Le temps, le temps (de Martin Suter)

juillet 12, 2013
J’avais lu un peu partout sur la blogosphère qu’il fallait lire le dernier roman de Martin Suter, Le temps, le temps. 
Je viens de finir la lecture de ce roman qui évoque la difficile condition du deuil chez deux hommes d’âges différents. Peter Taler ne s’est jamais remis de la mort violente de sa femme il y a plus d’un an. Elle a été assassinée en bas de chez elle, alors qu’elle sonnait désespérément à la porte. Son époux, énervé par son retard, avait choisi de prendre tout son temps pour lui ouvrir. Depuis, il fonctionne comme un robot, en préparant le même repas chaque soir, comme le dernier jour et en refusant de toucher à quoi que ce soit. A 42 ans, il passe ses soirées à regarder à la fenêtre, espérant se souvenir d’un quelconque fait lui permettant de trouver l’assassin. 
Il remarque alors l’étrange manège d’un voisin, Albert Knupp, octogénaire farfelu, qui ne parle à personne, se teint les cheveux en noir et passe son temps à changer ses plantes. Peu à peu, les deux hommes vont se rapprocher et Peter découvre que son voisin ne s’est jamais remis du décès de son épouse, il y a plus de vingt ans et a un drôle de projet en tête : revivre cette fameuse journée d’octobre 1991, car selon lui le temps n’existe pas. En revivant cette journée à l’identique, Albert est certain de pouvoir retrouver son épouse. Peter va alors découvrir cette théorie partagée par certaines personnes qui ne croient pas en l’existence du temps, et par conséquent à la possibilité de faire revivre les morts.

Mon avis ? En cliquant à nouveau le titre, je ne trouve que des critiques très positives or j’ai été un peu déçue par le roman, l’histoire est plutôt prenante – mais je n’ai pas accroché au style et j’avoue que toute la partie consacrée à la « partie technique » du chantier de reconstruction m’a ennuyée. De plus, j’ai deviné la fin assez rapidement et j’ai compris qui était l’assassin. Évidemment cela aura joué avec mon impression générale du livre.

Et puis mon côté cartésien m’a évidemment poussé à me poser plein de questions après avoir refermé le livre, et je n’aime pas ça ! J’ai eu ma période lectrice de science-fiction et de fantasy mais je ne peux pas m’empêcher de vouloir tout comprendre. 

Je dirais que j’ai vraiment aimé la première partie, mélancolique, du livre et moins la seconde. Je n’ai pas été transportée, ni épatée par la fin. Néanmoins, il reste un bon livre d’été et c’est intéressant d’aborder le veuvage du côté masculin.


PS : c’est la première fois que je peux le dire, mais je n’aime vraiment pas la couverture du livre. Je la trouve horrible, et j’aurais adoré trouvé une autre édition ou couverture pour ce billet. 


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