Miscellanées

De retour pour un billet un peu particulier mais dont le sujet reste quand même principalement les livres !

1. Mon premier livre audio

Je n’avais jamais essayé d’écouter un livre – je lis. Mais après avoir lu pas mal d’avis (tout et son contraire) sur la chose, je me suis laissée tenter par l’offre d’essai gratuite d’Audible. Il existe plein d’appli pour écouter des livres audio sur votre smartphone, je me suis renseignée mais vu qu’il s’agit d’un essai, j’ai choisi le plus cher pour son offre gratuite de 3 mois. Il faut dire aussi que j’avais envie d’écouter des acteurs professionnels. Jennifer (dont je vous parle juste après) a adoré écouter la pièce de Shakespeare, The Tempest, interprétée par le grand Ian McKellen (Gandalf et Memento).

J’ai choisi celui que j’avais déjà repéré en amont : The Handmaid’s Tale de Margaret Atwood – récemment adapté en mini série et traduit La servante écarlate en français.  Je ne vous parlerai pas ici du roman, je prépare un billet à son sujet mais je veux revenir sur le fait d’écouter un livre.

En premier lieu, j’ai eu un choc en lisant « 12h d’écoute » (au final c’est moins, car il y a les notes historiques, les remerciements et une interview de près d’une heure) – il a fallu que je m’adapte au rythme de l’actrice, qui n’a pas mon rythme de lecture. Je lis vite. Mais très rapidement, j’ai aimé ce tête-à-tête, entendre sa voix, la retrouver, que ce soit en voiture (peu de trajets), ou dans les transports en commun ou en promenant mon chien. Et finalement j’ai enchainé les chapitres, mais assez irrégulièrement – il m’aura fallu presque 18 jours (certains jours je n’ai rien écouté) pour le terminer. Donc plus long qu’un livre lu normalement, mais je n’ai jamais oublié l’histoire ou les personnages.

Enfant, j’adorais qu’on me raconte des histoires et finalement, je crois que j’ai retrouvé ce plaisir !

Cependant, je tiens à dire que :

  • J’avais choisi aussi cette histoire pour l’actrice qui interprète le rôle principal et la narratrice dans le roman, il s’agit d’une de mes actrices préférées Claire Danes (ah oui, je l’ai « écouté » en anglais) et je n’ai pas été déçue, une diction parfaite et un jeu envoûtant.
  • J’ai choisi un livre connu et sérieux et où l’actrice interprète le personnage principal, narrateur, qui raconte une partie de sa vie. Et je dois l’avouer : le format audio est parfait pour faire ressentir les émotions, les joies et les craintes que ressent le personnage principal.

Je me suis posée la question d’un livre, par exemple, Howards End, où les descriptions sont très nombreuses et les dialogues moindres, et les personnages plus nombreux. Je vais retenter l’expérience. Si vous êtes curieux, et que vous comprenez bien l’anglais, voici le lien où vous pouvez écouter un extrait.

Au final, j’ai beaucoup aimé et pour la première fois, j’ai pu, d’un côté suivre l’histoire d’Offred et de l’autre continuer à lire des romans. Car d’habitude, c’est un seul roman à la fois, je suis toujours jalouse de celles qui lisent plusieurs livres à la fois. Mais là aucun souci, mon cerveau conserve toutes les données 🙂

Petit ajout de dernière minute : je n’avais aucune idée que j’étais à la fin du roman, contrairement à un livre papier ou même numérique (avec le nombre de pages lues et à lire), j’ai été surprise lorsque le livre a pris fin. Même si la fin est une fin (elle me convient), reste qu’avec un livre papier, je me prépare mentalement à quitter un roman. Ici, ce ne fut pas le cas.

J’ai pu obtenir gratuitement via Audible les Contes de la Terreur de Sir Arthur Conan Doyle (lus en français). Je vais voir ce que ça donne sinon je pense écouter Ian McKellen car j’adore sa voix et Shakespeare, c’est un gage de réussite, non ? Et vous, écoutez-vous des livres audio ?

       2. L’addiction en marche

En janvier dernier, dans un précédent billet, je vous avais parlé de ma découverte d’un monde nouveau : les booktubers. Ces passionnés de livres qui ont décidé de choisir le format vidéo pour communiquer. J’avais découvert Hajar et je croyais m’en satisfaire mais que nenni. Aussi, j’ai décidé de vous présenter les autres booktubers en vous prévenant cependant, que tous communiquent en anglais.

En aparté, sachez que si l’immense majorité des booktubers sur YT sont fans de fantasy ou de YA (livres jeunesses) et sont très jeunes. Mais il y a encore quelques âmes qui aiment comme moi la fiction (romans et nouvelles, classiques et contemporains). Il faut juste bien chercher. Ils ou elles se présentent souvent bien installés devant leur immense bibliothèque (où j’ai envie d’aller fureter) avec un café à la main.

De vrais pros, exceptée Jennifer qui a ravi mon cœur. Étudiante en littérature comparée, ses critiques (positives ou négatives) sont impressionnantes de qualité, de recherche et d’humour. Pour aller sur leurs sites, il suffit de cliquer sur l’image.

Jennifer tient le blog Insert Literary Pun est un peu à part dans ce monde parfait. Américaine, la jeune femme est actuellement au fin fond de la Russie où elle enseigne l’anglais. Ici, pas de jolie bibliothèque mais une pièce lugubre, peu de livres car elle lit principalement sur sa Kindle. Jennifer aime les classiques victoriens mais aussi les romans contemporains – elle suit cette année le Prix Baileys Women Prize for Fiction (un prix britannique qui récompense obligatoirement une romancière dont le livre a été publié en anglais et au Royaume-Uni) et en parle régulièrement sur son blog. Celui-ci est tout récent et j’ai donc vu toutes ses vidéos. Pour ceux qui doutent de leur anglais, elle n’a pas d’accent particulier.

Et YT permet d’actionner les sous-titres, en sachant qu’ils fonctionnent comme sur Google donc parfois la traduction est totalement ratée mais ça peut quand même être utile.

J’adore les vidéos où elle parle des livres qu’elle n’a pas aimés car elle analyse tellement bien le roman tout en vous faisant rire, un exercice difficile mais toujours réussi.  Le lien pour sa dernière vidéo négative est ici.

Mercedes (ce prénom me fait toujours sourire) est à l’inverse une professionnelle, son blog Mercysbookishmysings a quatre ans et elle a près de 28 000 abonnés.

Son  accent anglais est très prononcé (surtout pour une Américaniste comme moi) mais depuis je le trouve même charming.  Elle a créé sa propre box de lecture (Moth Box) et possède une PàL immense. Elle suit en partie le Bailey’s Prize et surtout est passionnée, comme moi, de nouvelles donc je pioche beaucoup d’idées de lecture chez elle. Elle lit aussi beaucoup de bande-dessinées. J’ai noté beaucoup de livres même si nos goûts divergent parfois.

Adam a lancé son blog Mementomori en décembre 2015 – il est originaire de Seattle et est un sale gosse sur la toile. Je plaisante à peine. Chaque année, il se fixe comme challenge personnel de lire toutes les oeuvres d’un même auteur, l’an dernier c’était Cormac McCarthy, cette année c’est Faulkner et il rend compte des ses vidéos intitulées « What the Faulk? » (tous ceux qui parlent un peu anglais auront saisi le jeu de mot).

 Il aime les romans très noirs, et lire des polars de quatrième zone pendant ses vacances. Il a aussi choisi de lire les Prix Pulitzer et même le Bailey’s Prize – forcément il se moque un peu des fictions « romantiques » mais adore les femmes écrivains.  Je le trouve parfois un peu désinvolte mais on a beaucoup de goûts en commun. Sinon, c’est le prototype de l’Américain de la côte Ouest, il adore goûter des boissons improbables, lire dans des cafés vegan et hipster de Seattle, porter des beanies.  Son accent est l’accent mainstream américain.

Je suis trois autres blogueurs dont une que j’adore mais elle semble malheureusement avoir appuyé sur la touche pause. Je vous en reparlerai dans un prochain numéro. Pas de booktubers français, me direz-vous. J’ignore pourquoi mais aucun de ceux que j’ai croisés ne m’a plu.

         3. Prix Roman FNAC

Une surprise totale ! Je suis quand même adhérente FNAC depuis .. des lustres. J’avais joué très vite (un simple questionnaire) puis j’ai totalement oublié. Et samedi une grosse enveloppe dans la boîte aux lettres. Surprise : 3 livres (apparemment ça peut aller jusqu’à 5) à lire avant le 3 juillet.

On doit laisser nos critiques sur un site dédié. S’agissant d‘épreuves non corrigées, les livres ne sortiront qu’en août, aussi la FNAC exige la confidentialité. Je n’ai pas le droit de vous communiquer le nom des auteurs, ni les titres – mais sachez je ne les avais jamais lus. Depuis, j’en ai déjà lu un que j’ai bien aimé, je connaissais l’auteur de nom. Tous des auteurs sont francophones (enfin je crois).

Les derniers gagnants étaient, en désordre, Delphine de Vigan avec Rien ne s’oppose à la nuit ou Gaël Faye avec Petit Pays.

Je vais sauvegarder mes critiques sur WP et à leur sortie officielle en librairie, je les publierai ici.

C’est assez intriguant de faire tout ça secrètement 🙂  D’autres heureux élus ?

Miscellanées

  1. Salon du livre à Paris

Juste pour vous confirmer ma présence au Salon du Livre le samedi 25 mars prochain.  Une journée qui commencera fort bien puisque je suis invitée à une rencontre avec l’auteur nigérian, Leye Adenle. Je suis ravie ! J’en ai profité pour ressortir son roman que j’avais beaucoup aimé l’an dernier et préparer quelques questions. J’avais oublié que mon chaton Marnie en avait profité pour mordiller joyeusement la couverture ! Tant pis …

Ensuite, j’ignore encore mon programme. Je pense me promener dans les allées au gré de mes humeur, j’ai quand même noté la venue de Louise Erdrich , Philip Meyer et d’Antonin Varenne (dont je viens de lire 2 romans)  ♥.

Et surtout j’espère croiser quelques ami(e)s blogueur(ses)s !! Pour arpenter les allées ensemble ou faire la pause café ou déjeuner ? ou même après. Cela serait sympa si on peut déjeuner ensemble ou prendre un café. Je reste à Paris le soir-même, je repars le lendemain matin. Faites-moi signe ! Le salon est grand…

J’arrive la veille mais je veux profiter de cet après-midi là pour aller .. oui, je sais – dans une ou deux librairies ! J’en ai déjà une en tête.

     2. Chimamanda Ngozi Adichie

Chimamanda Ngozi Adichie est une écrivaine nigériane. Elle est originaire d’Abba, dans l’État d’Anambra, mais a grandi dans la ville universitaire de Nsukka, où elle a fait sa scolarité. À l’âge de 19 ans, elle quitte le Nigeria pour les États-Unis où elle fait de brillantes études.

Son premier roman, « L’hibiscus pourpre » – dans ma PàL – a été sélectionné pour l’Orange Prize et pour le Booker Prize. « L’autre moitié du soleil » a reçu l’Orange Prize. Elle publie « Americanah «  en 2014, le parcours d’une jeune Nigériane partie étudier aux États-Unis, et qui sera confrontée au racisme et à la discrimination. Un roman qui m’avait beaucoup marqué à sa lecture.

Partout dans le monde, la question du genre est cruciale. Alors j’aimerais aujourd’hui que nous nous mettions à rêver à un monde différent et à le préparer. Un monde plus équitable. Un monde où les hommes et les femmes seront plus heureux et plus honnêtes envers eux-mêmes. Et voici le point de départ : nous devons élever nos filles autrement. Nous devons élever nos fils autrement.

J’ai acheté le Folio à 2 € et lu il y a plusieurs semaines « Nous sommes tous des féministes » suivi de la nouvelles « Les Marieuses ». J’ai beaucoup aimé ma lecture. L’auteure y aborde le sujet des droits des femmes avec lucidité et humour.

En lisant ce livre, j’ai découvert que la romancière avait donné une série de conférences dont l’une est disponible sur l’Appli TED. Il s’agit de la conférence « The danger of a single story « .

Cette application recense des milliers de conférences passionnantes, sur tous les thèmes inimaginables. TED est disponible sur iTunes (pour iPhone et iPad) mais aussi sur Android. J’en parle car je suis fan (comment se cultiver gratuitement).

Je viens d’aller vérifier, elle est bien sous-titrée en français et dure près de 19 minutes. Je vous invite vraiment à la regarder, son regard est si lucide et pertinent sur notre société, et la culture nigériane dans laquelle elle a grandi (une famille plutôt aisée avec des domestiques).  Pour ceux qui n’ont pas cette appli, vous pouvez la voir sur Youtube en entrant le titre de la conférence et la première vidéo de la liste des réponses à votre recherche propose les sous-titres en français.

Elle a également donné une conférence plus longue (30′) sur We all should be feminists en 2013. En entrant ce titre sur Y., vous la trouverez aussi (en anglais, c’est certain).

       3.  Mauves en noir

L’an dernier, un méchant virus m’avait empêché d’y aller mais cette année, je compte bien faire un tour au festival Mauves en noir qui se tiendra à côté de chez moi du 8 au 9 avril prochain.

Présentation en leurs mots : Mauves en Noir est le festival du roman noir et du polar organisé chaque année à Mauves-sur-Loire près de Nantes dans un cadre verdoyant et une ambiance conviviale – ce n’est pas le Quai du Polar à Lyon (l’an prochain?) mais il a le mérite d’être par chez moi et de tenir la route et cette année, Gallmeister y envoie l’un de ses troublions, Todd Robinson. J’ai aussi noté les noms de Patrick Dewdney, Ian Manook, Marin Ledun et Jeremy Fel (je veux lire son livre depuis si longtemps). Mais il y en a plus ! Bref, ce n’est pas sérieux après le Salon du Livre et mon craquage, mais comment voulez-vous faire ?

Voici le lien vers leur site : Festival Mauves sur Noir.

      4. Ménage de printemps

A propos de ce gros craquage de slip – à savoir plus de 45 livres achetés, j’avoue qu’ils attendaient sagement de rejoindre mes bibliothèques. Malheureusement, celles-ci étaient déjà pleines. Le soleil et les fleurs ayant pointé le bout de leur nez, il était donc temps, comme l’an dernier, de procéder à un ménage de printemps.

J’ai donc inspecté mes trois bibliothèques et devant chaque livre, la question à dix mille euros :  je te garde ou pas ? En sachant, qu’il y a en fait plusieurs sous-questions (je tutoie mes livres) :

  • Livre déjà lu :  fais-tu partie de mes coups de ♥ ? Aurais-je un jour envie de te relire ? Ta présence dans cette étagère est-elle indispensable ? Si oui, ton édition est-elle la plus belle ? Ou disons, si tu n’as pas bonne mine, puis-je me procurer une édition plus récente ou au contraire, j’adore ta couverture rétro ?
  • Livre non lu : tu as attends ton tour depuis combien de temps ? Pourquoi es-tu toujours là ? Vais-je un jour te lire ? Es-tu là parce que tu es un livre renommé et donc je me dis que je dois te lire ou au contraire es-tu un achat lié uniquement à la quatrième de couverture qui a pincé mon intérêt ?
  • Si tu es un classique, méfies-toi, je préfère les versions récentes (Folio) pour les classiques français, et je te retrouverai toujours, non ?

A l’issue de ces questions, une quarantaine de livres ont quitté mes étagères. De nouvelles vies les attendent. L’an dernier, ils étaient aux alentours de 110 mais c’était mon premier tri en six ans.

Et cela m’a permis du coup de dépoussiérer mes bibliothèques (et oui, cette maudite poussière se fourre partout) et de mettre au premier rang les livres à lire.  Un tri dans ma bibliothèque de livres anglophones m’a permis d’y intégrer tous les nouveaux et même d’avoir un peu de place en plus.

Bon, je parle un peu vite sur la place faite, vu que je viens de vous parler de deux salons du livre à venir et d’une ou deux librairies également…  Vous devez bien rigoler en me lisant 🙂

Enfin, comme l’an dernier, je pense donner la totalité à Emmaüs ou faire moitié-moitié pour donner l’autre à la Ressourcerie. J’avoue qu’en repiochant dans les 3 sacs hier, j’ai ressorti 7 livres – je sais c’est mal, mais je pense que ma mère pourrait aimer les lire et parmi ces romans, deux que je n’ai pas lus mais qui sait ?

Miscellanées

  1. Salon du livre à Paris

Oh tristesse de me souvenir que le Festival America ne reviendra par chez nous qu’en 2018…  D’ici là, il faut bien s’occuper. Cela fait deux ans environ que j’ai grâce à ce blog découvert les salons consacrés à nos objets préférés, les livres.  Et je me souviens du plaisir de pouvoir enfin mettre des visages sur des noms lors du Festival America. J’étais comme une groupie qui rencontrait ses idoles 😉

Aussi, c’est une bonne raison d’aller à Paris en mars mais j’ignore si je serais seule à m’y rendre ! Car au vu des dernières éditions (l’avant-dernière plus particulièrement), le salon du livre de Paris, anciennement adoubé par les blogueurs avait désenchanté certains d’entre vous. 

Le salon a lieu du 24 au 27 mars prochain à la Porte de Versailles (jamais été .. désolée Eva !). J’ignore comment il fonctionne, le site Internet a le mérite d’être plutôt exhaustif de ce côté-là mais j’ai peur de me sentir un peu perdue.

Aussi, je viens aux nouvelles ? Ai-je une chance de vous croiser ? De partager une heure voire plus à vos côtés ? De se retrouver un soir pour discuter ? Boire un verre ?

Pour ma part, la Nantaise que je suis pense faire comme pour le Festival America : réserver deux nuits d’hôtels (vendredi et samedi) et repartir le dimanche (après midi). Un hôtel à proximité du salon car j’aime bien marcher (sauf si c’est pas un coin pour…).

Je suis d’ailleurs preneuse de conseils pour dénicher un hôtel sympa, pas trop cher, dans le coin, je compte réserver cette semaine car les places partent vite. Je ne connais pas du tout ce coin de Paris (oui je connais mieux certains coins d’Amérique ..) aussi je suis preneuse d’infos. Je viendrai en train et je me débrouille bien en métro 😉

L’invité d’honneur cette année est le Maroc, l’occasion de découvrir des auteurs originaires du joli pays d’Hajar. J’ai fait un de mes plus beaux voyages de tout les temps là-bas ..

Bref, j’attends de vos nouvelles pour me décider rapidement les amis !

           2.  Résolutions 2017

Bon, avouons-le de suite : mon unique résolution (faire baisser ma PàL) vient de prendre un sérieux coup dans l’aile ! Sauf si j’arrive soudainement à lire trois livres par jour ! Je compte d’ailleurs partager bientôt avec vous une chronique que j’avais depuis quelque temps réussi à mettre de côté : un craquage de slip en bonne et due forme ! Oops…

Il faut dire que 1/ la rentrée littéraire de janvier est irrésistible  2/ vous êtes de sacrés coquins en publiant des chroniques alléchantes sur des romans que je n’avais pas ..et….

Puis surtout le cheminement s’est fait pendant les vacances de Noël : j’ai réalisé que je lisais beaucoup moins en anglais or j’adore ça – il y certains auteurs comme Daniel Woodrell ou J.D Salinger () et bien d’autres auteurs « classiques » américains ou britanniques que je ne lis qu’en anglais. J’ai donc décidé de lire beaucoup plus en anglais cette année. Mais rassurez-vous, la majorité de ces romans « datent » et ont déjà été traduits en français.  Simplement, lire en anglais me manque ..   

Et ce manque, vous l’aurez deviné, je l’ai un peu comblé ces derniers temps en faisant chauffer la carte bancaire ! Et si pendant longtemps, il était difficile de trouver des livres récents anglophones (on trouve toujours les classiques, de Shakespeare à Austen), on peut dorénavant dénicher les tous derniers romans et à Nantes !

J’ai du passer encore une bonne heure et demie à regarder chaque livre en anglais à la librairie Durance () l’autre jour ! A tel point que le libraire a fini par me dire (en me voyant prendre un livre, le reposer, revenir le prendre, en choisir un autre, revenir encore sur mes pas…) « difficile de choisir, hein? » ! Oh oui et ensuite j’ai découvert les best-sellers du moment et j’ai failli m’évanouir ! 

J’avais aussi repéré d’autres titres au fil de mes pérégrinations sur la toile et j’ai commandé sur plusieurs sites, souvent des auteurs peu connus ou s’agissant d’un premier roman. Mais aussi des classiques (j’appelle des classiques également les romanciers ayant vécu à la première moitié du 20è S.) que vous aurez sûrement déjà lus !

Enfin, une raison à ce craquage in English, une blogueuse particulière que j’ai déjà citée dans ce billet : Hajar.

         3. Le cas Hajarien

Mon histoire avec Hajar  remonte finalement à assez longtemps. A l’époque je lisais à nouveau régulièrement et je songeais à me lancer dans un blog entièrement dédié aux livres, mais j’ignorais comment m’y prendre. Je suis donc allée sur plusieurs sites de blogueurs (vous !!!!!) et l’un d’eux m’a amené jusqu’à l’ancien blog d’Hajar. Je me souviens que j’étais ravie de trouver une personne qui lisait aussi en anglais et j’étais impressionnée par ses choix très éclectiques.

Puis Hajar a mystérieusement disparu de la blogosphère, enfin de la mienne. Pour réapparaître un jour sur un autre réseau social, à mon plus grand plaisir (je crois l’avoir pistée en voyant son nom apparaitre dans un commentaire). La voilà donc sur un réseau social (F….B). Et finalement, je découvre qu’elle est en fait toujours présente mais sous une autre forme : le vlog. (en anglais : booktuber).

J’en avais déjà parlé ici : je ne suis pas du tout sensible à ce format, et même en lisant le billet de Marie-Claude qui présentait l’un d’eux il y a quelque temps, je restais imperméable à leurs chroniques. Il faut dire que même en cherchant sur Y. d’autres blogueurs littéraires, je me retrouve souvent avec des adolescentes fans de fantasy ou de Young Adult Lit. Rien de mal, mais ce n’est tout simplement pas mon monde 😉

Il y a dix jours environ, je suis allée voir ce fameux vlog d’Hajar et là bien m’en a pris ! J’ignore quel sort elle a réussi à me jeter depuis le Maroc, mais j’ai tout de suite accroché et j’ai passé des soirées entières à regarder ses dernières vidéos (qui existent finalement depuis très longtemps…). J’ai découvert beaucoup de lecteurs communes et des auteurs que j’affectionne comme Ali Smith, le fait qu’elle liste en français et en anglais, qu’elle aime autant les librairies- bref, docteur :  je suis accro. J’ai donc à nouveau quinze ans, au secours 😉

Bon, elle me bat à plate couture : elle lit en trois langues (où est donc passé mon russe ???), adore les essais philosophiques (et moi aussi mais au lycée …) .. et  elle est largement responsable de l’article 2 de ce billet Miscellanées.

Rassurez-moi : vous aussi vous regardez des vlogs ? Je sais que le Rouquin (c’est son nom je crois) est très connu et que Marie-Claude est accro à ses chroniques, mais comme je vous l’ai dit, mes connaissances en la matière s’arrêtent là.

J’aimerais avoir son avis sur des auteurs marocains si je vais au salon du livre à Paris en mars prochain (vous voyez tout est lié dans ce billet!).

PS : Mior, tu avais raison en m’imaginant beaucoup plus jeune que mon âge 😉
PS bis : Marie-Claude, tu restes la number One, ta number one fan 😉