La vie en flammes ∴ Scott Wolven

Ce recueil de nouvelles a été publié en 2007 en français chez Albin Michel, deux ans auparavant outre-Atlantique. Scott Wolven a reçu de nombreuses critiques enthousiastes et dans le cadre de mes envies littéraires, j’avais repéré son œuvre dans sa version originale. Puis j’ai décidé, avec Marie-Claude de lancer le Mois consacré aux Nouvelles et je me suis lancée dans ma lecture.

La première nouvelle vous met tout de suite dans l’ambiance. Une mère atteinte d’une maladie incurable engage deux hommes pour abattre les arbres centenaires afin de punir son voisin d’avoir envoyé son unique enfant en prison. La suivante m’a aussi beaucoup touchée, Ray Cooper, prisonnier dans le Vermont attend son transfèrement dans une autre prison, il revient sur son parcours, sur ses angoisses, la sortie qui approche. Les doutes qui l’envahissent. Puis on l’envoie avec un autre prisonnier enterrer dans le cimetière du pénitentiaire deux autres prisonniers, alors qu’une tempête de neige fait rage.

Dans une autre nouvelle, intitulée El Rey,  toujours située dans le Vermont, nous suivons quelques hommes, tous bûcherons – l’un d’eux a eu un accident et est depuis paralysé, coincé dans son fauteuil chez sa mère. Ses derniers amis dont le narrateur et Tom Kennedy, une légende locale viennent lui rendre visite. Ils lui racontent les derniers potins, boivent des bières et aiment se croire boxeurs. Tom Kennedy accepte le combat illégal contre un boxeur amateur, les paris vont bon train. Une vie ardue. Un portrait magnifique de ces hommes ordinaires.

Nous voici dans un snack bar sur une autoroute du New Hampshire, le narrateur, transporteur de bois depuis le Québec, mouille dans le trafic de drogues, du cristal. Son boulot ? Transporter les colis, livraisons dans les bars à motard du New Hampshire ou du Maine. Il aime cette combine jusqu’au jour où un mec dans un bar le reconnaît et le désigne à voix haute…

Dans Avis de tempête, le narrateur, un drogué et petit trafiquant notoire, roule à travers une tempête de neige dans le Vermont vers la maison de son pote Red Green. Ce dernier, bien shooté, a décidé d’aller voir sa mère qui vit de l’autre côté du lac en motoneige. Une nouvelle maitrisée de bout en bout dont j’adore la fin. Le chien qui saute dans le pick-up. Les boules de feu. Tout y est !

La nouvelle dont le recueil porte le nom, La vie en flammes, se passe à nouveau dans le New Hampshire – on y suit le parcours du narrateur, qui a pris le nom de Bill Allen, après un braquage raté dans une station-service. Bill est engagé pour aller mettre le feu dans un champ (un brûlis contrôlé) mais dans les faits, il s’agit d’un champ de marijuana et le propriétaire veut le brûler avant l’arrivée de la police.. Une nouvelle qui m’a beaucoup marquée, la vie d’un homme qui prend l’identité des autres pour quelques jours ou mois. Un homme invisible. Passionnant et puissant. J’aurais tant aimé vous raconter la fin, mais non.

Si la solitude humaine est un fil conducteur dans ce recueil, le froid, la neige ou la glace en sont le deuxième, avec en fond d’écran les vallées et la rivière Connecticut dans le Nord-Est. Et ce matin là, les gens disaient avoir entendu la glace du lac craquer si fort qu’ils avaient pris cela pour des coups de feu. La glace est vivante. Depuis quinze ans, Mark coupe les arbres. Armé de sa tronçonneuse, il intervient à la demande, souvent après les tempêtes. Mark est enfin amoureux, elle a un fils Jimmy dont s’est entiché le narrateur. Une vie de famille, ou presque. Tout est vivant, mais cela sous-entend aussi que tout meurt.

Un père emmène un matin d’hiver son fils sur son bateau. L’adolescent, qui suit une mauvaise pente, accepte à contre cœur de suivre son vieux. Celui-ci l’emmène à bateau sur l’Hudson et lui montre une île. Là, des cerfs albinos aux yeux rouges paissent sous le pont Rip van Winkle. Le père se souvient alors d’une histoire, sur son arrière-grand père, un certain Bill Cooper avait quitté la côte Est pour chercher du boulot à l’Ouest où l’air était meilleur. Engagé sur le site de construction du barrage Hoover, il y avait perdu la vie mais c’est de la manière dont il perd la vie qui rend cette nouvelle magnifique. Touchante, émouvante. 6 pages seulement mes amis ! 

Dans une autre nouvelle, l’auteur raconte comment un enfant, perturbé par un voisin, qui sous l’emprise de l’alcool devient imprévisible et violent, demande à son père de le rassurer. Il ne deviendra pas comme lui. Mais l’alcoolisme n’est-il pas héréditaire ? et la violence domestique ? Comment peut-on tenir une promesse ? Un portrait triste et sans fard d’un homme dont le destin semble déjà décidé de son sort.

Je partis, bus encore et ce fut l’été, je mourus chaque jour, caressai des espoirs de suicide toutes les nuits, essayai sans cesse de retourner jouer au base-ball avec mon père, si on veut. Mais l’hiver, j’étais de retour au refuge, plus petit, dans une autre chambre, et la pluie et la neige tombaient sur la ville.

Dans ce recueil, certains personnages réapparaissent comme c’est le cas pour le narrateur de Supernova atomique, qui est venu travailler dans le nord du Nevada, dans l’Ouest auprès de son frère. Dans sa carrosserie, ils désossent et récupèrent tout ce qu’ils peuvent sur les voitures ou engins forestiers. Tour n’est pas très légal.  C’est alors que le shérif et son adjoint viennent chez eux….

Le flic va alors embarquer notre narrateur et comme dans l’Ouest, les évènements prennent une tournure inhabituelle. Un western moderne où les lois fédérales ne semblent plus s’appliquer dans les forêts des Rocheuses. J’ai aussi adoré ! Je ne veux pas vendre la mèche mais c’est difficile !

La nouvelle Copper Kings est celle qui m’a fait découvrir l’œuvre de Scott Wolven – elle est dans le recueil 20+1 Stories publié par Albin Michel l’an dernier. Aussi, si vous l’avez envers vous, lisez-la ! C’est elle qui m’a donné envie de me procurer le recueil complet.

Dans Ceux d’en bas, le narrateur accepte d’accompagner un chasseur de primes pour aller arrêter un homme. Scott Wolven donne la parole à ces gens-là, ceux qu’on ne voit pas, ceux qu’on pourchasse. Une leçon sur l’immigration aujourd’hui. Une nouvelle qui devrait être lue par la Maison Blanche ces temps-ci. Touchant.

Le recueil se termine avec les retrouvailles du lecteur de l’un des personnages, toujours sous un faux nom et son choix malheureux de logement en échange d’argent « facile ».

Solitaires et éternel fugitifs, les héros de Scott Wolven n’ont ni nom, ni visage. Ils vivent de trafics ou de menus larcins. Ils sont intouchables et semblent traverser la vie à toute vitesse. La vie ne tient pas à grand chose, témoins de choses étranges, ils ne savent ni interpréter ni comprendre ces messages.

Un portrait sobre et touchant de l’Amérique, qui m’a fait penser au recueil de Jon Vigna, lu récemment. En préparant ce recueil, j’ai relu plusieurs nouvelles. Certaines sont longues (comme la dernière), d’autres très courtes mais elles visent toute le coeur et aucune (ou presque) ne rate sa cible.

L’avis de Marie-Claude est disponible sur son site.

Taciturnité ♥♥♥♥♥
Permission de sortie ♥♥♥♥♥
El Rey ♥♥♥♥♥
Crystal 
♥♥♥♥
Avis de tempête ♥♥♥♥♥
La vie en flammes ♥♥♥♥♥
Tigres ♥♥
Treillis d’acier ♥♥♥♥♥
Foyer ♥♥♥
Supernova atomique ♥♥♥♥♥
La Copper Kings  ♥♥♥♥♥
Ceux d’en bas ♥♥♥
Vigilance ♥♥♥♥

 

Editions Albin Michel, Controlled Burn, trad. Cécile Deniard, 2007, 232 pages.

Entre les rounds ∴ Rodolphe Barry

Une lecture imprévue dans mon programme. Il s’agit d’un recueil de nouvelles français acheté avec Marie-Claude (@hopsouslacouette)  à la Cantine (Hangar aux Bananes) et lu dans le train du retour pour Nantes début juillet.  En fait, non acheté après que Marie-Claude a eu la bonne idée de faire un tour dans leur boutique 😉

J’ai craqué pour la couverture et ensuite pour la quatrième. L’auteur est français mais il a choisi de nous emmener de l’autre côté de l’océan, en Amérique. Et il nous fait une très jolie déclaration d’amour à l’encontre de ces gens ordinaires.

Ses personnages sont touchants, ils sont à des moments clés de leur existence. Leurs choix les mèneront soit, vers une nouvelle vie pleine de promesses, soit vers une vie ponctuée de regret. Certains sont déjà usés par la vie, ainsi ils font penser à des boxeurs, encore debout « entre les rounds « . Ils résistent.

Qu’ils soient hommes ou femmes, ils semblent prendre conscience un matin de la futilité de leur vie ou au contraire de son fardeau. Nora, par exemple, est infirmière. Un matin, elle prend la route direction l’hôpital, mais finalement elle n’y arrivera jamais.

J’ai adoré ♥ la première nouvelle de ce recueil, on y suit le mari de Wanda, écrivain raté qui décide un jour de fuir son quotidien pesant et de prendre la route, à la recherche de son héros, le discret écrivain Cormac McCarthy. Quand on aime la littérature, il faut absolument lire cette nouvelle ! Elle représente tout ce que l’on aime et à noter l’apparition surprise d’un ami de McCarthy, qui est un vrai cadeau. Un dramaturge célèbre, acteur et producteur. Bref, la rencontre de grands hommes.

(Cormac McArthy) Pas d’interview. Aucune trace de rencontre avec le public ou d’apparition officielle. Même topo que pour J.D Salinger. A la différence que McCarthy travaillait et publiait.  (…) Le mot d’ordre était toujours le même : « Lisez mes livres si ça vous chante, mais foutez-moi la paix ! Je suis tout entier au coeur de mes livres, nulle part ailleurs ».

Je pense également à cet homme, Sam, qui lui aussi choisit un jour de prendre la route et de fuir sa vie. Direction un motel au pied des Rocheuses. Que trouve-t-il dans cette chambre ? Dans cette vie loin des siens, loin de l’agitation du monde ?

L’auteur ne cesse de faire des clins d’œil à ses écrivains préférés ou aux films cultes qui ont su également rendre hommage à ces hommes et femmes ordinaires, dont le destin s’amusent d’eux comme des pantins. L’auteur français a sans doute grandi en admirant l’Amérique, comme moi, enfant, qui regardait religieusement la Dernière Séance.

A travers l’obscurité, je distinguais son corps (…) Ses sandales avaient fondu dans l’herbe humide. Mary restait silencieuse, croisait et décroisait les bras, le vent léger jouait dans ses cheveux. (..) J’aurais voulu que rien ne change. Je me disais que d’ici quelques jours, le Midwest pourrait être bien recouvert par les premières neiges quand elle appela une fois, puis une autre très fort, avec une fêlure dans la voix.  Pour la rassurer, j’avançai une main  et murmurai son prénom, comme dans ce vieux motel au bord du lac Erié où elle avait eu si peur de l’orage.

Une écriture simple, un regard tendre envers ses personnages, l’œuvre de Rodolphe Barry m’a touchée même si certaines nouvelles m’ont moins parlées. Ici, on est loin du bonheur éclatant de l’Amérique capitaliste, « juste des vies simples qui se réinventent avec courage et touchent au cœur » nous confie son éditeur. Et il n’a pas tort.

On pense forcément à Willy Vlautin ou à Kent Haruf, sans arriver à leur niveau cependant, même si le style et les thèmes s’en approchent.  Un très joli moment de lecture.

Entre les rounds ♥♥♥♥♥
Mettons que je n’aie rien dit ! ♥♥♥
Au rythme du chien
 ♥♥♥♥
Nora 7:37 ♥♥♥
James Stewart n’a pas tué Liberty Valance ♥♥♥♥
Besoin d’espace ♥♥♥

Éditions Finitude, 2016, 128 pages

 

Courir au clair de lune avec un chien volé ∴ Callan Wink

J’ai découvert Callan Wink en lisant le recueil de nouvelles 20+1 Stories publié l’an dernier par Albin Michel. La nouvelle Montée des eaux est à nouveau présentée dans ce recueil. A l’époque, j’avais pressenti le talent du jeune homme et j’avais commandé ce recueil dans sa version originale. Je n’ai pas eu le temps de la lire que je me retrouvais avec la version française entre les mains. Et là, pas d’hésitation et un ENORME COUP DE COEUR ! 

Un recueil que j’ai dévoré en une seule soirée ! 304 pages de plaisir intense. Callan Wink est originaire du Montana et eu la chance de rencontrer Jim Harrison et de partager de longues parties de pêche. Le jeune auteur nous ramène donc chez lui, dans ces vastes étendues de plaines du Montana. Pour ceux qui l’ignorent, à l’ouest les Rocheuses canadiennes se dressent sublimes et majestueuses, au centre et à l’Est, les plaines dominent le paysage. Les arbres ont disparu et on peut voir les éclairs toucher le sol et remonter au ciel, la pluie s’abattre à vingt kilomètres alors que vous roulez un soir de pleine lune. Je le sais, j’y ai vécu. Alors imaginez ma joie de retourner en compagnie de ces personnages, tous un peu chamboulés par la vie, mais dont les hivers rudes du Montana (sibériens) ont tanné le cuir.

Je ressors émue de cette lecture, la dernière nouvelle Regarder en arrière (la plus longue) réussit l’exploit de suivre la vie entière d’une femme, Lauren – une vie semée d’embûches mais aussi de profonds instants de bonheur. Fugitifs, comme les années – mais Lauren connaît l’ironie de la vie. L’accompagner jusqu’à ses 73 ans, l’imaginer, en salopette, une longue natte de cheveux blancs argentés, les sillons autour des yeux, le sourire en coin, embarquer son « Pois chiche » (un dalmatien) dans ses randonnées solitaires est d’un réconfort immense. Quelle claque, ce recueil !

Quarante degrés en dessous de zéro, et pourtant même l’eau au plus près du lit de la rivière frémit, glacée sans être gelée. Comme si les rivières existaient en dépit de tout, avaient une vie secrète. (..) Par une journée comme celle-ci, tu peux la traverser comme si tu traversais une rue, mais il ne faut pas oublier que juste sous cette gangue, le courant circule. Mon amour pour toi est pareil.

Comme suivre Terry, à quelques heures de l’enfermement. Condamné à deux ans de prison, ce gosse de moins de dix-huit ans file pour une dernière partie de pêche avec ce grand-père peu apprécié par ses parents. Installé sur la barque, auprès de ce vieil homme taciturne, Terry redoute ce qui l’attend. Honnêtement, je n’ai pu m’empêcher en lisant ces mots aux parties de pêche que Callan a partagé avec ce sacré Jim Harrison. J’ai eu la chance de lire un témoignage de l’auteur sur ces instants magiques (il ne parlait pas d’écriture, Callan était trop timide …) et je me dis que cette nouvelle est un hommage à son mentor.

Il faisait chaud et tout n’était que nuances – le lac couvert de feuilles de nénuphar, les rives foisonnantes d’oliviers sauvages et de saules, la pelouse (…) Terry s’efforça de graver cette image dans sa mémoire, chaque teinte de vert, le chant des cigales, la rugosité du manche des rames, la sueur qui lui coulait dans les yeux, l’odeur fétide du lac.

ll y aussi chez Callan Wink ces couples qui se délitent, ils prennent des amants ou confient leurs petits secrets mais ils gardent toujours une profonde affection envers eux, car ils savent que sans eux, leur vie ne serait pas la même, comme cet homme qui confie que pendant 32 ans, c’est sa femme qui « tenu la maison », tenu la barre et que sans elle, il serait sans doute resté au même endroit.  Comme Perry qui se déguise en Custer chaque année pour retrouver sa squaw assassin, alors que sa femme se bat contre un cancer ou ce jeune homme qui s’éprend d’une femme plus âgée. Il ya Lauren qui s’éprend d’une femme ou Jason, l’irascible, qui s’attache à une gosse. L’amour est comme un fleur, dont le pistil peut à tout instant s’envoler, à moins qu’on ne le saisisse au vol. Ils sont profondément touchants les personnages de Callan Wink.

Je suppose que douze ans est un âge comme les autres, avait déclaré alors son père. A l’époque, August avait cru qu’il parlait du chien. Plus tard, il pensa que son père avait voulu peut-être dire que douze ans était un âge comme un autre pour qu’un garçon perde pour la première fois une chose qu’il aime.

Et ils sont parfois drôle comme cet idiot de Sid qui court dans le désert, pieds et cul nus, avec ce chien volé. Un chien français de surcroît ! Quel numéro ce Callan !

Dans Danse du soleil, Rand découvre la vie des Indiens Crow, qui sont présents tout au long de ce recueil, à travers plusieurs personnages. Un vrai plus pour moi évidemment.  Rand, petit chef d’entreprise a toujours employé des Mexicains, la plupart sont ici illégalement, mais pour lui, ces hommes aiment leur métier et rien ne peut remplacer cela. Mais Rand va bientôt prendre une décision qu’il va regretter profondément. Sans autre chose que son travail, Rand déprime et son meilleur ami, marié à une Crow va alors l’emmener assister à une cérémonie indienne, la danse du soleil. J’ai commencé ma lecture par cette nouvelle et j’ai toute de suite que j’étais tombé sur un bijou. Un énorme coup de coeur.

J’ignorais alors qu’il allait se poursuivre à l’ensemble des nouvelles.  Je n’ai pas lu le recueil dans l’ordre. J’ai fini par la dernière du recueil avec un pincement au coeur de devoir tourner la dernière page. Le style de Wink est pur et simple. J’adore ce style, Kent Haruf ou Jim Harrison auraient adoré. Ici pas de fioriture, la rudesse des paysages du Montana vous l’interdit. Il y a de la tendresse chez Wink.

Que sans elle, j’ignore quelle direction aurait pris ma vie. Ca a peut-être un côté larmoyant, mais elle m’a ramassé, glissé dans sa poche et a couru avec moi comme si j’étais une balle de tennis.

J’ai fini ma lecture le coeur serré – un très grand écrivain est né ! Et pour ceux qui ont peur des nouvelles, sachez qu’ici, je les ai enchainées sans jamais avoir de difficultés à passer de l’une à l’autre. On est tellement bien en compagnie de ces gens simples, dans cet Etat du « Big Sky » (grand ciel). Rejoignez-nous !

Et possédant la version originale (que je vais relire), je donne un énorme big up au traducteur Michel Lederer.

Le livre est disponible à compter de mercredi mais impossible d’attendre si longtemps pour vous en parler 🙂

♥♥♥♥♥

Editions Albin Michel, Dog Run Moon, trad. Michel Lederer, 304 pages