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Craquage de slip !

Oh là là ! Quoi ? Moi qui me suis promis de faire diminuer cet PàL gigantesque ??? Bon je vous rassure, après avoir réussir à donner plus de cent livres, hors de question de repartir dans l’autre sens. Mais, comme toute bonne accro, je m’étais gardée ma petite dose mensuelle d’achats, et puis d’autres évènements sont arrivés : j’ai gagné des livres (si, si), reçu des SP (rares chez moi), déniché des romans qu’il me faut avoir dans ma bibliothèque idéale  et enfin mon anniversaire est arrivé, et forcément j’ai préparé une liste de livres (réaction de ma famille : rien d’autre ? toujours des livres ? encore des livres ? Toute autre bibliolâtre comprendra). L’anniversaire est passé, il mérite à lui seul un billet ! HELP !

Bon, je me rassure : je ne garde plus les livres lus qui ne m’ont pas totalement emballés et qui n’obtiennent pas à un oui à la fameuse question : « aurais-je envie de le relire? »  Donc au final, tout se tient…. on y croit 😉

Enfin, quel plaisir de refaire un tel billet ! Rien que de pouvoir écrire à nouveau « craquage de slip » ! Oui, j’en suis là !

J’ai ainsi gagné (si si) les deux romans d’Elena Ferrante : L’amie prodigieuse  et Le nouveau nom, je pense emporter le premier dans ma valise cet été. J’en ai beaucoup entendu parler (chez Eva en particulier) et j’ai reçu en SP trois romans, dont le fameux roman de Tom Cooper ♥.

Je vous ai préparé une chronique sur un livre, vraiment à part et j’ai encore un roman (qui me faisait de l’oeil) qui m’attend. Merci aux gentilles âmes qui pensent à moi ! J’avoue, j’aimerais parfois être sollicitée un peu plus vu le nombre de livres qui me tentent continuellement ! Peut-être n’ai-je pas encore compris comment ça marche ?! J’ose jamais demander …

Côté achats, j’ai eu de la chance de recevoir une carte cadeau FNAC il y a deux mois, j’ai été sérieuse lors de ma première virée  :

  • Deep Winter  de Samuel W.Gailey chez Gallmeister
  • Le choix des Morrisson (la faute à Marie-Claude et ses Poches dans la Poche) chez 10/18
  • 2 petits Folio à 2€ faciles à glisser dans un sac : ici Jane Austen et Truman Capote 🙂
  • et enfin, en livre d’occasion, j’ai déniché Le Parrain. J’avoue : j’ignorais que le fameux Parrain était adapté d’un livre, alors à ce petit prix, je n’ai pas hésité …

 

Et le lendemain de mon anniversaire (billet à venir !), j’ai craqué et j’ai filé en librairie – comme si ça ne me suffisait pas de recevoir 5 livres …

Le résultat ? Je note dorénavant les livres que j’aimerais posséder – dont je suis pratiquement certaine qu’ils seront des coups de cœur et qu’ils resteront donc chez moi et sinon ils prendront la route !

  • L’île des chasseurs d’oiseaux de Peter May chez Babel – après avoir découvert l’auteur, j’avais très envie de découvert sa plus célèbre trilogie mais prudente, j’ai acheté uniquement le premier tome. Il sera dans mon programme estival (qui ne cesse de grandir…)
  • Martin Eden de Jack London chez 10/18 : un chef d’œuvre auquel il est grand temps que je m’attaque ! Je sens que je vais tomber amoureuse de ce Martin….
  • Lark et Termite de Jayne Anne Phillips  chez 10/18: j’ai peu lâché mon challenge 50 états 50 romans, en croisant ce roman, je me suis souvenue qu’il en fait partie. En le feuilletant, j’y ai trouvé des photos et des dessins et je suis encore plus intriguée !
  • Bull Mountain de Brian Panowich – Éditions Heaf of Zeus :  Léa m’avait fait une forte impression avec ce roman et la surprise fut de le trouver en anglais 😉  De retour dans les Appalaches…
  • Our souls at night de Kent Haruf  chez Picador : j’avoue quand j’ai vu que ce roman, publié peu de temps après le décès de mon tendre Kent, je n’ai pas pu résister et je l’ai commandé en Poche (l’édition brochée est plus jolie, aussi je la choisis pour ce billet, na!) ♥♥♥
  • La revanche du petit juge de Mimmo Gangemi chez Points  : je l’ai découvert chez Gwenaëlle et j’ai eu envie de lire un policier italien – moi qui n’ai lu qu’un seul roman transalpin !

Puis, je suis passée chez mon bouquiniste préféré, après avoir échangé avec Hélène sur des lectures communes 😉

  • Le hussard sur le toit de Jean Giono chez Folio : je n’ai jamais lu de romans signé Giono. Celui-ci n’est pas le plus court mais l’histoire m’intéresse. Je n’ai pas vu le film même si j’ai quelques images en tête… Lecture commune avec Hélène.
  • Le voyage au bout de la nuit de Céline chez Folio :  pas de LC prévue, mais depuis le temps que ce roman me hante. J’attends d’être dans de bonnes dispositions pour le lire (pas en ce moment). L’édition est comme neuve et à 1,50 € je n’ai pas hésité. Vous l’avez-lu ?
  • Cette vie de Karel Schoeman chez 10/18 : j’ai trouvé plusieurs romans de l’auteur sud-africain mais je me suis rappelée un des commentaires de Keisha et je crois que ce livre fait partie de ses favoris ?  L’histoire me plaît même si je vais attendre des jours plus cléments pour l’attaquer !
  • Le verdict du plomb de Michael Connelly chez Points  : un policier et surtout le retour de Mickey Haller dont la « Défense Lincoln » a fait de moi une amoureuse ! et pour 1,50 €.

Et de retour en librairie cette semaine, j’ai déniché :

  • Une vie de Maupassant chez Le livre de Poche : un classique qui fait encore défaut à ma culture générale, tout comme :
  • La Princesse de Clèves de Madame de Lafayette – toujours chez Le Livre de Poche à un prix très doux (et surprise par son petit nombre de pages)
  • Alexis Vassilkov ou la vie tumultueuse de fils de Maupassant de Benard Prou – encore Le Livre de Poche – repéré dans l’émission littéraire où siège le sieur Collard, je me suis jetée dessus à sa sortie en poche !

Enfin, un roman neuf qui m’a attiré par sa couverture, son titre et sa quatrième : La libraire de Penelope Fitzgerald. Souvenez-vous du billet très mitigé de Marie-Claude après sa lecture d’Une année particulière ? Elle cherchait des livres sur ce thème. Publié aux éditions La Table Ronde, j’ai découvert en feuilletant le livre que la romancière faisait partie des 50 meilleurs écrivains britanniques et que son livre était dans la liste du fameux Booker Prize (qu’elle remporta par la suite pour un autre roman). Publié en 1978, mais situé vingt ans plus tôt, voici la présentation de l’éditeur :

Rien ne semble troubler la paix de Hardborough, aimable bourgade de l’East Anglia. Mais Florence Green, une jeune veuve, a décidé d’y ouvrir une librairie, ce qui déplaît aux notables de la ville. Florence voulait créer innocemment un lieu de sociabilité inédit ; elle découvre l’enfer feutré des médisances. Puis l’ostracisme féroce d’une partie de la population. Surtout lorsqu’elle s’avise de mettre en vente Lolita, le sulfureux roman de Nabokov. Alors, la guerre est déclarée, les clans s’affrontent, les personnages révèlent leur acrimonie. Florence sera très seule pour affronter le conformisme ambiant.

La critique du New York Times a eu raison de moi : « Un bijou, un livre culte, un classique dont la force de description morale et psychologique ne cesse de se bonifier avec les années ».

Une partie de ses livres sont déjà inscrits à mon programme de lecture estivale, qui vous sera communiqué prochainement.

….Et depuis j’ai appris que j’allais revenir du Québec avec une valise pleine de livres … je tremble !!!!!!

julia margaret cameron

Recherche femme parfaite

J’ai acheté peu de livres à la rentrée littéraire, mais je savais déjà que j’allais mettre le roman d’Anne Berest dans mon panier, pour la bonne raison que j’achète ses romans les yeux fermés. J’ai beaucoup aimé La fille de son père, beaucoup moins Les Patriarches et adoré Sagan 54 qui date de fin 2014. Qu’en est-il de celui-ci ?

recherche_femme_parfaiteEmilienne est photographe. Elle cherche un sujet pour un concours organisé dans le cadre des Rencontres de la photographie à Arles. Fille d’artistes, elle se sent un peu gauche, n’a pas supporté la photographie de mariage, ce qui l’intéresse, ce sont les portraits, ceux qui révèlent une part de la personne. Un instant d’inattention de la personne photographiée et la magie opère. Mais pour le moment, la jeune femme végète un peu – sa carrière ne décolle pas et elle préfère admirer sa voisine, Julie. L’archétype de la petite fille modèle que notre héroïne a toujours admiré, « celles dont les barrettes ne glissent jamais de leurs cheveux bien coiffés ». Julie a grandi et a tout réussi : à quarante ans, elle dirige une entreprise, confectionne de merveilleux petits plats et d’un coup de baguette magique, peut rejoindre son mari à l’opéra dans une jolie jupe crayon. Julie a une organisation impeccable, nous confie Emilienne qui est incapable de planifier quoique ce soit à l’avance.

Une faille apparait lorsque Julie n’arrive pas à tomber enceinte – le refus de son corps d’obéir à son souhait va alors fissurer l’assurance de la jeune femme, et mettre en doute le contrôle absolu qu’elle exerce sur sa vie. Mais le miracle se produit et comme le dit sa voisine « Sa grossesse fut exemplaire (…) et ce fut une mère professionnelle qui partit à la maternité, sa valise en Liberty associée à son vernis à ongles rose pâle. Le samedi suivant, je la vis revenir avec son bébé dans un berceau en osier, aussi fraîche et souriante que si elle rentrait du marché avec la plus belle pièce du boucher ».

Puis une nuit, Julie vint sonner à sa porte pour lui déposer précipitamment son enfant. Le lendemain, Emilienne apprit qu’elle était internée à Sainte-Anne. Adieu, la femme parfaite. 

Le médecin avait diagnostiqué « un épuisement maternel aigu ». Lors d’une visite, Julie se confie de la pression subie en tant que femme du 21ème Siècle. Emilienne vient de trouver le sujet de son exposé : la femme parfaite. Elle demande alors à l’époux de Julie de lui citer la femme qui incarne l’idéal féminin à ses yeux, sa première réponse est Julie Andrieu, mais la deuxième est une femme, une « Sainte » selon Julie qui vit non loin de Nantes, à Machecoul. Une certaine Marie Wagner .. Emilienne va alors entreprendre un périple où elle va demander à chacune de ses rencontres, le nom d’une femme « parfaite » en faisant le portrait de son interlocutrice. Ou du moins en tentant de le faire .. car forcément, rien ne va se passer comme prévu.

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Ces entretiens vont amener des dialogues sur la condition féminine d’aujourd’hui, sur ce qu’attendent les femmes, sur les multiples conceptions de la féminité : ainsi l’une d’elles lui confie que la pression d’être « maigre » date de la prise de pouvoir des femmes de leurs propres corps – avant, dit-elle, les magazines vendaient les robes aux époux selon leurs goûts (taille fine mais formes voluptueuses), dorénavant les femmes s’achètent leurs propres vêtements et veulent gommer toute forme de féminité qui les sépare des hommes : ce fameux embonpoint au niveau des hanches et des fesses…

Mais le talent d’Anne Berest est aussi de raconter des échanges plus savoureux, son héroïne aime un peu trop l’alcool et certaines soirées tournent à l’ivresse – une ivresse bienvenue où les propos fusent, bien loin du quand dira-t-on, et où les femmes s’expriment sans inhibition, plus librement.

Je voulais montrer au monde entier comment mes yeux voient Georgia, j’ai fixé un amour impossible, j’ai cloué sur du papier nos visages défaits comme des lits après l’amour.

La femme parfaite, si elle existe, apparait de mille et une manières. Personne n’a en tête la même définition de l’idéal féminin, même si de nos jours, une image assez nette est distillée dans les magazines : Julie. Fatale erreur. Emilienne retourne la voir, peu à peu Julie remonte la pente et va bientôt identifier une des sources de son mal-être. Anne Berest dresse un portrait vivifiant des femmes, de tout âge, de la midinette de seize ans qu’elle prend en stop à cette Georgia dont elle va s’amouracher, à cette Marie Wagner, petit femme frêle de cinquante amoureuse d’un jeune ingénu aveugle de vingt ans ..

J’ai beaucoup aimé ce roman, prendre la route avec Emilienne, comme enfant, elle l’avait fait, avec ses parents saltimbanques. Et j’ai vraiment aimé retrouver la plume d’Anne Berest. Son style m’enchante toujours. Incisive, directe, drôle, elle apporte un je-ne-sais-quoi à mon monde littéraire. Comme Justine Lévy, je suis une grande fidèle. J’espère que son prochain roman arrivera plus vite !

♥♥♥♥

Editions Grasset, 298 pages

© Photos copyright : la photo en une de ce billet est signée Julia Margaret Cameron qui est citée dans le roman. Installée sur l’ile de Wight, elle fut l’une des premières femmes photographes et choisit de surcroît de faire des portraits (dont ceux de Charles Darwin, d’Alice Liddell, et de sa nièce Julia Jackson, la mère de Virginia Woolf). Tout comme Christer Strömholm dont la série « Women are beautiful » sur les femmes de Pigalle inspirèrent la narratrice sur son idée de la femme idéale .

 

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Prix du Meilleur Polar des lecteurs de Points

J’ai reçu une très bonne nouvelle par courriel ces derniers jours : j’ai été retenue pour faire partir du jury de l’édition 2016 du Prix du Meilleur Polar des Lecteurs de Points ! Je n’ai jamais été jurée et j’ai hâte de découvrir les premiers livres 🙂  J’ai déjà une liste de trois titres dont un livre qui me faisait de l’œil depuis fort longtemps, et deux autres assez intriguant.

J’ai hâte de les recevoir ! Forcément, ils vont modifier mon programme de lecture – ce qui je sais, va faire bien rigoler ma chère Marie-Claude 😉

 Hâte de vous raconter mon aventure 🙂

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