

♣ ♣ ♣

Enfin, je ne suis jamais loin des librairies d’occasion  (dont une que j’évite … car je crois que je vais exploser mon budget), je me suis arrêtée rapidement un soir en semaine pour deux romans dont un Gallmeister (oui ça suffit pour que je l’achète) et un recueil de nouvelles (un genre que j’aime beaucoup) australien :

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Wilderness de Lance Weller

Abel Truman vit sur la côte déchiquetée du Pacifique Nord-Ouest, dans une vétusté cabane de bois flotté avec son chien pour unique compagnon. Trente ans plus tôt, il a survécu à la bataille de la Wilderness, l’un des affrontements les plus sanglants de la guerre civile américaine. Depuis, Abel est hanté par son passé douloureux, jusqu’au jour où il décide de partir pour un ultime voyage. Mais le vieux soldat ne tarde pas à être rattrapé par la violence lorsqu’un homme au visage déchiré et un Indien aux yeux sans éclat lui dérobent son chien. Laissé pour mort par ses assaillants, Abel part sur leurs traces à travers les Olympics Mountains menacées par la neige. Sa quête l’entraînera sur la route de ses souvenirs et vers une rédemption qu’il n’espérait plus. Wilderness est une épopée héroïque, la course contre la mort d’un homme à travers l’histoire et le continent américain. Avec cette fresque ambitieuse. Lance Weller s’inscrit d’emblée parmi les nouvelles voix les plus prometteuses de la littérature américaine.

Scission de Tim Winton (Payot Rivages)

Un mari délaissé, ivre de rage, ouvre le feu sur sa femme car il la sait heureuse sans lui. Une jeune fille voit l’arrivée de son beau-père d’un œil inquiet. Pour contrer l’angoisse, elle a un secret : au fond du jardin, elle protège un œuf de poule, attendant patiemment son éclosion. Subtiles et émouvantes, les treize histoires qui composent Scission évoquent ces moments où tout vacille, où l’équilibre précaire que chacun tente de construire se trouve menacé. Plus connu pour ses romans, Tim Winton s’impose comme un nouvelliste de talent, dans la lignée de John Cheever ou de Raymond Carver.

Voilà, au final 18 achats dont beaucoup de neufs cette fois-ci ! Je vous prépare un petit billet sur la librairie La vie devant soi  dont j’ai pris quelques photos et où je risque de passer pas mal de temps dorénavant 😉

Nota : un chat s’est invité à cet article. L’avez-vous trouvé ?

PS : Oops… je découvre aujourd’hui qu’une autre braderie de livres (à mon boulot) est prévue mardi prochain…

Je vous le dis : on veut ma mort 😉

26 thoughts on “Craquage de slip

  1. J’ai trouvé le chat! Ses yeux sont de quel couleur? Je veux une photo complète de l’animal (le tien?)
    Bon, wilderness c’est bien, of course.
    Hier soir j’ai démarré le Pessl!
    Le Bryson c’est du bonheur (comme d’hab’)
    Allez, craque! ^_^

  2. Super ! Oui c’est le mien, depuis 15 ans. Il a les yeux verts mais craquelés à l’intérieur comme du verre ! Une photo, Je vais chercher ça m’dame !

    Oui, rare d’être déçue avec un Gallmeister ! Okay, la chance pour le Pessl – je l’ai prêté à une amie qui le dévore en ce moment. Le Bryson, quand j’ai lu la 4ème et quelques extraits, j’ai su que j’avais fait le bon choix !

    Allez, je sors profiter du soleil et des 21 degrés !

  3. Tu n’y es pas allée avec le dos de la cuillère, comme on dit ! J’ai emprunté Un arrière-goût de rouille à la bibliothèque aujourd’hui !

  4. je constate avec un certain étonnement qu’il y a beaucoup moins de BD à vendre dans les braderies de livres , moi même je me sépare plus volontiers de mes romans que de mes rares BD.

    1. Oui, enfin j’avoue aussi que je regarde très peu les BD .. Je pensais refaire certaines collections mais finalement elles sont de nouveau « à la mode » donc introuvables en braderie. Là, le rayon avait été attaqué dès l’ouverture et moi je n’y suis allée que l’après-midi… Les amoureux avaient sans doute fait la queue le matin aux aurores!

  5. vivement le retour des brocantes pour refaire un stock!
    j’avais découvert Anne Berest avec son livre sur Sagan qui m’avait bien plu…Une prière pour Owen, gros coup de coeur! et je note Never Home, que j’ai croisé plusieurs fois sur la blogo, avec de très bons avis…
    y’a encore de la place dans tes bibliothèques avec tous ces achats? 😉

    1. Never Home, je l’avais repéré il y a fort longtemps et je vois effectivement qu’il est très apprécié.
      Oui, les brocantes c’est super quand on tombe sur de bons livres !
      A ta dernière question … effectivement la réponse est non ! 😉 Va falloir que je trouve un nouveau système de rangement !

  6. Wow ! Et bien, tu ne rigoles pas !
    Je te souhaite d’ores et déjà de jolies lectures ! (tu vas finir par vivre dans les livres!!!)
    Tu me rappelles que j’ai un John Irving (même deux) dans ma PAL… il m’attend sagement.

    Des bisous

    1. Merci ! Oui je réfléchissais aujourd’hui à de nouveau trier mes livres car il va falloir faire de la place !
      Tu as donc une PAL qui grossit ! si tu as l’un des Irving comme moi, on pourra en reparler plus longuement 😉

  7. Je te reconnais bien, là. Un beau craquage, tout à ton honneur.
    Tu as piqué ma curiosité pour certains titres inconnus, dont Moon de Tony Hillerman.
    J’ai Knockemstiff de D.R Pollock sous le coude. Je me retiens de le lire vite. J’en ai d’autres en priorité…
    J’espère que tu vas te régaler avec Un arrière-goût de rouille. Un coup de coeur pour moi.
    Idem pour Tea Bag d’Henning Mankell. Bouleversant.
    J’ai tourvé en librairie usagée: La maison du bout du monde de Michael Cunningham et Wilderness de Lance Weller (comment résister à un Gallmeister?).
    On est dû pour des lectures communes!!!

    1. Merci !! Oui, je ne sais pas ce que c’est d’acheter un livre par moi !
      Oui, moi aussi ma liste de priorités s’allonge et je voudrais pouvoir lire 4 livres en même temps car certains me font trop envie !
      dont le Meyer entre autres ! et je ne le dis pas mais j’ai retrouvé parmi mes guides de voyage (je cherchais ceux de Lisbonne pour mes parents) un autre de Mankell, acheté aussi en brocante !

      sinon bonne nouvelle pour les lectures communes- youpi ! je souris en voyant qu’on choisit les mêmes en plus ! Moi j’ai emprunté et lu 3 histoires de Paul (dont celle à Québec) 😉

  8. Wilderness a été pour moi un immense coup de cœur ! J’ai aussi beaucoup aimé Enon et Laird Hunt sera une de mes prochaines lectures.

  9. Tu as fait de belles acquisitions! J’ai lu Tea Bag il y a plusieurs années et ça m’avait marqué. J’aime beaucoup Mankell, j’ai été triste d’apprendre son décès. J’ai également lu La maison au bout du monde à sa sortie. Un livre que j’aimerais bien relire aujourd’hui.
    Je te souhaite de belles lectures! 🙂

    1. Moi aussi, j’étais déjà triste quand il a choisi d’arrêter les enquêtes de Wallander mais là – c’est triste.
      J’ai hâte de découvrir La maison .. car le titre est si connu !

      Merci 🙂

  10. Je vais changer ça de ce pas alors ! J’ai été inondée de spams il y a une semaine mais je croyais que j’avais laissé ce compte ouvert.

    1. vraiment ??
      Je te rejoins sur vive les braderies ! J’en fais une ce midi organisée à mon boulot – encore et toujours des livres ! Je dois aller à Emmaüs pour leur donner des livres mais j’ai peur de repartir encore plus chargée qu’à l’aller 😉

  11. Eh bien tu m’épates ! Je viens de déménager et j’ai déjà quelques soucis pour caser tous mes livres… mais je ne renoncerais au plaisir du craquage pour rien au monde ! tant pis, c’est pour nous que les billy ont été inventées non ? pour les titres, on est toujours raccord , Riel est un de mes auteurs préférés !

    1. Tu viens de déménager ? oh quel courage ! J’ai déménagé il y a trois et ma mère, voyant tous mes livres, avaient eu l’excellente idée d’utiliser, tu sais les chariots (caddies) qu’utilisent les mamies ou les bobos pour faire leurs courses. Tu peux les remplir de livres et ensuite ça roule ! 6 caddies au total et le reste des livres en cartons (car le poids en carton…) mais tu dois savoir de quoi je parle !
      Oui les Billy, d’ailleurs je vais acheter deux nouvelles biblis 😉
      Je suis ravie que tu aimes Riel aussi ! Je sais trop curieuse de voir ta bibi !

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