Quai d’Orsay

Quai d'Orsay threeJ’ai trouvé Quai d’Orsay,  premier tome des Chroniques diplomatiques, crées par Christophe Blain et Abel Lanzac en 2010 et 2011. Je regrette de ne pas avoir pensé au deuxième tome ce jour-là.  Abel Lanzac est le pseudonyme d’Antonin Baudry, diplomate à l’époque. C’est son expérience au ministère des Affaires étrangères entre 2002 et 2004 qui lui a inspiré cette bande-dessinée. Je l’ai revu récemment dans un reportage filmant l’ancien conseiller culturel à l’ambassade américaine au consulat français de New York. Celui-ci a finalement décidé de revenir à sa passion, aux dernières nouvelles, il travaille sur une nouvelle création (un film je crois).

La bande-dessinée raconte l’arrivée d’un jeune homme Arthur Vlaminck dans l’entourage du ministre Taillard de Vorms, chargé de la rédaction de ses discours. Si l’éditeur Dargaud annonce que l’album montre la vraie diplomatie au travail, loin des clichés habituels ..c’est aussi traité avec beaucoup d’humour ! Le personnage fantasque de Taillard de Vorms est inspiré de Dominique de Villepin – je le savais avant mais c’est évident. J’adore les scènes où malgré des heures de travail acharnées, le ministre n’est jamais satisfait des discours d’Arthur et ne cesse de citer poètes et philosophes pour argumenter ses propos, et sa gestuelle excessive qui rend le personnage à la fois attachant et effrayant. Pour ma part, il m’a fait penser un peu au personnage interprété par Meryl Streep dans le film « Le Diable s’habille en Prada« , personnage inspiré de la célèbre Anna Wintour.

Quai d'Orsay one

La bande-dessinée a été adaptée au cinéma en 2013 avec Thierry Lhermitte, je n’ai pas vu le film. J’ignore pourquoi. J’ai dorénavant envie de lire le deuxième tome qui met en scène Arthur lors de son travail auprès du ministre pour rédiger le fameux discours à l’ONU (inspiré du discours de Villepin en 2003 où ce dernier annonçait le refus de la France de suivre les USA dans leur guerre en Irak).

J’ai aimé l’histoire mais je regrette encore le temps très court de lecture (10 minutes) et trois semaines après, j’ai oublié pas mal de choses, mais l’impression reste positive. Il faut dire que mon travail m’a amené (encore aujourd’hui) à travailler pour et au contact d’élus (je n’en dirais pas plus) et je connais bien cette atmosphère d’urgence permanente où chaque mot est soupesé et les traits de certains personnages aussi fantasques. Un mot sur le dessin tout de même : le trait de crayon est aussi percutant que le Ministre et j’aime beaucoup le soin apporté au choix des couleurs et du visage du Ministre.

Quai d’Orsay, Christophe Blain et Abel Lanzac, Dargaud, 2010

9 thoughts on “Quai d’Orsay

  1. Pour ma part, j’ai vu le film qui, pour une fois, m’a donné envie de lire la BD (mais je ne l’ai toujours pas fait, forcément…) Film que j’avais beaucoup aimé, soit dit en passant.
    (j’aime beaucoup les dessins – de ce que j’ai pu voir, bien sûr.)

  2. Oui ! Moi et la BD.. mais j’en avais beaucoup entendu parler et j’ai bien rigolé même si ce n’est pas au final mon coup de crayon préféré ! Je préfère la sobriété mais le Quai d’Orsay est tout sauf sobre 😉
    Une pensée pour toi : je suis retournée à la BM rendre des bouquins et je suis repartie avec 3 autres romans graphiques !!!

  3. J’ai vu le film et beaucoup aimé l’interprétation, notamment de Thierry Lhermitte, qui « est » vraiment Dominique de Villepin, et les coulisses du Ministère.

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