Holidays !

A l’heure où vous lirez ces lignes, je serai déjà dans l’avion direction … la Guadeloupe !

Je suis chanceuse car j’ai une excellente amie qui a eu la bonne idée de s’installer là-bas. Fort heureusement sa maison a été épargnée et depuis quelques jours tout fonctionne à nouveau normalement. Et je vous avoue quelque chose : même si nous allons devoir modifier notre programme, je m’en fiche : j’ai besoin de REPOS. Forcément, je dois emporter dans ma valise quelques lectures, et vu que je vais avoir l’esprit libre, je risque de lire énormément, sauf si le rhum détruit trop de neurones…

♦ Dans ma valise ♦

J’ai déjà lu deux romans de Donna Tartt : Le maître des illusions et Le Chardonneret (♥)  mais Marie-Claude (Hop sous la couette) ne jure que par celui-ci dont le titre, peu visible, est Le petit copain.

Dans une petite ville du sud des États-Unis, Harriet Cleve Dufresnes grandit dans l’ombre d’un frère décédé, retrouvé pendu à un arbre du jardin. Un meurtre non élucidé qui a anéanti sa famille.Imprégnée de la littérature d’aventures de Stevenson, Kipling et Conan Doyle, Harriet décide, l’été de ses 12 ans, de trouver l’assassin et d’exercer sa vengeance. Avec, pour unique allié, son ami Hely. Mais ce que Harriet et Hely vont découvrir est bien éloigné de leurs jeux d’enfants : un monde inconnu et menaçant, le monde des adultes…

864 pages : un page turner parfait pour l’avion 🙂

J’ai eu la chance de remporter un livre cette année dans le cadre du Prix Les Matchs de la Rentrée Littéraire, et ce livre me tentait énormément :

Dans une ancienne région minière des Appalaches ravagée par la pauvreté, l’ombre de Nitro Mountain s’étend sur la cohorte de laissés pour compte, junkies, piliers de comptoir, vauriens et marginaux sublimes qui y vivent. Jones, un musicien bluegrass qui se donne avec son groupe dans des bars glauques, prend sous son aile Leon, un jeune homme paumé qui ne se remet pas de sa rupture avec la séduisante, torturée et bouleversante Jennifer. Celle-ci a eu la mauvaise idée de tomber sous la coupe d’Arnett, un truand psychopathe aussi terrifiant que fascinant, reconnaissable au tatouage Daffy Duck qu’il porte au cou. 

J’ai commandé ce livre il y a deux mois en lisant des avis très positifs sur un site américain – David Grann est l’héritier de Truman Capote. Journaliste au New Yorker, il a publié The lost city of Z , véritable best-seller et qu’il faut que je lise un jour.

Dans les années 20, la nation indienne Osage, en Oklahoma, devient soudainement très riche lorsque des gisements de pétrole sont découverts sur leur réserve. Mais, un par un, ils furent assassinés, certains tués avec des armes, d’autres empoisonnés. Il fallut attendre le 24ème meurtre pour que les autorités fédérales s’y intéressent enfin. Ce fut la première grosse enquête du FBI. Edgar J.Hoover engagea un ancien Texas Ranger, Tom White, pour découvrir la vérité. Celui-ci employa des méthodes jusque là jamais utilisées (dont l’infiltration) et mit à jour l’une des plus sinistres conspirations de l’histoire américaine. David Grann revisite ici une série de crimes dans laquelle les gens furent tués de sang froid. Ce livre est un chef d’oeuvre de la « non fiction », à chaque pas, l’investigation dévoile les pires secrets. Un récit à la fois passionnant mais également profondément dévastateur. 

Surprise de dernière minute : il vient d’être sélectionné dans les Essais pour le National Book Award et Martin Scorsese l’adapte au cinéma avec Robert de Niro. Une raison de plus pour le lire !

Enfin, deux lectures qui n’étaient pas prévues au programme, un très joli cadeau,  mais que je suis ravie de pouvoir emporter avec moi, j’avoue que je trouve les couvertures magnifiques, n’est-ce pas ? Un roman finlandais et un roman zimbabwéen (mon premier!) dont les deux sujets sont en totale adéquation avec mes goûts 😉 Les avez-vous lus ?

Russie, 1925. Ilya, Klara et Lavr ont fui leur pays, la Finlande, pour s’installer au royaume de la liberté, jurant de ne jamais en repartir et laissant derrière eux leur nom, leur langue, tout ce qu’ils possédaient. À Petrograd, chacun peut se réinventer. Les rues sont pleines d’enfants sans abri ; Klara commence à travailler dans un refuge, où elle s’efforce d’en sauver quelques-uns.

Mais quand Petrograd est rebaptisée Leningrad, la vie devient dangereuse pour Klara et son entourage. L’utopie et les rêves, la fraternité et l’amour s’effacent peu à peu, tandis que s’élève au cœur de la ville la haute tour de la Grande Maison, surveillant tout et tous. 
L’auteur évoque avec pudeur le basculement de l’élan révolutionnaire dans la Grande Terreur et fait la part belle à ce qui en chacun résiste ou trahit, s’avilit ou grandit, quand le monde alentour devient une machine à broyer.

Un chef d’oeuvre finnois qu’il me tarde de découvrir ! J’ai adoré mon séjour en Finlande.

Alexander Lester est un auteur que j’avais envie de découvrir et après avoir lu deux auteurs sud-africains, j’ai envie de découvrir de nouveaux auteurs africains anglophones.

Rhodésie, années 1970. La colère gronde dans cette ancienne colonie britannique devenue indépendante, mais restée aux mains des Blancs. Alors qu’une guerre civile sans précédent s’apprête à ravager le pays, le jeune Wayne Roberts, fils d’un puissant propriétaire terrien rhodésien, n’a qu’une obsession : sauver Msasa, la ferme familiale dont il doit un jour hériter. Il y consacre tout son temps, pendant que son jeune frère Patrick préfère au dur labeur les romans d’aventures.

La guerre achève d’éloigner les deux frères : Wayne veut à tout prix défendre la terre familiale contre les nationalistes africains, tandis que Patrick estime que les terres doivent être rendues au peuple shona. Ce sera le début d’une plongée dans la violence que rien, et surtout pas leur irrépressible besoin de vengeance, ne pourra arrêter. Le sang qui les lie pourra-t-il les réconcilier un jour?

Je vais tenter de vous faire un peu voyager avec moi en particulier son mon compte Instagram (si je comprends comment fonctionnent les stories!) et j’ai prévu de publier plusieurs billets en mon absence donc je ne disparais pas totalement. Mais je serais évidemment moins présente 😉

A très bientôt !

Electra

Petit tour en librairie à Paris

Venir au Salon de Paris était déjà très prometteur, mais j’avais envie d’aller à la découvert des librairies parisiennes, et plus particulièrement des librairies anglophones.  J’avais forcément en tête de liste la célèbre librairie Shakespeare and Company – et elle fut ma première destination.

J’ai vu plusieurs reportages sur cette librairie, son histoire, ses protagonistes et puis j’ai lu et adoré le livre de Julia Kerninon qui racontait comment, en échange de la promesse d’arrêter de sucer son pouce, sa mère l’a emmenée dans cette librairie qui fut une révélation pour elle. J’ai donc adoré me promener au sein des rayons, grimper les petits escaliers en bois, admirer les alcôves et sentir les vieux livres que d’autres ont feuilleté et aimé avant nous.

La librairie ne vend que des livres neufs, les récents et les classiques – j’avoue  avoir eu cependant une légère déception en voyant le nombre restreint d’exemplaires de l’œuvre de J.D Salinger !  Mais sinon, c’est quand même le paradis à condition de lire en anglais, évidemment. J’ai finalement jeté mon dévolu sur un seul roman que je cherchais depuis longtemps, et l’édition était très belle.

La librairie offre aussi l’occasion de se poser autour d’un café. J’ai aimé le fait de pouvoir utiliser à ma guise les échelles afin d’atteindre les livres rangés en hauteur. J’ai évidemment hésité maintes fois à repartir les bras chargés tant la tentation était forte ! Mais j’ai su résisté. Du moins, ici.

Shakespeare & Company
37 rue de la Bûcherie Paris V – Site Internet

The Abbey Bookshop

Mon parcours m’a ensuite emmené dans une autre librairie anglophone,  The Abbey Bookshop – une bouquinerie canadienne ce coup-ci ! J’avais noté l’adresse de ce Canadien anglophone qui a empilé plus de 35 000 titres, en livres neufs et anciens. L’endroit est vraiment magique, malheureusement, tous les romans ou presque que j’ai remarqué étaient des titres neufs. La partie livres d’occasions, la seule que j’ai vue du moins, avait un choix restreint et des livres en très mauvaise condition. Refroidie par les prix, j’ai donc fait demi-tour sans rien acheter. Le lieu reste quand même à découvrir.

The Abbey Bookshop
29 rue de la Parcheminerie Paris V – Site Internet (pas mis à jour depuis 2009)

Gilbert Joseph

J’ignorais l’existence de cette librairie célèbre jusqu’à ce que Hajar raconte son voyage à Paris et ses nombreux achats chez eux (et qu’Eva m’explique ensuite le fonctionnement pour les livres d’occasion, merci!). J’avais pris soin de noter dans mon carnet une liste d’auteurs classiques et contemporains anglophones et j’ai décidé de m’y tenir, et tant mieux pour mon porte-monnaie ! Clairement, j’ai du rester deux heures là-bas, en regardant chaque livre – je crois que j’ai légèrement énervé l’un des vendeurs. Il faut dire que leurs bibliothèques ne sont pas assez profondes pour contenir deux rangées de livres, donc tous les livres placés devant ne cessaient de tomber – multiplier ces chutes par le nombre de clients et le vendeur passait son temps à les ramasser en grognant 😉 Mise à part cette anecdote, j’ai adoré pouvoir chercher au milieu des livres neufs ou d’occasion (rangés au même endroit, on peut ainsi réfléchir à la qualité du livre que l’on souhaite).  Et au final, je suis repartie avec 6 livres sous le coude. J’ai passé mon temps à en reposer, à en reprendre, à retourner ma liste dans tous les sens. Je suis ravie que cette librairie n’existe pas à Nantes – j’ai découvert qu’elle était d’ailleurs présente un peu partout en France.

Gibert Joseph
26 Bd St Michel – Paris VI – site web

San Francisco Books Co.

J’ai repris la marche pour ma dernière visite de la journée, direction : San Francisco Book Co.  J’ai craqué pour la devanture – très jolie ! Je suis donc entrée, confiante. Malheureusement (ou fort heureusement pour mon porte-monnaie), l’endroit est tout petit et surtout la section consacrée aux romans. Pour les amateurs de non fiction, c’est le paradis. J’ai quand même déniché plusieurs titres – mon seul regret : contrairement à Shakespeare and Co. aucune échelle pour aller dénicher les romans situés à plus de 2,5 m de haut. Rangés par ordre alphabétique, il m’était impossible de regarder les livres correspondant à plusieurs auteurs (et même de lire les titres).  Au final, 1 roman acheté.

San Francisco Book Company
17 rue Monsieur le Prince  – Paris VI – site web

Et même si ces 4 adresses se tiennent dans un mouchoir de poche (pas besoin de prendre le métro ou le bus) – mes pieds étaient en compote ! Rester debout pendant plus de 5 heures …

Je pensais en avoir terminé mais j’avais gardé en tête une dernière adresse, la bouquinerie Oxfam. En rentrant à l’hôtel le samedi, après avoir passé la journée au Salon du Livre, j’ai décidé de regarder si j’avais le temps d’y aller avant la fermeture (19h). Et bonne surprise, elle était à dix minutes à pied de mon hôtel. Je ne connais pas bien Paris mais j’ai un sixième sens quand il s’agit d’aller dénicher des librairies !

J’ai été très agréablement surprise par l’endroit, qui ressemble à une vraie librairie – et propose un vrai choix de romans, récents même et dans un excellent état. Leur section anglophone était malheureusement petite mais, bonne surprise, très bien fournie ! Que de très bons auteurs (et pas comme Abbey’s qui proposait à l’extérieur une sélection de romans anglophones à bas prix, mais sans aucun intérêt). J’ai hésité pour plusieurs livres, et je suis au final repartie avec 4 autres romans!

Bouquinerie Oxfam
61 rue Daguerre – Paris XIV – site web

8,7 km de marche ce jour-là. Le plus amusant, vous vous en doutez fut de préparer ma valise le lendemain ! Heureusement qu’elle était à moitié vide à l’aller. Au final, deux livres me sont restés sur les bras, mais avec mon joli tote bag offert par le Livre de Poche, j’ai pu tout emporter. La valise avait triplé de poids. Comme à chaque fois.

N’oubliez pas les romans achetés au Salon du Livre et vous aurez le compte 😉

Et pour ceux qui se posent la question, Nantes regorge de librairies d’occasion – on peut y trouver des livres en anglais, soit une bonne sélection de livres neufs soit des livres d’occasion, mais ce sont généralement des classiques ou des polars.

Mon programme de lecture estivale

L’été arrive ! Et cette année je m’envole pour une contrée lointaine – impossible de partir surchargée de livres. J’ai donc décidé d’emporter ma liseuse pour y glisser quelques romans « pavés ».

LISEUSE THE FLYING ELECTRAAvec Hélène, nous avons décidé que cet été allait être une période rêvée pour se lancer dans les classiques. Au programme : Jean Giono et Le Hussard sur le toit et/ou Alexandre Dumas avec le fameux Comte de Monte Cristo.

Dans ma valise, je vais quand même glisser un livre du challenge du Meilleur Polar des Lecteurs de Points auquel je participe (hors de question de prendre du retard) et je pense que la période estivale est parfaite pour découvrir enfin L’amie prodigieuse d’Elena Ferrante.

Ce programme couvre les mois de juillet, août et septembre et si je les classe par mois, je m’amuse à piocher dans la totalité des livres selon mes humeurs (sauf en juillet, puisque je serais très très loin de mes bibliothèques).

Cette année, quelques changements : un mois de juillet où je vais donc bouger pas mal (et oui!) et en août je vais essayer de me concentrer sur des écrivains qui seront présents au Festival America.

Néanmoins, je veux retrouver mon cher Kent Haruf, mon chouchou,dans son tout premier roman  The tie that binds et l’été pour moi rime avec pavé : et j’en mets deux au programme 🙂   Vu leurs poids, ils attendront mon retour en France.

Juillet

Dans ma valise, je préfère ne pas prendre trop de place, Dumas sur ma liseuse et les autres sont de taille raisonnable. Je compte profiter de mes heures de vol et d’escale pour lire les autres (dont un déjà en cours de lecture, donc il restera à quai je pense…)

Le premier, signé Gitta Sereny vient du challenge Prix du Meilleur Polar de Points.

Et, la faute à Fanny, en voyant qu’elle revenait de la bibli avec Les Foudroyés de Paul Harding (l’auteur d’Enon, un énorme coup de coeur), j’ai eu l’erreur d’aller voir si ma bibli l’avait en stock..  Enfin,  je suis curieuse de lire le roman de Gwen Edelman dont j’ai entendu parler.  Des sujets plutôt graves, non ?! Mais en vacances, ça ne me dérange pas du tout 🙂

Août

Retour à Nantes, avec le soleil j’espère 🙂 J’espère lire 8 livres, quatre romans issus de ma PàL dont un qui ressemble fort à un pavé : Garth Risk Hallberg et son énorme City on Fire.

Et dans les polars, celui d’Alexis Ragougneau, dans le cadre de mon challenge Prix du Meilleur Polar de Points et un thriller vertigineux Argentin : L’échange d’Eugenia Almeida, publié prochainement. Je l’ai repéré 😉

Le Festival America me pousse à modifier mon programme de lecture avec 5 auteurs présents à Vincennes ! Il me faut donc les découvrir 😉

Septembre

La rentrée ! Au menu, mon chouchou Kent Haruf,  du classique avec Martin Eden, et un de mes cadeaux d’anniversaire, Le bon frère qu’il me tarde de lire et le deuxième pavé de mon programme estival :  Au revoir là-haut 😉

J’ajoute directement le dernier Treuer comme je sais que je vais revenir du Festival America avec … évidemment, je me doute que je vais revenir avec plus de livres !

Et dans les polars, celui de Sara Gran, dans le cadre de mon challenge Prix du Meilleur Polar de Points.

J’avoue que mon programme est très incertain car il va évoluer en fonction de mes achats en vacances, des livres du Festival America et de mes emprunts.

Je vous souhaite à tous un excellent été avec une valise pleine de bons livres !