Parmi les miens ∴ Charlotte Pons

Premier billet lié au Prix Roman de la FNAC (mais dans les faits ttroisième lecture),  j’avoue que j’hésitais un peu à me lancer mais la quatrième de couverture (ici fournie) m’avait déjà donné envie. Il s’agit d’un premier roman signé Charlotte Pons et mon premier coup de cœur de cette sélection !

Pourtant l’histoire est dramatique, mais le roman est si bien écrit et l’histoire si touchante que je l’ai dévoré d’une traite, un dimanche après-midi. Manon a 37 ans, jeune maman d’un petit Tom, âgé de 8 mois, elle cache à son entourage son incapacité à aimer son enfant, une forme de dépression post-natale. Elle l’aime son fils, l’a désiré mais n’arrive pas à communiquer avec lui et son travail lui manque.

C’est alors que sa sa petite sœur, Adèle, l’appelle en urgence : leur mère, Elsa, 63 ans, a eu un grave accident de voiture. A l’arrivée à l’hôpital, les médecins sont très pessimistes – son cerveau est en état d’activité minimale. Plongée dans le coma, elle est proche de la mort cérébrale. Manon y retrouve sa famille : son père, un médecin peu expressif, sa sœur Adèle dont elle fut proche par le passé mais qu’elle ne voit pratiquement plus et son frère Gabriel (35 ans), qu’elle aime énormément mais qui souffre d’une maladie mentale.

Contrairement aux autres, Manon a peu d’espoir – elle ne peut s’empêcher de souhaiter la mort de sa mère. Celle-ci avait exprimé à plusieurs fois son souhait de ne pas être maintenue en vie, branchée à des machines. Mais Adèle et Gabriel l’accusent de vouloir « tuer » leur mère et les relations se dégradent rapidement au sein de la fratrie. A tel point que Gabriel et Manon en viennent aux mains. Le père doit intervenir et organiser des jours de visites afin qu’ils ne se croisent pas. Manon en profite pour s’installer chez son père, et laisser son mari gérer leur fils de huit mois. Le temps passe et l’état de leur mère se dégrade. Au point que l’hôpital ne veut plus d’elle. Contre toute attente, le père de Manon décide de la ramener à la maison.

Manon doit jongler entre sa vie personnelle, sa vie professionnelle qu’elle a mis entre parenthèses, son frère et sa sœur dont les rapports sont très tendus et ce père qu’elle aime mais qui reste une énigme. Dans la famille, on ne se dit jamais « je t’aime », on ne se touche pas. Jamais d’embrassades. Et qui est Elsa ? Cette mère dont finalement Manon ignore tout. Manon se confronte à cette femme qui ne l’a jamais aimée. Elle a toujours protégé Gabriel, bipolaire. Lors d’une crise, Gabriel a failli tuer sa sœur ainée à l’âge de 15 ans. Sujet tabou dans la famille.

Sa mère Elsa était norvégienne mais elle n’a rien transmis de ses origines, ni sa langue, ni sa culture. Enfant, Manon verra toutes ses questions restées sans réponse alors lorsqu’en voyant les papiers pour la prise en charge de sa mère, elle lit « de père inconnu » – les questions remontent à la surface ? Que fuyait Elsa ?

Un roman qui se lit comme une déclaration d’amour, d’un enfant à sa mère, à ses parents mais aussi d’une sœur envers son frère et sa sœur. Une famille loin d’être unie, où les silences sont nombreux mais qui, malgré les épreuves, saura enfin se regrouper pour faire front.

Un témoignage émouvant sur la perte de ses repères que sont nos parents. Un très beau texte que j’ai dévoré d’une traite. Un premier roman très maîtrisé. Une très belle surprise !

Le roman paraît en toute bonne librairie aujourd’hui.

♥♥♥♥

Éditions Flammarion, 2017, 130 pages

Désorientale ∴ Négar Djavadi

C’est dans le cadre du Prix Littéraire que j’ai reçu ce roman – j’étais ravie car je le voyais apparaitre ci et là sur les blogs. J’apprends en rédigeant ce billet qu’il s’agit encore d’un premier roman. Je devrais m’amuser à compter le nombre de premiers romans lus cette année ! Négar Djavadi est née en Iran dans une famille d’intellectuels opposants aux régimes du Shah puis de Khomeiny. Elle arrive en France en 1980 à l’âge de onze ans après un long périple à cheval avec sa mère et sa soeur à travers les montagnes du Kurdistan. Aujourd’hui, elle est scénariste et vit à Paris.

En découvrant ces faits autour de l’auteur, ce premier roman ressemble beaucoup à sa propre  enfance avec quelques nuances cependant. L’héroïne s’appelle Kimiâ Sadr et est DJ. Née à Téhéran en 1971, exilée à Paris à l’âge de dix ans, elle a très vite pris son indépendance et a vécu un peu partout : Berlin, Londres, Bruxelles avant de revenir à Paris, où désormais elle suit un protocole d’insémination artificielle. Kimiâ et son ami Pierre veulent un enfant. Les médecins ont accepté de commencer le protocole contre une promesse de mariage que Kimiâ ne cesse d’annoncer. Kimiâ ment. Alors qu’elle enchaine les rendez-vous auprès des médecins de l’hôpital Cochin, la jeune femme voit peu à peu son passé ressurgir. L’Iran, sa patrie qu’elle avait réussi à tenir éloignée pendant des années, revient à elle et elle ne peut plus arrêter le flot des souvenirs.

Kimiâ se souvient alors des premiers Sadr – de ce riche chef de clan, époux de 28 femmes dans les montagnes Perses à ses parents, son père Darius, un intellectuel opposé au régime et sa mère Sara, d’origine arménienne – la jeune femme réalise le parcours parcouru. Avec sa famille, la jeune femme nous raconte tout simplement l’histoire d’un pays la Perse – rebaptisée Iran à l’arrivée de Khomeiny et des « envahisseurs ».  Darius et son épouse étaient déjà des opposants bien avant que le régime ne chute en 1979, ils s’opposaient au Shah qui jouaient le jeu des puissances occidentales et avait laissé la corruption gangréner son pays. Darius ose ainsi écrire au gouvernement et signer de son nom. Sa femme, enseignante d’histoire à l’université est peu à peu isolée pour ses opinions politiques. Ils souhaitent le départ du Shah mais se méfient du retour de Khomeiny, exilé en France – cet homme ressemble à un futur dictateur. Et ils n’ont pas tort, en quelques années, les Sadr devront fuir dans des conditions terribles pour ne pas être exécutés par les hommes de l’Ayatollah.

Les Sadr étaient une famille d’intellectuels bourgeois qui rêvaient de la France – le père y avait vécu après avoir refusé un mariage forcé, il n’était revenu que dix ans plus tard et avait croisé Sara, de treize ans plus jeune – la seule femme qui lui avait enfin donné envie de se marier. Darius ne voulait pas d’enfant, il en aura trois : Léïli, Mina et Kimiâ. L’homme rêvait secrètement d’un fils et cela aurait porté une malédiction à la dernière (Kimiâ).  Les enfants apprennent le français et rêvent de ce pays des Droits de l’homme – le désenchantement sera fort à leur arrivée. Leur mère ne se remettra jamais de cet exil forcé. Elle avait publié ses journaux intimes où elle racontait sa vie de pestiférée du régime jusqu’à ce jour fatidique où Darius fut arrêté.  Arrivée en France, ses filles veulent oublier. Personne ne sait d’ailleurs prononcer le nom de Kimiâ, elle devient Kimy. Elle cache ses origines. La jeune femme, garçon manqué, s’émancipe très vite – elle trouve sa liberté en rejoignant le mouvement punk – l’alcool, les garçons – sa mère et elle arrivent au clash et Kimiâ claque la porte de la maison à l’âge de quinze (ou seize ans).

Mais ce que Sara ne comprenait pas, ou ne voulait pas comprendre, c’était que Mina, tout comme Léïli et moi, n’avait aucune envie de revivre ce passé (…) Nous n’arrivions tout simplement plus, chacune pour nos raisons, à nous confronter à ces images, ces évènements, ces anecdotes que le temps avait rendus aussi terrifiants qu’un cadavre en décomposition.

Elle n’y reviendra que longtemps après. La musique et quelques rencontres magiques la sauvent – et peu à peu la jeune femme découvre qui elle est. Elle a grandi à l’Iranienne, une famille très présente, six oncles (appelés n°1, n°2), des dizaines de cousins et surtout l’image permanente de « Mère ». Ce n’est pas Sara mais la mère de Darius, celle qui a eu sept fils. Celle qui a mis au monde sept fils aux yeux bleus. Les yeux bleus qui sont, selon elle, l’héritage des Sadr. Née au harem d’une jeune fille morte en couches, avec sa soeur jumelle, elle avait été remarquée par son père pour ses yeux bleus intenses.

Kimiâ est née à la maternité alors que sa grand-mère « Mère » meurt deux étages plus bas.

(…) J’avais l’impression étouffante d’être coincée dans un couloir étroit avec deux portes de part et d’autre, à jamais condamnées. Derrière l’une se trouvait l’Iran de mon enfance et derrière l’autre la France de mes illusions.

Bientôt mon prénom ne sera plus prononcée de la même manière, le « â » final deviendra « a » dans les bouches occidentales, se fermant pour toujours. Bientôt, je serai une désorientale.

Le roman de Négar Djavadi m’a un peu désorienté au départ – me retrouver dans un harem au début du 20ème Siècle puis dans une unité PMA à l’hôpital Cochin quelques pages plus tard peut surprendre. La narratrice raconte sa vie, celle de sa famille et de son pays, la Perse – un pays mythique, disparu sous les bombes (la guerre Iran-Irak) et disparu de l’histoire en changeant de nom.

J’ai fini par accrocher et j’ai vraiment aimé partir à la découverte de ce pays, et surtout les années entre la chute du Shah et la mise en place de la République Islamiste. On voit comment chaque régime s’installe et prive à nouveau les espoirs d’un peuple entier. Et puis ensuite, l’arrivée en France et le désenchantement. Les difficultés à s’adapter et s’insérer dans la société française. Evidemment, aujourd’hui on ne peut penser qu’aux réfugiés syriens, souvent issus des mêmes classes sociales qui ont du fuir leur pays.

J’ai aussi aimé le parcours compliqué de Kimiâ à travers l’Europe et surtout la découverte de sa sexualité. Le seul bémol vient peut-être d’un secret que la narratrice nomme « L’EVENEMENT » , mot toujours écrit en lettres majuscules. J’avoue que j’avais deviné une partie du secret assez rapidement en lisant le roman, même si j’ai été surprise par les circonstances lorsqu’elle se confie enfin. J’ai du mal à saisir ce choix – forcément c’est un évènement traumatisant mais l’appeler ainsi m’a paru un choix finalement peu judicieux et même contre productif. Et surtout ce roman n’a pas besoin de secret – ce n’est pas un polar. L’histoire se suffit à elle-même.

J’ai lu avant de rédiger ce billet l’avis très tranché de Mior et j’ai aussi lu que certains remettent en cause certains faits – mais je sais que la France a accueilli et soigné Khomeiny et l’a aidé à prendre le pouvoir. Pas très joli tout ça. Je pense que ce roman a sa place de nos jours avec la guerre en Syrie.

♥♥♥♥♥

Editions Liana Levi, 2016, 352 pages

 

La jeune fille et la guerre ∴ Sara Nović

Ce livre ne fait partie d’aucun challenge, ni même de mon programme de lecture. Il m’intéressait vivement pour des raisons personnelles, liées à cette guerre, à la Croatie et à l’histoire d’une jeune femme qui est partie en Amérique. Elle aurait pu être écrite par une de mes plus proches amies. Aussi, il me tardait de plonger dans cette lecture et lorsque j’ai vu qu’il était disponible à la BM, je n’ai pas hésité. Malmenant une nouvelle fois mon programme de lecture, j’avais glissé un roman dans ma valise que j’ai retiré pour y mettre celui-ci à la place.

Dans ma chambre d’hôtel, j’ai commencé ma lecture et j’ai du me forcer à la reposer pour garder le dernier tiers à lire dans le train vers la Cité des Ducs. Je l’ai terminé ainsi, dévorant chaque page. Il me tardait de vous en parler.

Sara Nović a 28 ans. Née en Croatie, elle s’est installée en Amérique et enseigne à New-York. « La jeune fille et la guerre » est son premier roman.

Zagreb, 1991. Ana Jurić est une petite fille de 10 ans, insouciante qui vit avec ses parents et sa petite sœur Rahela (8 mois) dans un appartement de la (future) capitale croate. Son monde est soudainement bouleversé lorsque la guerre éclate en Yougoslavie. Si les premiers temps, la capitale est épargnée par les combats, le déclin physique de Rahela inquiète vivement ses parents. Ils réussissent à obtenir un rendez-vous auprès d’une organisation non gouvernementale américaine installée de l’autre côté de la frontière, à Ljubljana en Slovénie. Le médecin américain diagnostique une grave maladie rénale qui nécessite une importante opération. En attendant, un traitement lui est prescrit. Au douanier qui leur pose la question : « souhaitez-vous vraiment retourner en Croatie ? » le père d’Ana répond oui. Hors de question de quitter leur pays même si les premiers raids aériens survolent la capitale. A chaque raid, les sirènes se déclenchent, et Ana, toujours accompagnée de son meilleur ami, se réfugie dans les abris. Les rations de nourriture se raréfient mais Ana le vit comme un jeu d’enfant. Il faut pédaler pour éclairer l’abri anti-atomique et les enfants adorent ça. Mais peu à peu, l’atmosphère change. Les parents d’Ana chuchotent beaucoup et se disputent souvent. La raison : Rahela dépérit à vue d’œil. Elle doit absolument partir à l’étranger pour être opérée. La petite famille s’entasse dans la voiture d’un voisin, direction le sud du pays et Sarajevo en Bosnie où la mission américaine les attend.

New York, 2001. Ana est étudiante à l’université de New York, en fac littéraire. La jeune femme, perturbée, désorientée tente de mener de front sa nouvelle vie et son passé. Un passé qu’elle tait. Son petit ami ignore tout et la croit américaine. Mais des signes la trahissent, ainsi son professeur ne lui fait lire que des livres sur des rescapés de guerre. Toutes les nuits, la jeune femme fait des cauchemars. Et lorsque le médecin de l’ONU qui l’avait aidée à l’époque de la guerre lui demande de témoigner à l’ONU, elle réveille en elle ce passé si redouté. Peu à peu, sa carapace craque de tous les côtés, et la jeune femme doit affronter son passé. Ana décide alors de retourner dans son pays natal afin d’affronter les fantômes de son passé et tenter de faire la paix avec sa propre histoire et celle d’un pays entier.

Le roman alterne aller et retour entre le passé, où la fillette de dix ans vit heureuse et le présent, où Ana cache son histoire.

Que dire ? Si l’histoire me touche personnellement, me rappelant énormément celle d’une amie, l’auteur signe ici une sublime histoire de résilience. Un moment très fort de lecture pour moi. L’auteur fait preuve d’une impressionnante maîtrise et délicatesse en abordant le personnage d’Ana dont la détresse m’a énormément touchée. Mais aussi ses espoirs, sa rudesse, sa ténacité et sa résilience qui lui a permis à l’âge de dix ans d’affronter le pire.

Souvenez-vous, nous avions le nez scotché devant nos téléviseurs à suivre cette guerre si proche et pourtant si lointaine. Si les lecteurs se souviennent plus des combats en Bosnie, et du siège de Sarajevo, il ne faut pas oublier la Croatie – premier pays attaqué par la Serbie de Mladić et Milošević.  Le pays fut coupé en deux. Puis la Bosnie sombra à son tour dans la guerre. Les forces françaises de la FORPRONU arrivèrent mais ne purent empêcher le massacre de Sebrenica. En Croatie et Bosnie, des camps de prisonniers furent constitués et les hommes étaient souvent massacrés. Je me souviens d’une photo d’un de ces camps montrant des jeunes hommes, le torse nu, aussi maigres que ceux des camps de concentration.

Ce que j’ai aimé ici, c’est qu’on voit la guerre à travers les yeux d’une enfant – qui ne comprend pas les tensions entre voisins, car la Croatie, comme tous les autres pays, était un pays multiethnique, Luka son ami est Bosniaque, les couples mixtes étaient courant. C’est finalement un voisin serbe qui viendra à son secours. La guerre n’a plus aucun sens. La haine est diffuse. Son retour au pays va d’ailleurs permettre à Ana d’être confrontée à la réalité : les Croates ont massacré les Serbes de la Krahina, une région croate où ils vivaient dans la paix depuis des siècles. Et les musulmans et les Croates (catholiques) se sont d’abord affrontés (Moštar) avant de s’allier contre les Serbes (orthodoxes). Ana sait que son nom de famille, Jurić trahit ses origines. Les Croates utilisent l’alphabet latin, les Orthodoxes l’alphabet cyrillique. La Yougoslavie de Tito tombe sous les balles, avec la famille d’Ana.

La survie d’Ana ne s’arrête pas lorsqu’elle foule le sol américain, elle dure bien au-delà. La romancière livre ici un roman très fort, avec un portrait d’enfants superbes – tous confrontés à la tragédie et la résilience, que ce soit celle d’Ana ou de ses amis restés au pays.

Son roman est une vraie réussite, du début à la fin. Un tour de force qui plonge le lecteur dans la guerre mais aussi la force à affronter sa propre personne dans un miroir : comment la guerre nous façonne-t-elle ? Sara trouve du réconfort dans la littérature qu’elle étudie et les choix de lecture de son professeur. Grâce aux livres, elle peut mettre des mots sur ses traumatismes.

J’ai aimé chaque chapitre, chaque phrase et les dernières pages sont sublimes. J’ai pensé un temps qu’il s’agissait d’un roman autobiographique, tant il est saisissant de vérité, mais non – l’auteure est plus jeune mais elle s’est appuyée sur les témoignages de ses amis et de sa famille.

L’autre réussite du livre c’est le portrait de son pays, des us et coutumes que j’aime tant là-bas, des jeux au trg (square), des décorations de Noël, des chants, du changement des saisons, des vacances au bord de l’Adriatique.

J’ai découvert ce pays alors que la guerre sévissait encore ci-et-là. J’étais jeune et j’avais décidé d’accompagner mon amie, réfugiée aux États-Unis. Nous avons été accueillies par la FORPRONU à l’aéroport, puis nous avons traversé le pays, accompagnées par les militaires à certains endroits, nous avons traversé des villages détruits, des maisons défigurées par les trous de mortiers. J’ai un profond sentiment d’attache envers ce peuple et j’ai toujours eu honte de mon pays. Depuis, la Croatie est devenue un pays de tourisme, où des millions de Français passent leurs vacances chaque été. Rien de tel que l’eau turquoise, les bateaux de pêche, les sardines grillées et les tomates fraiches. Difficile de penser lorsqu’on croise le regard des habitants qu’ils ont connu la guerre, la famine, la peur, les camps. Mon amie a connu tout ça. Après avoir longtemps étudié le Russe, c’est elle qui m’a donné envie d’apprendre sa langue, encore plus jolie. Molim te.

Je vais m’empresser de lui parler de ce livre et  je vous encourage à le lire !

♥♥♥♥♥

Éditions Fayard, The Girl at war, trad. Samuel Todd, 320 pages