Haute fidélité ∴ Nick Hornby

décembre 6, 2017
Haute fidélité ∴ Nick Hornby

C’est une question que je me suis posée souvent ces dernières années : pourquoi n’ai-je jamais lu Nick Hornby ? Ses romans ont souvent été adaptés au cinéma. J’avais vu l’adaptation de About a boy (A propos d’un garçon) et j’avais beaucoup aimé l’histoire. Je croisais souvent sur les réseaux sociaux la référence à Haute Fidélité, alors lorsque je l’ai trouvé en livre d’occasion presque neuf, j’ai sauté le pas.

Rob est disquaire à Londres. Nous sommes dans les années 90 et le CD a remplacé pour beaucoup le bon vieux vinyl, mais Rob résiste en vendant les deux. A trente ans passés, notre héros vient de connaître une énième rupture sentimentale. Le trentenaire s’interroge sur sa vie et ses relations amoureuses. Il n’a jamais rien compris aux femmes (l’auteur nous fera le plaisir de nous le démontrer tout au long du roman). Rob décide de dresser ici le top ten de ses ruptures les plus déprimantes, que ce soit son tout premier flirt au bac à sable à cette nuit avec une chanteuse américaine.  Nick Hornby nous offre ainsi une compilation de ses états d’âmes, souvent désopilante. L’homme moderne qui se sent seul, il le dit : il ne peut pas interroger ses parents, les relations hommes-femmes ayant profondément évolué depuis les années 50.

Rob s’interroge sur chacune de ses ruptures, que s’est-il passé ? Comment faire durer cet amour ? La monogamie est-elle la règle ? Laura vient de le quitter or il croyait bien avoir trouvé la femme de sa vie. En repassant en boucle ses précédentes histoires d’amour, Rob croit savoir d’où vient le mal : sa toute première rupture, à l’âge de douze ans, dans un parc. Alors le jeune homme décide de recontacter chacune de ses conquêtes pour mieux comprendre. Et là, forcément, Rob va devoir à réécrire sa propre vie, ses ex ayant une vision légèrement différente de leurs histoires ! Je trouvais Rob plutôt prétentieux au début du roman, mais ces mises au point arrivent à bon point. L’auteur joue aussi de l’autodérision et surtout comme vertu aux blessures de l’amour (et donc de l’ego), propose l’humour.

Ce serait bien de penser qu’avec l’âge les choses ont changé, que les relations sont devenues plus subtiles, les femmes moins cruelles, les carapaces plus épaisses. (…) Mais je retrouve quelque chose de cette soirée dans tout ce qui m’est arrivé ensuite.

J’ai passé un excellent moment en compagnie de Rob, même si, je l’avoue, je ne partage pas forcément ses goûts musicaux, lui qui se considère maître es musique, fait parfois preuve d’une intolérance extrême si on ne partage pas ses opinions. Ses amis sont aussi très amusants et j’ai retrouvé ici tout ce que j’aime dans les comédies britanniques. Je comprends son succès au cinéma.

J’ai dorénavant hâte de dénicher A propos d’un gamin.

♥♥♥♥♥

Éditions 10×18, 2010, High Fidelity, trad. Gilles Lergen, 320 pages

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12 commentaires

keisha décembre 6, 2017 - 7:54

J’en ai lu plein (et aimé) de cet auteur, continue avec lui (je ne sais même plus si j’ai lu Haute fidelité, mais ça peut se relire ^_^)

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Electra décembre 6, 2017 - 9:29

tu ne sais plus ? bizarre ! l’histoire est quand même particulière – j’ai très envie de lire About a boy, parce que j’ai beaucoup aimé le film mais je ne pense pas lire tous ses ouvrages. Je n’ai pas non plus eu un coup de foudre pour son écriture. Mais en période de Noël, le lire est un plaisir 😉

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Jerome décembre 6, 2017 - 11:31

Jamais lu Hornby mais ce que tu dis de celui-ci ne me donne pas forcément envie de me précipiter.

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Electra décembre 6, 2017 - 3:26

Je te comprends ! J’ai aimé, on passe un bon moment, on sourit mais ce n’est pas non plus une révélation. Par contre, je reconnais qu’il faut du talent pour faire évoluer un personnage et le rendre attachant aux lecteurs. Mais je ne te vois pas trop fan de cet auteur en fait….

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Marie-Claude décembre 6, 2017 - 2:04

Comme Jérôme, je n’ai jamais lu Hornby. J’ai pu être tentée, et puis non. Et finalement… non! Les adaptations me suffisent!

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Electra décembre 6, 2017 - 3:27

Oui, je crois que les adaptations au ciné ont un peu volé la vedette à ses romans – je pensais aussi que tu l’avais lu, comme quoi, je me trompe souvent te concernant 😉

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Virginie décembre 6, 2017 - 7:01

Jamais lu cet auteur !! mais..à voir !

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Electra décembre 6, 2017 - 7:19

Ah je pensais être la seule! Il écrit bien et ses personnages sont attachants

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La Rousse Bouquine décembre 7, 2017 - 10:01

J’ai « How to be good » dans ma PAL de l’auteur, dans la belle édition Penguin orange bien british. Il faudrait que je le lise à l’occasion !
En tout cas celui-ci m’a l’air bien drôle… avec une signature bien britannique. Tout pour me tenter !

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Electra décembre 7, 2017 - 3:33

Oui, si tu aimes l’humour british (je m’en doute vu ton récent séjour) tu seras ravie ! J’ai reconnu le même humour so British donc c’est un bon moment de lecture, même si ce n’est pas transcendant. Une bonne lecture pendant les fêtes de Noël !

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Eva décembre 7, 2017 - 11:42

j’adore ce livre! et l’adaptation est très bien!

pour « A propos d’un garçon », j’ai été déçue par l’adaptation, et je préfère le livre qui évoque Nirvana ^^ d’ailleurs je suis agacée que le titre ait été traduit en français, « A propos d’un garçon » ça ne veut rien dire, alors qu’en anglais c’est « About a boy », qui fait référence à « About a girl » de Nirvana…

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Electra décembre 7, 2017 - 2:20

Je ne connaissais pas la référence à Nirvana ! J’ai pourtant vu le film mais pas de souvenir de mention de ce groupe, donc merci pour l’info – et pour ma part, j’ai beaucoup aimé ce film – je n’ai pas lu le roman mais si ce livre est meilleur …à voir donc ! j’ai adoré le rôle à contre emploi de Hugh Grant 😉

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