Craquage de slip

Je me doutais bien que ce séjour à Paris serait synonyme d’achats mais j’ignorais que ma valise serait chargée à ce point ! C’est pourtant le cas à chaque fois. Ceux qui ont lu mes billets précédents connaissent donc mes pérégrinations parisiennes et le nombre de livres achetés à chaque visite. Il était temps de vous montrer mes achats !

Shakespeare & Co. ♦

Un seul achat (avec le tote bag en plus) à la célèbre librairie anglophone. Si j’avais pu dénicher de belles éditions de l’œuvre de J.D Salinger, j’aurais certainement craquer. En attendant, j’ai choisi le roman de Peter Heller, The Dog Stars (traduit : La constellation du chien). Surprise car il s’agit d’un roman post-apocalyptique, genre dont je ne suis absolument pas fan (même si j’ai beaucoup aimé mes deux lectures précédentes sur le même thème, La Route et Station Eleven).

Mais récemment, je suis tombée sur un avis tellement enchanté de ce roman et la présentation a eu fini de me convaincre. Et puis, j’avoue que l’édition a eu fini de me convaincre. Une lecture qui sera forcément hors de ma zone de confort !

Quelque part dans le Colorado, neuf ans après la Fin de Toute Chose. L’art de survivre est devenu un sport extrême, un jeu de massacre. Soumis aux circonstances hostiles, Hig, doux rêveur tendance chasse, pêche et poésie chinoise, fait équipe avec Bangley, vieux cow-boy chatouilleux de la gâchette. À la fois captivant roman d’aventures, grand huit des émotions humaines, déclaration d’amour à la nature et pure révélation littéraire, La Constellation du Chien est une version solaire de La Route de Cormac McCarthy. (Et in extremis, réconfortante !)

Gibert Joseph

Ayant sans doute senti le craquage venir, je me suis rédigée une liste d’auteurs classiques et contemporains à suivre scrupuleusement – et cela m’a aidé à ne pas repartir avec 150 livres sous le bras !

En premier, deux romans de John Steinbeck. J’avais lu et étudié longuement à la fac son roman Of Mice and Men (Des souris et des hommes), que j’adore, puis découvert l’an dernier A l’Est d’Eden. En voyant les belles éditions Penguin Classics soldées, je n’ai pas pu résister. J’ai pris The winter of our discontent (L’hiver de notre mécontentement), son dernier roman publié en 1961 et Cannery Row (Rue de la Sardine) publié en 1945. J’ai beaucoup entendu parler de ce dernier.

 

Puis j’ai cherché les romans de William Faulkner et j’ai trouvé une édition de As I lay dying (Tandis que j’agonise) en bon état. J’ai un roman et un recueil de nouvelles dans ma PàL mais il est apparemment conseillé de conseiller avec celui-ci. Faulkner l’aurait écrit en six semaines, entre minuit et quatre heures du matin, au fond d’une soute à charbon.

Anse Bundren et sa famille entreprennent un voyage funéraire pour aller enterrer la femme de ce dernier, quelque part dans le Mississippi. Sous la chaleur de juillet, le corps se décompose, les mulets se perdent, un des fils se casse une jambe, l’autre perd la raison, tandis que le père ne pense qu’au nouveau dentier qu’il va s’acheter.

Pareil, je suis tombée à deux reprises sur des avis enchantés pour ce roman, et j’avais un peu honte de ne pas avoir encore découvert cet auteur : Salman Rushdie. J’étais ravie de le trouver en si bon état, publié chez Vintage et étonnée de sa taille (672 pages) : Midnight’s Children  (Les enfants de Minuit). J’ai vraiment hâte de le lire !

Saleem Sinai, le héros de cet extraordinaire roman picaresque, est né à Bombay le 15 août 1947, à minuit sonnant, au moment où l’Inde accède à l’indépendance. Comme les mille et un enfants nés lors de ce minuit exceptionnel, il est doté de pouvoirs magiques et va se retrouver mystérieusement enchaîné à l’histoire de son pays.  » J’ai été un avaleur de vies, dit-il, et pour me connaître, moi seul, il va vous falloir avaler également l’ensemble.  »

Alors se déroule sous nos yeux l’étonnante et incroyable histoire de la famille Sinai : disputes familiales, aventures amoureuses, maladies terribles, guérisons miraculeuses – un tourbillon de désastres et de triomphes… Ce récit baroque et burlesque est aussi un pamphlet politique impitoyable.

Quelle bonne surprise de dénicher également le recueil de nouvelles de Sherman Alexie, Blasphemy. Ce recueil, publié en 2012, réunit à la fois ses nouvelles les plus célèbres et des créations. Au total 31 nouvelles. On y retrouve à nouveau la vie de ces Indiens un peu paumés, alcooliques ou en deuil, on the rez (dans la réserve).

Quelques citations piochées ci-et-là qui font de Sherman Alexie, un porte-parole unique :
 » Sur la réserve, les hommes indiens qui abandonnent leurs enfants sont beaucoup plus critiqués que les hommes blancs qui font de même. C’est parce que les hommes blancs le font depuis des siècles et que les hommes indiens viennent tout juste d’apprendre à le faire. Un exemple parfait de l’intégration ».

« Quand un Indien né et élevé sur une réserve décède suite à un problème d’alcoolisme, on devrait inscrire sur son acte de décès « mort de causes naturelles ». »

« Si Dieu aimait vraiment les Indiens, déclara le père, ils nous auraient fait blancs ».

Ni l’auteur, ni le roman n’étaient dans ma liste mais je n’ai pas pu résister à cette très belle édition et à l’histoire, celle de Firmin, petit rat qui vit dans une librairie de Boston. L’auteur est Sam Savage.

Né dans une copie en morceaux de Finnegans Wake, nourri au régime de Lady Chatterley et de Jane Eyre (qui avait un goût de salade), Firmin, à l’inverse de ses douze frères, a été consumé par les mots, les pensées, les désirs et les espoirs de ces romans. Il adore les livres et nous entraine dans sa vie de rat amoureux des mots.

Un roman destiné, non pas aux enfants, mais aux adultes amoureux des livres. Comme moi !

Enfin, dernier achat à Gibert, ma lecture du moment, inspiré par le billet de Marie-Claude : One thousand white women  (Mille femmes blanches) de Jim Fergus. Moi qui suis passionnée par les Indiens, je me demande encore comment j’ai fait pour ne pas lire ce roman!  Mystère

L’histoire de ces femmes qui ont accepté d’épouser des indiens Cheyennes, en 1875, à la demande du gouvernement américain, en échange, pour certaines, de leur liberté. Et en particulier l’histoire de May Dodd. Je n’en dis pas plus car j’en suis à peine à page 100, donc chut ! Et puis comment pouvais-je résister à une telle couverture ? La version américaine est magnifique. J’ai pu relire ce soir en attendant un rendez-vous.

San Francisco Books and Co.

Comme je l’expliquais dans mon précédent billet, j’ai beaucoup aimé cette petite librairie même si je regrette qu’il soit impossible de regarder les livres placés en hauteur. Mais par terre, sur une pile de livres, trônait en bonne place un roman de Louise Erdrich que je cherchais depuis longtemps : The Last Report on the Miracles at Little No Horse (traduit en français : Dernier rapport sur les miracles à Little No Horse).

Ce roman lyrique et baroque nous entraîne dans l’univers d’une réserve indienne du Dakota-du-Nord, où vit le père Damien, un prêtre quasi centenaire. Il a été témoin de nombreux événements, ordinaires et extraordinaires, qu’il a fidèlement rapportés aux papes successifs sans que cela suscite la moindre réaction.

Et lorsque enfin le Vatican lui envoie un émissaire, il hésite à révéler l’incroyable vérité… Il est ici question de secrets et de rédemption, mais surtout d’amour : amours humaines, amours divines, que l’écriture de Louise Erdrich transcende avec émotion et sensualité.

J’avoue, j’ai lu une dizaine de pages le vendredi soir, et c’est du bon, du très bon ! Et le livre est très beau également.

Oxfam Bouquinerie

Quand je repense à ma décision de dernière minute pour aller découvrir cette bouquinerie, je souris encore. Mais j’ai eu raison car malgré sa petite taille, le choix en livres anglophones était plus que satisfaisant.

J’ai lu ce roman lors de mon retour en train, mon troisième Steinbeck ! Il s’agit de Tortilla Flat. J’avais envie d’acheter le roman dans la même collection mais j’ai craqué pour cette vieille édition (qui se vend plutôt chère sur la toile). J’ai commencé à rédiger un billet sur ce roman phare de l’œuvre de l’écrivain américain.

Le roman suit les aventures d’une bande d’amis vivotant sur les collines de Monterey, à hauteur de San Francisco, dans un quartier appelé Tortilla Flat. Je n’avais pas lu Steinbeck depuis A l’Est d’Eden l’an dernier. Une grande claque ! Donc j’étais ravie de le retrouver à nouveau avec ces personnages très pittoresques. Une plongée dans une Amérique peu connue, loin de ces self-made man ou travailleurs acharnés, en compagnie de ces hommes qui préfèrent la compagnie d’une bouteille de vin à celle d’une femme !

J’ai hésité pour plusieurs romans, surprise d’avoir autant le choix mais j’ai finalement porté mon attention sur le roman de Dave Eggers, Zeitoun. J’ai entendu parler de ce roman et j’ai lu principalement des critiques élogieuses. J’ai déjà un recueil de nouvelles de cet auteur dans ma PàL. Mon objectif : lire l’un des deux cette année.

Et puis j’avoue qu’il m’était difficile de résister à cette couverture à un tout petit prix de surcroît!

Originaire de Syrie, marié à une jeune Américaine convertie à l’islam, Zeitoun a fondé à La Nouvelle-Orléans une entreprise de bâtiment prospère avant que l’ouragan Katrina ne dévaste la ville en 2005.Malgré la fuite de sa famille, il décide de rester sur place. Sur un petit canoë, il explore les quartiers engloutis, vient en aide aux personnes prisonnières chez elles, nourrit les chiens abandonnés… Un jour, la Garde nationale l’arrête, l’accusant d’être un pilleur des rues. Dave Eggers, prix Médicis étranger pour Le grand Quoi, nous raconte l’histoire saisissante d’un homme confronté aux forces de la nature puis aux injustices d’une société violente.

J’avais noté dans ma liste d’auteurs à découvrir absolument Margaret Atwood. J’ai finalement reposé les romans neufs (édition Vintage) vus chez Gibert quand j’ai aperçu celui-ci, Alias Grace chez Oxfam (traduit en français sous le titre Captive). J’avais cherché il y a quelque temps des renseignements sur la romancière canadienne, puis j’ai vu un avis plutôt mitigé de son roman de science-fiction le plus célèbre, The Handmaid’s Tale (La servante écarlate). Vu que je ne suis pas fan de ce genre, j’avais noté Alias Grace comme étant sans doute le roman le plus approprié pour moi. Alors quand j’ai aperçu ce titre chez Oxfam, j’étais ravie !

1873. Grace Marks, seize ans, est condamnée à la réclusion à perpétuité pour le double meurtre de son jeune employeur et de sa gouvernante. Victime sous emprise ou monstre en jupons ? Face à l’échec des rapports psychiatriques, le Docteur Jordan s’empare du dossier, bien décidé à la sortir de son amnésie. Mais pourquoi lui cache-t-elle les troublants rêves qui hantent ses nuits ?
Inspiré d’un sanglant fait divers qui a bouleversé le Canada du XIXe siècle, Margaret Atwood nous offre un roman baroque où le mensonge et la vérité se jouent sans fin du lecteur.

Mon dernier achat était imprévu, mais j’ai eu le coup de coeur, pour le livre dont j’adore la couverture et pour l’histoire. Il s’agit de The Glass Castle de Jeannette Walls (traduit le Château de verre). J’ignorais tout de l’histoire et des formidables critiques entourant ce roman et si je ne me retiens pas, ça sera ma prochaine lecture !

De son enfance étonnante, la journaliste Jeannette Walls a gardé tard le secret. Ce soir-là, en quittant Park Avenue couverte de perles pour se rendre à une soirée, elle est rattrapée par son passé : elle voit sa propre mère fouiller dans une poubelle. Jeannette ne descendra pas du taxi. Ébranlée, elle décide de raconter.
Les départs précipités, de ville en ville, la misère… L’alcoolisme et les absences du père, savant incompris. La douce folie d’une mère artiste et peintre. Mais quel enfant a jamais pu caresser un guépard au zoo, ou rêver sur les plans d’un château de verre en plein désert, dessiné par un père visionnaire ? De l’absolue liberté de ces deux anticonformistes, les enfants Walls ont, plus que la faim ou la honte, hérité d’un formidable appétit de vivre…

Vous l’aurez compris, aucun roman récent – beaucoup de classiques, sans doute les avez-vous déjà lus (tous ou une partie) mais pour moi, ce sont tous des découvertes.

Ils ont tous été traduits et sont tous disponibles en Poche.

Craquage de slip

Comment mieux commencer l’année, sinon par un craquage de slip ? Et pas un petit, non un très très gros ?!  Comment cette terrible histoire a-t-elle commencé ? Pourquoi ? Menons notre enquête, comme le dirait ce cher Hondelatte 😉

J’ai reçu 3 livres à Noël – psychologiquement, cela a été difficile. J’étais plus habituée à en recevoir 6, voire 10 mais 3. Un nombre si petit. Si triste…  Puis un jour, j’ai vu une vidéo de Miss Hajar et je me suis rappelée que je pouvais aussi lire en anglais (je le fais mais pas assez régulièrement) et mon compte en banque me permettait quelques extras. Et voilà, et puis je suis allée dans une librairie, une, puis deux, puis trois….

ACHATS

En premier lieu, les livres en français : 

♦ Chris Cleave – Et les hommes sont venus

Échappée d’un centre pour réfugiés, perdue dans Londres, Petite Abeille, une adolescente nigériane, vient frapper à la porte de Sarah. Les deux femmes se connaissent à peine. Elles se sont croisées deux ans auparavant au Nigeria. Aujourd’hui, tandis que l’une tente d’échapper aux terreurs du passé, l’autre essaie de reconstruire sa vie qui a volé en éclats. Avec un suspense subtil, Chris Cleave dresse le portrait de deux femmes qui parviendront à trouver au coeur du tragique une part de merveilleux.

♦ Joyce Carol Oates – La fille du fossoyeur 

Encore un Oates et pourtant je ne l’ai encore jamais lue, mais le petit prix et l’excellente condition du roman m’ont convaincue.

En 1936, Rebecca et ses parents fuient l’Allemagne nazie et échouent dans une petite ville américaine. Ancien professeur, son père doit accepter, faute de mieux, un travail de fossoyeur. L’inscription répétée de croix gammées sur les tombes qu’il est censé surveiller va l’entraîner vers le délire de persécution et l’autodestruction. Rebecca se retrouve témoin des conséquences tragiques de la démence de son père, un traumatisme dont elle ne se remettra jamais tout à fait… Un excellent Oates, où l’auteur revient sur les thèmes qui ont fait ses plus grands romans.

♦ Julia Kerninon – Une activité respectable et Le dernier amour d’Attila Kiss 

Acheté et lu !  Un billet sur ma rencontre avec l’auteur plus tard, je suis fan 😉  J’avais très envie de lire son deuxième roman et je l’ai donc acheté le soir de la rencontre. Mon dernier livre acheté (à l’heure où j’ai écrit ces mots, j’ignorais que je me trompais joyeusement!)

♦ Glendon Swarthout – Bénis soient les enfants et les bêtes ♦
♦ John Williams
Stoner ♦
♦ Tim Gautreaux – Le dernier arbre ♦
♦ Michael Collins – La filière émeraude ♦

Pas grand chose à dire sur le premier roman, signé Glendon Swarthout (le pape de Homesman, entre autres), que je suis en train de lire à l’heure où vous lisez ces lignes.  Et je sais que Marie-Claude l’adore aussi. Un de mes auteurs préférés, publié dnas la collection Totem de Gallmeister.

 J’ai découvert John Williams en lisant son western Butcher’s crossing  et j’entendais tellement parler de Stoner.  Et devinez quoi ? Je l’ai acheté … deux fois ! Oui, une fois en librairie et une fois en bouquinerie  Si quelqu’un est intéressé, le prix du timbre et je vous l’envoie (exemplaire d’occasion en bon état). J’ai gardé un bon souvenir de la lecture du précédent roman de Tim Gautreaux,  Les disparus (La Louisiane, le Mississippi, le jazz). Quand je l’ai vu en Poche, dans un si bon état, je n’ai donc pas hésité !

Byron Aldridge, constable d’une scierie de Louisiane, noie dans l’alcool et la musique les traumatismes de la Grande Guerre. Pour le sauver, son frère Randolph rejoint l’exploitation. L’un fait régner l’ordre à coups de feu, l’autre croit au dialogue. Au cœur des marais, les deux frères vont devoir s’allier pour affronter les Buzetti, gangsters propriétaires du saloon, qui ont juré de les tuer avant le dernier arbre coupé…

Mon billet sur le roman de Michael Collins, Des souvenirs américains est paru vendredi.  Je continue donc ma découverte de cet auteur irlandais dont j’ai beaucoup aimé le style.

♦ Chimamanda Ngozi Adichie – L‘hibiscus pourpre 

Je viens de finir son essai « Nous sommes toutes des féministes » et j’ai adoré une conférence qu’elle a donnée (je vous en reparle dans un prochain Miscellanées).

J’avais donc très envie de la relire et comme il me restait un peu d’argent sur une carte cadeau, j’ai sauté le pas !

A la maison la débâcle a commencé lorsque Jaja, mon frère, n’est pas allé communier et que Papa a lancé son gros missel en travers de la pièce et cassé les figurines des étagères en verre ». Kambili vit dans une famille nigérienne aisée avec son frère aîné Jaja. Leur père est un catholique fondamentaliste, très respecté par la communauté d’Enugu. Mais lorsqu’un coup d’Etat contraint Kambili et Jaja à trouver refuge chez Tatie Ifeoma, ils découvrent un foyer bruyant et plein de vie et leurs illusions sur l’autorité religieuse et paternelle tombent. Commence alors un douloureux combat pour s’affranchir du passé.

 

A présent, les livres en anglais (Brit. or US) !

En premier, des romans classiques (anciens ou modernes) que je n’ai toujours pas lus et que j’aimerais lire dans leur langue d’origine 😉

♦ Ralph Ellison – The invisible man ♦
♦ Bram Stoker – Dracula ♦
♦ Truman Capote – The complete stories (toutes ses nouvelles) ♦
♦ Vladimir Nabokov  – Pale Fire ♦
♦ Shirley Jackson – Hangsaman ♦
♦ Zadie Smith –  White Teeth (Sourires de loup) ♦

Puis des auteurs que j’aime beaucoup et deux relectures que j’aimerais faire en 2017 (profité pour racheter les livres) :

♦ Vladimir Nabokov –Lolita
♦ Charlotte Brontë – Jane Eyre  

Une romancière britannique engagée dont j’avais beaucoup aimé le roman Girl meets Boy, rapporté de mon voyage à Oxford : Ali Smith. Hajar est en train de lire le premier volet de sa nouvelle trilogie Autumn et les extraits qu’elle cite, me donnent très envie de le lire de suite.

Public Library ♦ How to be both Autumn ♦

Northline ♦ The Free ♦

Après avoir lu l’avis très enjoué de Marie-Claude sur le roman de Willy Vlautin, Ballade pour Leroy. Elle l’a classé dans son bilan 2016 comme la révélation et sur Instagram, je crois qu’il est dans son top 3.  J’ai donc commandé la version originale, The Free. Et puis j’ai lu des extraits de Northline (traduit sous le titre Plein nord par Albin Michel en 2010) et j’ai un peu tergiversé. Et puis j’ai craqué. Donc Marie-Claude : j’espère vraiment aimer cet écrivain !

Comme une balade country de Johnny Cash, mélancolique et prenante, Plein nord raconte une histoire américaine par excellence. Entre désespérance et rédemption, la trajectoire d’Allison, une gamine de vingt-deux ans, abîmée par l’alcool et les mauvais hasards, qui décide de rompre avec son passé en quittant Las Vegas pour Reno, après avoir appris qu’elle était enceinte. De nouvelles rencontres vont l’aider à se reconstruire, mais surtout Paul Newman, dont elle connaît tous les films par coeur, et avec qui elle parle en secret dans ses moments de doute…
Peuplé de personnages attachants, porté par une écriture sobre et une belle énergie, le roman de Willy Vlautin est un portrait extraordinaire de l’Amérique des laissés-pour-compte. 

♦ Richard Lange – Sweet Nothing ♦
♦ Alex Taylor – The name of the nearest river ♦

Deux auteurs que j’ai découvert en 2016 et qui occupent une jolie place dans mes romans préférés : Richard Lange et ses nouvelles magnifiques, Dead Boys et Alex Taylor et son sublime roman noir, Le verger de marbre.

J’ai donc eu très envie de lire le dernier recueil de nouvelles de Richard Lange, Sweet Nothing, qui se déroule à nouveau du côté sombre de Los Angeles. Un gardien de prison qui doit protéger un détenu, qui attend son procès pour des crimes particulièrement haineux. Un père et son fils qui vont aider un jeune couple prisonnier des flammes pendant un incendie après qu’ils aient traversés illégalement la frontière. Un ancien détenu qui tente de se refaire une nouvelle vie comme gardien de sécurité lorsqu’il découvre un projet de cambriolage. Un jeune père qui doit céder au chantage afin de protéger le fragile équilibre qu’il s’est construit. 

Alex Taylor avait déjà publié un recueil de nouvelles avant de sortir son superbe roman, Le verger de marbre.

Comme une chambre à l’odeur mêlée de whisky, de parfum et de sueur, l’Amérique d’Alex Taylor est toxique, vulnérable et pleine de muscles. Ces nouvelles révèlent la face cachée du Kentucky, ses dangers cachés dans des champs infestés de coyotes, ses lits de rivières rouillés et ses lignes de chemin de fers abandonnées.  Des personnages illégitimes, désespérés à l’idée de ne jamais trouver l’amour ou de ne jamais trouver assez de charbon pour faire tourner encore quelques nuits la vielle chaudière à bois d’une vieille femme.  Ils rêvent de vengeance, de reconnaissance. Flannery O’Connor et William Faulkner accueillent dans leur cercle privé une nouvelle voix du Sud. 

♦ Patti Smith – M Train 
♦ Kem Nunn  – Chance
♦ Atticus Lish – Preparation for the next life 
♦ Tim O’Brien – The things they carried 

Dans ma lettre au Père Noël, j’avais souhaité recevoir le nouveau roman de Patti Smith, ayant eu un énorme coup de coeur pour Just Kids (lu aussi en anglais).  Mais le Père Noël en a décidé autrement. Je me rattrape donc ! Kem Nunn est l’un de mes auteurs préférés de tous les temps, j’ai d’ailleurs décidé de me faire plaisir en relisant Tijuana Straits cette année (et hop de vous bassiner à nouveau avec!). Quant à Atticus Lish, je l’ai croisé au Festival America et je voulais le lire depuis longtemps (Jérôme l’a beaucoup aimé, bon signe). Tous ces romans ont été traduits en français, ils ont gardé leurs titres originaux sauf celui de Lish, traduit ainsi :  Parmi les loups et les bandits.

Le roman de Tim O’Brien, traduit A propos de courage (et publié à nouveau chez Gallmeister) obtint un succès considérable à sa sortie au début des années 90. Il a reçu le Prix du meilleur livre étranger, et a été finaliste du Prix Pulitzer. Et je veux le lire !

Tim O’Brien, jeune homme projeté malgré lui dans le tumulte d’un conflit sanglant, celui du Vietnam, tente, vingt ans après, d’exorciser les fantômes qui le hantent. Devenu écrivain, il se met en scène au côté de ses compagnons d’armes dont il fait, par la grâce d’un alliage subtil entre mémoire et imaginaire, les acteurs et les victimes d’une guerre absurde. Fragments de vie et de mort, de courage et de lâcheté, de folie et de raison, ses histoires sont autant d’échappées poétiques qui oscillent entre passé et présent et soulignent l’éternel besoin de l’individu de retrouver la flamme d’une innocence perdue. À propos de courage nous entraîne dans une méditation fracassante sur la guerre, la mémoire et le pouvoir de l’imagination. Un livre inoubliable.

Puis, en passant beaucoup de temps sur le net à lire ci et là des critiques de livres, j’ai craqué pour des auteurs dont le nom ne me parle pas. Quitte ou double donc !

♦ Hannah Kohler – The Outside Lands 
♦ Tessa Hadley – Sunstroke and other stories

Je découvre en fait que j’avais déjà croisé le premier roman de Hannah Kohler, il est sorti chez Plon en novembre dernier sous le titre Sur le fil. 

22 novembre 1963. La mère de Kip, 14 ans, et de Jeannie, 19 ans, trouve la mort dans un accident tragique. Quelques heures plus tard, le président Kennedy est assassiné. Pris dans la rencontre fortuite de leur drame familial et de l’Histoire, les deux adolescents sont laissés sans repères …
Jeannie, qui devient serveuse un peu par hasard, tombe enceinte d’un jeune médecin de bonne famille. Pour préserver les conventions, elle se marie mais peine à trouver sa place dans ce monde qui lui est étranger : celui de la bourgeoisie et des traditions. Jusqu’à sa rencontre avec Lee, une jeune femme qui affirme sa liberté …

Et encore un recueil de nouvelles, d’une romancière galloise cette fois-ci, souvent situées dans les années 70. Zadie Smith l’adule et le commentaire d’un lecteur a eu raison de moi : « Tessa Hadley est une adepte des petites choses, des situations domestiques, où elle y déniche une infinité de merveilles et de nuances dans le plus petit de nos faits quotidiens.  Ces nouvelles parlent des relations familiales, d’hommes et de femmes qui ont du mal à équilibrer leur vie quotidienne et leurs aspirations personnelles. Hadley réussit à nous livre des histoires vivantes, émouvantes et tendres, dans un style qui vous donne envie de prendre tout votre temps avant de tourner la page suivante. Et où vous regrettez déjà d’arriver à la dernière histoire ! »

♦ Bernice L.McFadden – The Book of Harlan
♦ Colson Whitehead – The Underground railroad

Pour finir ces deux romans, sensation de la rentrée littéraire américaine – difficile de résister en les voyant partout sur IG et en lisant les avis enjoués des lecteurs anglophones.

Le premier raconte un fait d’histoire peu connu. Harlan est né en 1917 à Macon en Georgie. Lorsque son grand-père, un homme de Dieu très respecté décède, Harlan et ses parents déménagent à Harlem où Harlan devient un musicien professionnel. La chance lui sourit lorsque son ami, le trompettiste Lizard et lui-même sont invités à jouer dans un cabaret populaire de Montmartre. A l’époque, ce quartier a réussi à recréer un « Harlem de Paris ». Mais la ville tombe sous l’occupation allemande et les deux musiciens sont envoyés dans le camp de concentration de Buchenwald, changeant de manière irréversible la vie d’Harlan.

En se basant sur sa propre généalogie, Bernice L.McFadden a romancé celle-ci pour nous offrir un formidable roman.

Le second ouvrage raconte l’histoire de deux esclaves d’une plantation de cotton, Cora et Caesar qui décident de prendre un énorme risque : s’évader en empruntant le chemin de fer souterrain (the Underground railroad). Mais rien ne se passe comme prévu et Cora tue un jeune homme blanc qui tente de l’appréhender.

Ils finissent par trouver une station et Cora va réussir à partir vers le nord, mais des hommes sont à ses trousses. Le voyage vers la liberté sera une véritable épreuve pour la jeune femme. Comme un personnage des Voyages de Gulliver, Cora va croiser de nouveaux mondes à chaque étape de son voyage – une odyssée à travers le temps et l’espace.

Et Whitehead réussit à recréer brillamment cette Amérique (pré-Guerre civile), de leur importation brutale d’Afrique à leurs ventes comme esclaves, et aux promesses non tenues de nos jours.

Un livre qui, compte tenu, des récents évènements aux USA, fait sensation et que j’ai vraiment envie de découvrir.

♦ Rupi Kaur – Milk and Honey

Enfin, le dernier ouvrage est – surprise un recueil de poésie ! Il a fait tellement sensation sur la toile que j’ai craqué. La Rousse bouquine l’a lu (enfin je crois) mais pour l’instant je préfère ne rien lire dessus. Je sais qu’il a touché beaucoup de femmes.

AUTRES ARRIVEES ♦

Mais les livres ont continué d’arriver :

♦ Le roman de l’amour de Nicole Krauss (un cadeau d’Eva!) ♦ La nuit du revolver de David Carr (Masse Critique)  ♦ Equateur d’Antonin Varenne (Babelio) – ces deux derniers lus et dont j’ai hâte de vous parler !

 

Une vision complète du butin … je vous laisse compter ! Moi c’est déjà fait 😉

et voilà, j’en avais fini.. J’avais bouclé mon billet la semaine dernière lorsque ma mère a eu l’idée de mentionner la Ressourcerie de l’Ile (où j’étais allée une fois pour y trouver porte close) et des quelques livres qui pourraient m’intéresser. La Ressourcerie fonctionne un peu comme Emmaüs. J’y suis allée en pensant tomber sur des policiers de séries B ou des romans d’auteurs qui ne m’intéressent pas mais quelle erreur !

J’ai failli repartir avec plus, mais j’avais un budget serré (normal après tous ces achats, non ?), j’ai donc sélectionné ces romans (et deux autres offerts à mon beau-père) :

♦ Joyce Carol Oates – Les Chutes
♦ Michael Chabon – Le club des policiers yiddish
♦ Jeffrey Archer – Kane et Abel
♦ Lars Saabye Christensen – Le demi-frère
♦ Paul Lynch – Un ciel rouge, le matin

Joyces – je dois la lire, pour le moment, je saute sur chacun de ses romans / La mort d’un junkie qui se relève être le fils du plus puissant rabbin de la communauté juive-orthodoxe en Alaska .. Vous résistez à ça, vous ? / L’un a été trouvé errant dans les forêts polonaises, l’autre est né dans une des familles américaines les plus riches, rien en commun, exceptée la même date de naissance, en 1906 …/ Barnum et Fred grandissent à Oslo dans les années 1960 au sein d’une famille excentrique dominée par trois générations de femmes…. / En 1832, dans l’aube rougeoyante d’Inishowen, au nord-ouest de l’Irlande, Coll Coyle et sa famille sont sur le point d’être expulsés de leur ferme….

 Donc, encore une nouvelle adresse à mon carnet !!

Et je mentirais en omettant de parler d’une commande (qui doit arriver vers le 7 mars) « A woman on the edge of time : a son’s search for his mother » le roman de Jeremy Gavron que j’avais repéré en français (Je vous aimais, terriblement) publié chez Sonatine. Eva l’a lu avant moi et m’a confirmé tout le bien de ce roman. Et en voyant la couverture américaine, j’ai su qu’il me le fallait dans cette édition !  On se quitte là-dessus …

Et forcément, ma venue au Salon du Livres à Paris et la veille, le tour de deux ou trois librairies, ne va pas arranger la donne mais parfois j’arrive vraiment à me contrôler, si ! si !     😉

Craquage de slip

Oops ! She dit it again … Bon, j’ai toujours comme objectif de faire diminuer cette monstrueuse pile de livres mais la vie ne cesse de me mettre des bâtons dans les roues : les braderies, les SP, les challenge… et quelques achats – le dernier date de peu .  La gentille libraire en a profité pour m’offrir une carte de fidélité –  mauvais signe !

BRADERIE ANNUELLE DE LA BM

Honnêtement, j’ai hésité à y retourner – j’avais du patienter plus d’une heure l’année passée. Finalement, la tentation était trop forte et tout s’est bien passée : à peine 1/4 d’heure d’attente et dans le bain ! Bon, on se bouscule toujours et on est frustré de ne repartir qu’avec dix livres, surtout quand on en trouve 8 en moins de vingt minutes. Un tour éclair et 10 livres plus tard …

♦ Saul Bellow – Les manuscrits de Gonzaga

Édité chez Flammarion, cette vieille édition (1992) m’a tout de suite fait de l’œil. Il s’agit d’un recueil de nouvelles – un genre que j’affectionne et un bon moyen de découvrir cet auteur avant de lire son roman.

♦ Donni Buffalo Dog – Des mocassins sur le bitume

Là j’avoue ne pas avoir trop réfléchi ! Donni Buffalo Dog, de mère américaine et de père Pawnee-Cherokee, est auteur, dessinatrice et sculptrice. Elle vit en Provence et elle partage ici ses mémoires publiées chez Le fil invisible. Cet extrait m’a plu :

Regarde derrière toi, disaient les grands-pères. Pose tes yeux sur le passé, examine à nouveau ce qui s’est produit et ainsi, peut-être, trouveras-tu une manière d’ajouter à ta croissance dans les hivers à venir.  » J’avais appris l’existence de mon père sans donner la moindre importance à sa mort mais, quand une certaine petite chienne pour laquelle j’avais une amitié profonde mourut aussi, la vie que j’avais vécue jusqu’alors disparut avec elle. Et quand, après avoir survécu à l’enfer pour trouver l’abstinence, je me vis moi, une femme américaine, sobre, approchant de la cinquantaine… ressembler à tant d’autres, cette similitude fit sur mon esprit vieillissant l’effet d’une abrasion car je savais également que je n’avais pas la possibilité d’agir comme ces autres. Quelque chose devait changer ou sinon moi, aussi, j’allais mourir.

♦ Brooke Stevens – Tatoo girl

tatoo-girl-brooke-stevensJ’adore les couvertures des éditions Autrement et j’ai craqué pour deux romans. La présentation de l’éditeur parle d’elle-même : À deux heures du matin, dans le hall désert d’un centre commercial de l’Ohio, un veilleur de nuit découvre une jeune fille étendue par terre. Inerte, aphone et anonyme, elle est tatouée de la tête aux pieds…Tattoo Girl est une course-poursuite hallucinée dans la nuit noire de l’Amérique profonde, une histoire de possession, envoûtante, lumineuse et sombre, où se mêlent pureté et perversion, bien et mal, beauté et cruauté. Inséparables. Lucy, Emma, le nain Pidge, Maître Howard ou pasteur Joe, tous meurtris, cassés dans leur enfance par un abandon, une violence ou un handicap, suivant leur voie, chaotiquement, en quête de transcendance, à la recherche frénétique du beau absolu.
Un grand roman sur la perte de l’innocence originelle.

♦ Kenneth Cook – Cinq matins de trop

Et le second roman, australien ce coup-ci, ne m’a pas laissé indifférente très longtemps …

cinq-matins-de-trop-kenneth-cookJeune instituteur dans l’Outback, au cœur de l’Australie, John Grant doit passer la nuit à Bundanyabba avant de s’envoler pour Sydney. Il dépose ses valises à l’hôtel, va boire un verre et jouer dans l’un des nombreux pubs de cette petite ville torride et poussiéreuse, où tout le monde s’ennuie… Cinq matins de trop nous fait vivre le cauchemar éveillé d’un homme ordinaire, qui devient peu à peu accro à l’alcool, au jeu, au sexe, à la violence, jusqu’à l’autodestruction.
D’une violence et d’une force peu communes, ce court roman ne se laisse pas oublier. S’y frotter, c’est s’y brûler. A. F., Lire.
Cinq matins de trop vous feront passer un vrai, un super sale moment. Christophe Donner, Le Monde 2.Récit mi-amer, mi-émerveillé qui se savoure comme une bière, d’un trait, et sans modération. Astrid de Larminat, Le Figaro littéraire.

♦ Tony Hillerman – L’homme squelette

Une enquête de Leaphorn et Chee – j’ai décidé qu’il me les fallait tous ! Je n’en ai trouvé un mais j’avais déniché deux autres volumes quelques jours auparavant. Les éditions Rivages Noir ont fait du bon boulot.

♦ Russell Banks – La réserve

Publié chez Actes Sud, j’ai pris ce livre sans trop réfléchir – le nom de l’auteur a parlé pour lui-même. Après en lisant la présentation de l’éditeur, j’ai eu quelques doutes mais Russell écrit merveilleusement bien. A voir donc ! L’un de vous l’a-t-il lu ?

♦ Adrian McKinty- Le fleuve caché

J’ai entendu du très très bien de ce polar écrit il y a quelques années et mettant en scène un flic paumé, accro à la drogue après une mission d’infiltration. Publié chez Gallimard en 2007, dans leur collection Série Noire – je me suis un peu battue pour l’avoir !

♦ Nancy Lee – Dead girls

dead-girls-nancy-leeJ’avoue sans détour : la couverture jaune du livre et son titre m’ont poussé à l’arracher de sa boîte – sans trop me soucier de l’histoire. Il s’agit une nouvelle fois d’un recueil de nouvelles : Sous la plume de Nancy Lee, des voix de femmes singulières et familières s’élèvent des rues de Vancouver. Usées par la vie, amoureuses du mauvais garçon ou enchaînées à leurs obligations familiales, ces femmes vivent plus ou moins en marge d’une société qui ne leur laisse aucun répit. A la menace tangible d’un tueur en séries, dont chacune croise un jour le chemin, s’amorcent les extrêmes inhérents aux amours destructeurs: drogue, prostitution ou folle cavale. Pas mal, non ?

♦ Bernard Clavel – Maudits sauvages

maudits-sauvages-clavelDatant de 1989, ce livre m’a tout de suite attiré par sa couverture et par le thème cher à ma petite personne, celui des Indiens.  De quoi s’agit-il ? Depuis des temps immémoriaux, les Indiens Wabamahigans vivent sur la Longue Île et la baie James leur appartient. Personne ne leur disputait ces territoires ingrats dont ils sont seuls à exploiter les ressources. Cependant, au début des années 70, le gouvernement québécois entreprend la construction d’énormes barrages hydro-électriques qui menacent d’engloutir la terre de leurs ancêtres. La « civilisation » a déclaré une guerre aveugle aux derniers des Wamabahigans.

Après avoir vu le documentaire sur la crise d’Oka, toujours au Canada, je suis curieuse de lire ce roman.

♦ William Gay – La mort au crépuscule

la-mort-au-crepusculeCe conte gothique noir, paru aux Éditions le Masque m’a plu par sa couverture et par sa quatrième : l’histoire et les références.

Kenneth Tyler, 17 ans, court pour sa vie dans la forêt maléfique du Harrikin. Franchit des ravines profondes sous la pluie et affronte l’obscurité terrifiante peuplée de fermes abandonnées, d’étranges sorcières et des silhouettes rouillées de machines agricoles à l’abandon. Au fond de sa poche, des photos qui témoignent de la fantaisie perverse et démente avec laquelle Fenton le croque-mort dispose pour leur dernier séjour les corps qu’on lui confie. A ses trousses, Sutter, le tueur démoniaque chargé par Fenton de récupérer les photos… Conte gothique noir construit autour d’une course-poursuite hallucinante qui est une véritable épreuve pour les nerfs du lecteur, La Mort au crépuscule évoque à la fois La Nuit du chasseur de Davis Grubb et Hansel et Gretel de Grimm. C’est aussi un superbe roman d’initiation, où la perte de l’innocence se paie au prix fort.

ACHATS

Au vide-grenier du quartier Viarme – j’ignorais sa tenue mais ma mère me l’a dit le matin même. Quelle bonne excuse pour aller y promener son chien et revenir avec sous le bras quatre nouveaux romans !

En premier, deux romans de Tony Hillerman, parus chez Rivages Noir – impossible de résister aux enquêtes de Leaphorn et Chee. Il s’agit de Premier aigle  et Blaireau se cache.

J’ai également craqué pour un policier un peu à part, le duo étant un flic et son chien d’attaque dans Suspect écrit par Robert Crais.  Enfin, je n’ai pas pu résister à Un homme en suspens, publié chez 10/18 et signé Saul Bellow.

Lors de la venue à Nantes de Joyce Maynard, impossible de repartir sans rien entre les mains, j’ai donc acheté son dernier roman, Les règles d’usage  et Une adolescence américaine.

coin-perdu-pour-mourirEnfin, j’ai croisé sur la page FB de Tasha la route d’un auteur sud africain, Wessel Ebersohn. Il est le créateur du personnage de Yudel Gordon, un psychiatre juif affecté au service des prisons, en butte au quotidien à une légitimation de l’injustice au pays de l’apartheid où certaines lois protègent les criminels et fait de la torture une pratique institutionnalisée. Cinq livres ont été traduits à ce jour (Tasha a lu le dernier) – pour ma part, j’ai préféré commander à ma librairie de quartier le premier volet paru chez Rivages Noir, Coin perdu pour mourir.

ours-debout-souvenirs-chef-siouxForcément en retournant aller le chercher à la librairie, je n’ai pas résisté et j’ai acheté Souvenirs d’un chef sioux , écrit par Luther Standing Bear (Ours Debout) et publié à la petite biblio Payot.

Né en 1868, chef des Sioux Oglala, Luther Ours Debout fut l’un des premiers Indiens à témoigner d’une existence qui l’amena du tipi paternel au monde étrange et inquiétant des Blancs. Son récit nous conduit de son enfance et de son apprentissage de la vie indienne jusqu’au jour où, après avoir participé à la tournée européenne de Buffalo Bill, il devient chef de sa tribu. Document d’une indéniable valeur historique et ethnographique, ce livre est aussi un plaidoyer en faveur d’un peuple injustement méprisé et massacré, en même temps qu’une vision lucide et sans complaisance de la société des hommes blancs.

Je suis allée en librairie à nouveau quelques jours et j’ai résisté – très fière de moi – mais un deuxième tour mercredi dernier aura eu raison de moi !

Je suis donc repartie avec trois nouveaux romans sous le coude :

animaux-solitairesJ’adore la collection Totem de Gallmeister et je n’ai pas su résister au roman de Bruce Hollbert, Animaux Solitaires. Sublime couverture 😉

Comté de l’Okanogan, État de Washington, 1932. Russel Strawl, ancien officier de police, reprend du service pour participer à la traque d’un tueur laissant dans son sillage des cadavres d’Indiens minutieusement mutilés. Ses recherches l’entraînent au cœur des plus sauvages vallées de l’Ouest, là où les hommes qui n’ont pas de sang sur les mains sont rares et où le progrès n’a pas encore eu raison de la barbarie. De vieilles connaissances croisent sa route, sinistres échos d’une vie qu’il avait laissée derrière lui, tandis que se révèlent petit à petit les noirs mystères qui entourent le passé du policier et de sa famille.

wunderkindCe roman vient tout juste d’être publié (le 20 octobre), il n’était pas placé en bonne vue mais dans une rangée plus bas, c’est voir le nom de Patti Smith sur la couverture qui a fait tilt en moi. Celle-ci déclare :  « Wunderkind réveille tous les sens. La prose miroitante et viscérale de Nikolai Grozni déferle telle une symphonie, avec un piano à queue pour machine à écrire infernale. » Et ce n’est qu’une critique parmi d’autres encore plus élogieuses. Et oui, encore un ado mais celui-ci me parle un peu plus…

L’histoire ? Sofia – Bulgarie – 1987 – Pianiste surdoué de quinze ans, Konstantin en a assez de son rôle d’élève, de l’air vicié de Sofia et de son horizon de granit. Il bouillonne, emporté par sa soif et son génie, tiraillé par sa sensibilité et son orgueil, exultant au fil des airs qu’il joue et qui le portent aux nues. On est en 1987, deux ans avant la chute du mur de Berlin. Et dans l’urgence de l’adolescence, chaque instant est une rébellion.

un-chien-dans-le-moteurCharles Portis, le nom vous dit quelque chose ? Oui, c’est lui l’auteur de True Grit, ce western adapté à au cinéma en 2011 par les Frères Coen (cf. mon billet de l’époque).  J’aime bien l’univers déjanté de Christopher Moore et en lisant la quatrième de couverture de ce roman écrit en 1979, j’ai su qu’il me le fallait. Il sort tout juste en librairie.

Un flingue planqué au fond de sa glacière, Ray Midge part en quête de ce qu’il a perdu : sa femme, ses cartes de crédit, sa Ford Torino et sa tranquillité d’esprit. Cap vers le sud, là où le mène le double des récépissés d’American Express. Entre escrocs rêveurs, hippies réactionnaires, évangélistes et témoins en tous genres, Ray ramasse sur sa route le docteur Reo Symes, épave échouée au fond d’un parc à roulottes mexicain. Sous les tropiques, les retrouvailles conjugales se précisent et un duel se prépare à l’ombre des ruines mayas… Un road trip déjanté, hilarant, à travers l’Amérique centrale.  Publié aux éditions 10/18.

Voilà, maintenant je m’enferme à double tour chez moi et je ne ressors qu’au printemps 2017 !